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vendredi 31 mai 2013

ELECTION PARTIELLE : ISRAËL N’EST PAS UN PIS-ALLER



ELECTION PARTIELLE : ISRAËL N’EST PAS UN PIS-ALLER

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

Si l’on veut s’engager pour notre pays, il faut le faire avec conviction et surtout avec courage mais certainement pas par opportunisme. Meyer Habib avait la possibilité de se présenter aux élections législatives en 2012 mais il n’a pas voulu courir le risque d’une défaite qui était inscrite sur le papier. 



Gil Taïeb superstar


Gil Taïeb

À l’époque les candidats étaient d’une autre trempe, des professionnels d’Israël et de la France qui avaient une longue histoire avec les deux pays. Gil Taïeb, tout en faisant partie du Crif, s’y est frotté bien que l’issue ne lui était pas favorable au départ car c’est un homme de passion et non un calculateur politique, un homme d’action et non homme d’esbroufe. Il savait qu’il devait être présent parce que sa place était parmi ceux qu’il aidait depuis de longs mois et pas uniquement le temps d’une campagne électorale. Il a perdu car il était perçu comme un homme communautaire et non comme un politique opportuniste.
Meyer Habib
 Meyer Habib avait alors en 2012 disparu des écrans radars ; interrogé à l’ambassade de France lors d’un de ses déplacements, il nous avait dit qu’il réfléchissait à sa candidature mais il avait fini par décider de ne pas sauter le pas car il y avait trop de risques. Il nous avait alors confirmé, que fier de son score contre Richard Prasquier et fort de son poste de vice-président, il était sûr d’emporter la présidence du Crif en 2013. Il ne savait pas à l’époque que Roger Cukierman, une pointure politique d’un autre niveau, allait se représenter. Alors il a fui le combat du Crif, qu’il savait désespéré, pour se lancer dans l’élection législative partielle et pour éviter le retentissement et la déception d’un échec fort probable. Des vingt candidats qui s’étaient présentés, dont beaucoup de farfelus certes, il savait qu’il pouvait bousculer les prétendants.
Méthodes déplacées



Alors ses méthodes ont paru déplacées. Tel un bulldozer, il est entré dans la campagne quelques jours avant le premier tour en rasant les normes établies pour cette élection. D’abord ses soudaines amours pour les ultra-orthodoxes, avec qui il avait décidé de s’afficher dans plusieurs journaux, n’étaient certes pas crédibles mais certainement payantes puisqu’il a pu bénéficier du soutien de nombreux élèves des écoles talmudiques venus à son secours en se déplaçant dans les bureaux de vote. 
Ce ne sont pas des méthodes françaises mais des méthodes israéliennes qui peuvent paraitre choquantes à certains car il est légitime de se demander qu’elle est la contrepartie qu’ont reçue les rabbins «noirs» qui n’avaient jamais montré auparavant un quelconque intérêt à ces élections laïques. Les jeunes électeurs orthodoxes ont pu ainsi échapper au cloitre de leur école pour prendre un contact avec la civilisation, loin de l’anachronisme auquel leurs inspirateurs les ont parqués. Il est à craindre que ses méthodes ne transpirent au sein des parlementaires français et qu’elles causent plus de dégâts que la fonction de représentant des franco-israéliens ne le laisse espérer.  
L’élection doit se faire sur un programme et sur des convictions. Mais il faut aussi avoir la stature d’un personnage politique, sinon la compétence et la manière, pour s’exprimer avec un langage châtié face aux télévisions françaises et à la tribune de l’Assemblée Nationale. Chaque fois qu’il nous été donné de l’entendre, son langage était vaporeux et ses arguments insignifiants, certainement pas ceux que l’on attend d’un défenseur d’Israël. Il a d’ailleurs dû changer son allure physique sur ses panneaux d’affichage pour paraitre plus présentable.

Panneau électoral de Meyer habib
Choix de conviction

Je n’étais et ne suis pas un adepte de l’UMP ni de Nicolas Sarkozy. Cela a été souvent reproché au site Temps et Contretemps en raison des articles qui y étaient publiés, souvent négatifs pour les tenants de l’ancien gouvernement ; c’était une question de conviction et non de personne. 
Mais il y a un choix aujourd’hui à faire. Certes ce n’est pas un choix qui changera la face du monde. Mais notre représentant doit nous valoriser et doit prouver qu’il a toujours choisi Israël par volonté et non par défaut parce qu’on l’a éliminé d'une autre fonction. Meyer Habib serait un bon député à la Knesset, s’il ose s’y présenter et faire d’abord son alyah. Mais il ne sera pas crédible en chantant l’Hatikva face à ses collègues de l’Assemblée Nationale française.
Valérie Hoffenberg sera certainement meilleure dans une fonction qu’elle a pratiquement déjà occupée sous une autre forme.     

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