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mardi 26 mars 2013

BARACK OBAMA : UN BILAN EN DOUBLE TEINTE



LE REGARD DE JACQUES BENILLOUCHE POUR TRIBUNEJUIVE.INFO

BARACK OBAMA : UN BILAN EN DOUBLE TEINTE

Par Jacques BENILLOUCHE
 copyright © Temps et Contretemps


Le bilan à froid du voyage de Barack Obama est contrasté. Son voyage le 20 mars en Israël est arrivé soit trop tard soit trop tôt pour les israéliens. Trop tard car son premier voyage au Proche-Orient en 2009, en tant que président, fut pour la tribune du Caire où il avait délivré son message aux musulmans, sans qu’il ait daigné faire un crochet par Jérusalem. Cet épisode, qui avait troublé la susceptibilité israélienne, avait été à l'origine des frictions politiques entre Israël et les États-Unis. Trop tôt parce que le nouveau gouvernement israélien, à peine constitué, n’a prêté serment que lundi 18 mars  et que les équipes ne sont pas toutes en place pour entamer des discussions sérieuses.



Faiblesse israélienne



En revanche le moment a semblé propice pour les américains. Barack Obama, auréolé par sa nette victoire à l’élection présidentielle, sans avoir été contraint à des promesses inconsidérées, voulait profiter de la faiblesse de Netanyahou pour obtenir de lui des concessions, pas forcément sur les palestiniens, mais certainement sur l’Iran. Sa visite fut à minima ; d’abord il est arrivé en célibataire puisque sa femme n’a pas été du voyage. Ensuite, il a refusé de parler à la tribune de la Knesset, symbole de la démocratie israélienne. Les députés n’auraient pas manqué en effet de lui rappeler que Jonathan Pollard est emprisonné pour espionnage depuis plus de 28 ans, sans qu’aucune décision de grâce ne soit envisagée. Il a préféré s’adresser à un parterre d’étudiants rigoureusement sélectionnés, plus réceptifs et plus ouverts à sa dialectique. 
Interview de Barack Obama par Yonit Levy

Il avait déjà préparé le terrain à l’occasion de son interview à la deuxième chaine de télévision israélienne, quelques jours avant son voyage, en expliquant sa volonté d’écarter le passé conflictuel pour uniquement mettre en avant l’amitié entre les deux pays. Mais pour les israéliens, il ne peut pas faire illusion. Ce n’est pas en utilisant une dizaine de fois le surnom familier du premier ministre, Bibi, ni en enlevant sa veste sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion pour marcher côte à côte au soleil avec Netanyahou, que les divergences pourraient s’estomper par miracle. Certes l’atmosphère entre les deux dirigeants a évolué par rapport au premier mandat américain mais les positions n’ont pas changé d’un iota.



Patrie historique
Obama à son arrivée à Ben Gourion Airport



Le jour de son arrivée, Barack Obama a caressé les israéliens dans le sens du poil en entérinant le droit d’Israël sur une terre contestée par les palestiniens : «Je sais qu’en posant le pied sur cette terre, je marche avec vous sur la patrie historique du peuple juif. Il y a 3000 ans, le peuple juif vivait ici et pria Dieu ici. Après des siècles d'exil et de persécution, sans précédent dans l'histoire de l'homme, la création de l'État juif d'Israël était une renaissance, une rédemption qui ne ressemble à aucune autre dans l'histoire». Il n’est pas venu pour apprendre quoi que ce soit de nouveau de la part des israéliens, ni des palestiniens d'ailleurs, mais pour analyser les éléments qui pourraient rapprocher les deux positions antagonistes. 

Avec les israéliens, l’ordre retenu pour la discussion des problèmes en dit long ; l’Iran d’abord, ensuite la Syrie tandis que la Palestine a été reléguée en dernier. Israël et les États-Unis font le même diagnostic en ce qui concerne l’Iran qui, selon eux, ne doit pas parvenir à l’arme nucléaire. Mais ils divergent sur la manière de traiter le problème, à la fois sur la méthode et sur le planning. Les américains ont opté pour la diplomatie, au moins jusqu’aux élections iraniennes de juin 2013 qui pourraient faire émerger des dirigeants plus ouverts, plus arrangeants et plus raisonnables.

