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lundi 6 mai 2013

J.D KIRSZENBAUM : LA GÉNÉRATION PERDUE




J.D KIRSZENBAUM : LA GÉNÉRATION PERDUE

Par Nathan DIAMENT
Éditions d’art SOMOGY
                 
           
          Nathan Diament, qui vit en Israël, a fait œuvre d’historien en publiant, en tant que petit neveu de Jechezkiel Kirszenbaum, la biographie d’un peintre peu connu du grand public. Amoureux de la peinture, il a édité une œuvre d’art à la qualité graphique exceptionnelle. L’originalité de l’ouvrage bilingue, anglais-français pour toucher aussi les lecteurs anglo-saxons, réside aussi dans l’aspect historique du texte.



Autoportrait

            Il ne s’agit pas uniquement d’une biographie d’un peintre de l’école de Paris qui a fréquenté ceux qui ont marqué l’époque, mais d’un travail historique sur le parcours d’une génération de juifs issus d’Europe de l’Est. Les pérégrinations de l’artiste, qui a dû se soustraire à l’oppression subie dans sa Pologne natale, l’ont amené à suivre l’enseignement du Bauhaus de Weimar qui l’a conduit dans les galeries berlinoises pour enfin rejoindre l’école Paris.
Exode
          Son incessante fuite devant la tyrannie nazie a donné naissance à une œuvre empreinte de nostalgie et de tristesse. La peinture de Kirszenbaum  évoque à la fois le monde ancien des «shtetels», des ghettos d’Europe, et l’errance perpétuelle de ceux qui recherchent un avenir meilleur loin de l’oppression.

            L’auteur Nathan Diament a voulu faire œuvre d’historien à travers la biographie du peintre à la vie courte (1900-1954) en apportant le témoignage de l’expérience collective d’une génération disparue. Il a effectué un travail de mémoire aussi bien sur le plan artistique qu’historique. Kirszenbaum avait connu, pendant la guerre, les différents camps en France tout en survivant à la barbarie tandis que sa femme eu moins de chance puisqu’elle fut déportée à Auschwitz.  

La fréquentation des artistes juifs de l’École de Paris a permis au peintre de surmonter le choc de la perte de sa femme alors qu’il était revenu à la vie, brisé, anéanti et inconsolable. Ses œuvres, entreposées dans un atelier parisien, ont été pillées par les nazis quand elles ne furent pas détruites. La grande production du peintre explique que près de deux cents tableaux ont été sauvés et éparpillés à travers le monde. 
Nathan Diament  consacre aujourd’hui le plus clair de son temps à rechercher et à inventorier des œuvres qui ont évolué de l’art figuratif juif vers le courant dominant de l’art moderne symbolisé par l’art cubiste et impressionniste des débuts de l’art abstrait. Il veut faire revivre la mémoire du peintre par des expositions à travers le monde, et en Israël en particulier. 
Maïmonide

            Il ne s’agit pas uniquement d’un ouvrage d’art, de qualité incontestable, mais d’un livre d’Histoire et d’histoires, émaillé de reproduction de tableaux, qui permet de flâner à travers le temps et la nostalgie d’un peintre qui n’a pas eu le temps de laisser d’héritier direct. Nathan Diament a eu la mission et le privilège de ranimer la mémoire d’un peintre qui a eu les honneurs de nombreuses expositions en Allemagne et aux Pays-Bas de 1923 à 1932 et qui est aujourd’hui oublié.


1 commentaire:

Anonyme a dit…


magnifique