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vendredi 10 mai 2013

DIPLOMATIE DES PETITS PAS Par Gérard AKOUN



DIPLOMATIE DES PETITS PAS

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM



La reprise des négociations israélo palestiniennes serait elle, à nouveau, à l’ordre du jour ? Obama II, son secrétaire d’État John Kerry, réussiront-ils à convaincre  les israéliens, les palestiniens et les arabes que l’instabilité de la région ne permet plus la permanence du statu quo? Pourront-ils refaire démarrer ce processus enlisé depuis l’engagement que Barack Obama  n’a pu honorer : obtenir des israéliens le gel  des constructions dans les implantations de Cisjordanie et à Jérusalem-Est, cette condition préalable à laquelle Mahmoud Abbas tenait, et on peut le comprendre?

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Inquiétudes en Syrie



Ce n’est pas impossible, la situation en Syrie suscite suffisamment d’inquiétudes pour obliger les uns et les autres à faire quelques petits pas. Le soulèvement pour plus de démocratie s’est transformé en guerre entre les chiites et les sunnites. Bachar El Assad,  est soutenu ouvertement par l’Iran, et le Hezbollah libanais ; des iraniens et des chiites libanais combattent à ses côtés. Les djihadistes, souvent liés à Al-Qaïda, sont devenus  le fer de lance de la rébellion ; ils sont à la fois plus aguerris et mieux armés. Ils reçoivent des armes, en quantité, d’Arabie Saoudite et du Qatar. Ils représentent l’islamisme radical et sont prêts à mettre à feu et à sang les pays alentours, et à se retourner contre ceux qui les soutiennent.

Israël a détruit des dépôts d’armes à Damas et des convois qui déplaçaient des armements sophistiqués de Syrie vers les fiefs du Hezbollah au sud-Liban, sans essuyer de protestation, sinon de pure forme, de la part des dirigeants arabes. Ni eux, ni les occidentaux n’ont envie d’assister à la répétition de ce qui s’est passé en Libye, la dispersion de l’énorme arsenal militaire dans les mains de groupes terroristes. Il y aurait dans l’arsenal syrien, entre autres, des missiles à longue portée, capables de transporter des charges chimiques ou bactériologiques. On peut d’ailleurs se demander si les russes ne commencent pas à s’inquiéter, eux aussi, du devenir de cet armement - les groupes islamiques armés ne manquent pas dans le Caucase - ce qui pourrait  expliquer leur volonté, en  accord avec les américains, de convoquer, très rapidement, une conférence internationale entre les représentants du régime syrien et de la rébellion.


Ligue Arabe
Ligue arabe à Doha


On comprend mieux dans ce cadre, l’initiative  prise par la Ligue arabe  de relancer la proposition de paix faite à Israël en 2002  en nuançant  l’exigence du retour aux frontières de 1967, par la possibilité de procéder à «un échange mineur de territoire comparable et mutuellement accepté».  Cet échange permettrait à Israël de garder la majorité des grosses implantations. Mais la proposition de 2002 impliquait,  contre la paix et la réconciliation  avec le monde arabe, le retrait de Jérusalem-est et une «solution équitable» du problème des réfugiés.  

John Kerry a  salué cette proposition valable six mois «comme un très grand pas en avant». Tzipi Livni, quant à elle, a déclaré «l’initiative prise par la Ligue arabe  renforce réellement la chance de parvenir à un accord de paix, nous sommes prêts à des changements, quelque chose qui permettra aux palestiniens, je l’espère, de revenir et de faire des compromis nécessaires». Benyamin Netanyahou a botté en touche en précisant que «les racines du conflit ne sont pas territoriales. L’échec des palestiniens à accepter l’Etat d’Israël comme État-nation du peuple juif est la racine du conflit». Retour à la case départ, me direz-vous, d’autant que le premier ministre a rajouté  un obstacle de plus à franchir pour finaliser un accord avec les palestiniens, la tenue d’un référendum. 

Mais il reste encore un petit espoir, Benyamin Netanyahou a décidé de bloquer, administrativement, les appels d’offres pour de nouveaux projets de construction en Cisjordanie. Un gel discret mais momentané, que  John Kerry pourrait utiliser pour persuader les palestiniens de revenir à la table des négociations sans perdre la face. Il faut espérer que les palestiniens ne laisseront pas passer cette opportunité.

2 commentaires:

Richard ROSSIN a dit…

Vous oubliez qu’il avait obtenu 9 mois de gel sans qu’Abbas revienne mais avait demandé une sorte de prorogation... pour revenir soit-disant. Abbas est très fort.

Schlomo a dit…

Comme à votre habitude semble-t-il, vous commettez plusieurs erreurs.
A propos du « gel des constructions dans les implantations de Cisjordanie et à Jérusalem-Est » : la « Cisjordanie » c’est en réalité depuis toujours la Judée et la Samarie ; et au sujet de « Jérusalem-est », il y a Jérusalem dans son entièreté, comme il y a Paris capitale de la France sans que l’on évoque Paris-ouest ou Paris-est (quoique, il y aura un « Paris-est » quand cette partie sera majoritairement islamisée.

Vous dites que « le retrait de Jérusalem-est et une «solution équitable» du problème des réfugiés » : une solution équitable pour qui ?

Citant Tzipi Livni, vous laissez entendre que vous approuvez sa position, en revanche, concernant Benyamin Netanyahou, vous en parlez en termes péjoratifs (« il a botté en touche » et « il a rajouté un obstacle de plus à franchir pour finaliser un accord avec les palestiniens, la tenue d’un référendum. »
Vous trouvez encore « qu’il y a un petit espoir, Benyamin Netanyahou a décidé de bloquer, administrativement, les appels d’offres pour de nouveaux projets de construction en Cisjordanie » : dépecer un peu plus Israël est pour vous un signe d’espoir ?
Enfin, vous évoquez « les palestiniens » : ignorez-vous que les « palestiniens » en tant qu’entité historique, culturelle, territoriale, n’existent pas !
En quoi consiste votre attitude ? Informer ? Sûrement pas !