Mais Benjamin Netanyahou sait que le temps ne joue pas en faveur d’Israël qui joue pour sa survie. C’est pourquoi Barack Obama craint une action militaire unilatérale. Alors il est venu pour exposer ses idées politiques de vive voix mais en aucun cas pour proposer une solution qui n’est pas dans ses cartons. Il a cherché à avoir l’assurance des israéliens qu’ils n’interviendront pas sans le feu vert américain. Il n'a pas voulu instituer un rapport de forces par un dialogue entre un fort et un faible. Il voulait un consensus même s’il sait  qu’en Israël la population ne lui est favorable qu’à 33%. Il a donc marqué les esprits en utilisant des mots forts, prononcés en hébreu, pour sensibiliser l’opinion israélienne : «vous n’êtes pas seuls».



Options sur la table



Obama a fait comprendre que toutes les options étaient sur la table. Il n’a donc pas écarté l'option militaire mais il ne veut l’utiliser qu’en dernier ressort, lorsque le danger sera tangible. Israël reste fidèle, de son côté, à sa politique d’attaque préventive pour ne laisser aucune chance à l’ennemi. Ainsi Netanyahou ne croit plus à l’efficacité des sanctions appliquées à l’Iran. Il a donc fixé un délai ne pouvant dépasser le mois de juillet 2013, au-delà duquel la décision d'attaquer l'Iran deviendra irréversible. Obama préfère attendre la fin de l’année 2013 car  «l'Iran a besoin d'au moins un an pour acquérir l’arme nucléaire» et il est prêt à prouver qu’il ne bluffe pas. 
Le grand Ayatollah Ali Khamenei

Les deux parties sont convenues de la gravité de la menace mais l’horloge américaine parait trop lente pour les israéliens qui évaluent que, plus ils attendent, et plus ils auront du mal à accéder aux usines nucléaires enfouies dans les souterrains iraniens. En écho, l’ayatollah Ali Khamenei a mis en garde  «qu’il fera raser Tel-Aviv et Haïfa en cas d’attaque militaire israélienne contre l'Iran».

Les stratèges américains maintiennent qu’Israël n'est pas à la hauteur militaire de neutraliser seul un Iran nucléaire et qu’il doit compter sur la coopération américaine. Par conséquent, ils font comprendre aux dirigeants israéliens qu’il est important de faire confiance au président Obama quand il déclare que son administration ne permettra pas à l'Iran d'obtenir la bombe nucléaire.

Par ailleurs, les deux dirigeants sont d’accord pour affirmer qu’un tremblement de terre politique est intervenu en Syrie. Mais les américains n’ont pas l’intention d’agir militairement sauf s’ils ont la preuve d’une dissémination des armes chimiques entre des mains dangereuses. De ce point de vue, ils laissent les israéliens juger seuls de la situation et d’agir selon les intérêts de leur pays. La guerre civile qui, depuis deux ans, fait rage en Syrie avive les craintes d’Israël de voir l’arsenal d’armes chimiques tomber aux mains des salafistes. 
Tanks au Golan
Les israéliens ne font pas confiance à ces rebelles qui risquent de prendre le contrôle du no man’s land sur le Golan, où aucun coup de feu n’a été tiré depuis 1973. Le chef d’État-major, Benny Gantz, est persuadé que «si les djihadistes parviennent à renverser le régime de Bachar el-Assad, notre tour viendra». D’ailleurs l’arrivée d’un millier d’insurgés dans la localité de Khan el-Cheikh, à 25 kilomètres du plateau, confirme les appréhensions de Tsahal, pour qui la situation en Syrie devient de plus en plus «instable et dangereuse».



Palestiniens à la traine


Laisse mon peuple...rester


Il est légitime de se demander pourquoi le président américain a décidé de se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens au début de son deuxième mandat alors qu’il n’est soumis à aucune pression pour une éventuelle réélection. Une fois les discours de bienvenue prononcés, il s’est vite empressé de souligner que le choix du Proche-Orient comme première destination de son second mandat n’était pas fortuit : «alors que les vents du changement apportent avec eux leur moisson de périls et de promesses».

