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jeudi 2 mai 2013

BRUITS DE BOTTES AU NORD D’ISRAËL



BRUITS DE BOTTES AU NORD D’ISRAËL

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

Armes chimiques syriennes

Un haut responsable israélien a affirmé que les services de renseignements occidentaux ont tous des preuves concrètes que Bachar Al-Assad a utilisé des armes chimiques contre les rebelles. Le doute ne semble plus permis.





Donne changée




La donne semble changée dans la région où Israël craint à présent que ces armes chimiques parviennent au Hezbollah libanais ou à d’autres organisations terroristes qui soutiennent le régime d’Assad. Pour les israéliens, il semble bien que la ligne rouge ait été franchie en Syrie et qu’ils doivent interdire la dissémination d’armes de destruction massive. Le premier ministre avait demandé à ses ministres de ne plus s’exprimer en public sur ce sujet. Le gouvernement revient donc à sa politique habituelle de mutisme parce qu’il n’avait pas apprécié que le ministre adjoint des affaires étrangères, Zeev Elkin, se soit exprimé au sujet des armes chimiques à la radio militaire, avec le risque d'une mauvaise interprétation de ses propos.
Zeev Elkin

La situation a été jugée suffisamment grave pour que le Cabinet de sécurité des huit principaux ministres, chargés de prendre les décisions les plus sensibles liées à la sécurité du pays, se réunisse pour discuter pour la première fois de la situation en Syrie. Le Cabinet, qui généralement entend les évaluations établies par les différents responsables sécuritaires pour s'informer, devait, pour la première fois, prendre des décisions militaires à l’égard de la Syrie et bien sûr à l’égard du Hezbollah libanais. L’affaire du drone, d’origine mystérieuse, abattu alors qu’il s’approchait des frontières israéliennes a précipité les décisions.



Exercice militaire au nord

Benny Gantz, che d'Etat-Major


La nouvelle vient de nous être annoncée par l’État-major de Tsahal. Un grand exercice a été planifié le 30 avril au nord d’Israël, aux frontières syrienne et libanaise, avec l’appel de 2.000 réservistes. Il s’agit de tester, en grandeur nature et avec des tirs à balles réelles, la mobilisation de soldats rappelés en urgence. L’exercice devrait s’étendre sur quelques jours. L’armée veut simuler ses capacités à réagir dans une situation d’urgence pour envoyer ses troupes au front en quelques heures, si la nécessité l’exigeait. Les exercices comprennent des avions de combat, des chars et tous les autres véhicules militaires.

Un officier général du commandement nord a précisé que «la réalité sur le terrain nous impose un état d’alerte particulier. Nous nous tenons prêts à toutes les éventualités, aussi bien sur le front libanais que sur les autres. La situation en Syrie ainsi que les menaces portées par le Hezbollah contre les civils israéliens contraignent Tsahal à se tenir prêt à tous les développements possibles avec ses voisins».
Le chef d'Etat-Major en exercice au Golan

            Cet exercice pourrait entrer dans le cadre de la politique d’Israël de mise en garde contre les voisins qui cherchent à étendre le conflit aux frontières d’Israël, pour le forcer à réagir militairement. Selon les propres termes de Bachar Al-Assad, à l’occasion d’une interview à la télévision, «les troubles en Syrie sont voués à s’étendre au-delà des frontières». C’est donc pour prévenir toute tentative d’impliquer militairement Israël que Tsahal se prépare. 
          Mais il est à craindre que ces exercices, qui se terminent en fin de semaine, soient considérés comme une provocation pour certaines organisations islamistes qui utiliseraient cet alibi pour embraser la région. D'ailleurs, le chef du Hezbollah a réagi immédiatement à cette mobilisation : «Vous ne pouvez pas renverser le régime de Damas par des moyens militaires. La Syrie a vrais amis dans le monde qui ne la laisserons pas tomber entre les mains d'Israël, des Etats-Unis ou d'Al-Qaeda».


Les israéliens ont certainement informé les américains de leur projet. Barack Obama semble à présent prêt à prendre une décision capitale sur la Syrie, allant jusqu’à une action contre des cibles militaires syriennes et en particulier les installations d'armes chimiques. Trois possibilités lui sont offertes : Un  bombardement aérien, un tir de missiles depuis les navires ou les bases terrestres et enfin le choix d’un déploiement de soldats américains à la frontière jordano-syrienne. L’objectif d’Israël de cette mobilisation semble avoir atteint un objectif au moins  : sensibiliser les américains qu’ils doivent agir.
 

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