Sur les pourparlers de paix avec les palestiniens, l'administration Obama n'a fait aucun progrès pour amener les palestiniens à la table des négociations. Cet échec ne peut pas être la conséquence d’une éventuelle antipathie personnelle entre le président américain et le premier ministre israélien mais il affecte profondément les questions de fond. La divergence est totale en ce qui concerne le problème israélo-palestinien mais paradoxalement, c’est dans ce domaine que Barack Obama pourrait être le plus efficace parce qu’il détient des moyens de pression sur les deux parties. 
Obama face aux étudiants israéliens

Dans son discours face aux étudiants israéliens, il a estimé en effet que la «paix au Moyen-Orient est nécessaire. En effet, c'est la seule voie vers une véritable sécurité. Vous pouvez être la génération qui assure en permanence le rêve sioniste, ou vous pouvez faire face à un défi croissant pour son avenir. Compte tenu de la démographie à l'ouest du Jourdain, le seul moyen pour Israël de perdurer et de prospérer en tant qu'État juif et démocratique reste la création d'une Palestine indépendante et viable. Compte tenu de la frustration dans la communauté internationale, Israël doit mettre fin au ressac de l'isolement.»

Certes Benjamin Netanyahou a chuchoté du bout des lèvres qu’il acceptait le dogme de «deux États pour deux peuples» mais il n’a pris aucun engagement sur l’arrêt des constructions en Cisjordanie. Les divergences entre Israël et les États-Unis vont s’accroitre avec le temps entrainant une dépendance d’Israël vis-à-vis de l'aide militaire américaine. C’est le message que Barack Obama a voulu transmettre à la jeunesse israélienne pour les mettre en garde contre les idéologies extrémistes qui paralysent leur pays. Il est fort probable que l’esprit des étudiants a été ébranlé après ce discours d’Obama.

Le choix du parterre de jeunes n’était pas fortuit non plus. Avant son arrivée, il savait qu’il avait peu de chance de convaincre les hommes politiques israéliens de lâcher un peu de lest dans leurs discussions avec les palestiniens, si le dialogue reprenait. Alors le président américain ne s’est pas engagé dans une opération de charme mais dans une offensive pour débloquer une situation figée en demandant l’aide des jeunes israéliens qui ont montré, à l’occasion des dernières élections législatives, qu’ils étaient favorables aux positions centristes prônant le changement.

Ce voyage n’a été l’occasion d’aucune annonce majeure sinon la déclaration d'Obama qui a abondé dans le sens des exigences israéliennes en demandant aux palestiniens de reconnaitre Israël comme la patrie du peuple juif. La visite n’a pas permis de répondre à la question de la position américaine en cas de guerre israélienne unilatérale contre l’Iran.  Il aura au moins permis de réchauffer des relations personnelles glaciales entre les deux dirigeants. Il faudra attendre les actions du nouveau gouvernement pour juger de l’avenir des relations américano-israéliennes. Mais déjà pour Tsipi Livni : «le président Obama a fait un brillant discours. Il y a beaucoup de travail à accomplir. La réalité est plus compliquée et la traduction du discours en réalisation concrète sera très difficile. Mais c’est pourquoi je suis entrée au gouvernement.» 
Erdogan et Netanyahou

En revanche la réussite du voyage de Barack Obama aura été sur un autre terrain que celui du Proche-Orient. Il aura réussi à réconcilier Erdogan et Netanyahou dans l'intérêt des Etats-Unis qui considèrent que la Turquie et Israël sont deux pions fondamentaux de la stratégie américaine dans la région.

http://www.tribunejuive.info/politique/obama-bilan-en-demi-teinte


2 commentaires:

V. Jabeau a dit…

Obama ne veut plus projeter d'action militaire. Il est donc venu visité la base US au PO, qui est Israël, qu'il a réconcilié avec son autre base, la Turquie. Vu d'Iran, et aussi des autres pays arabes du Porche-Orient, le message est clair : les US sont présents sur place via des alliés très forts et ils dictent leur agenda. Les Palestiniens arabes doivent choisir leur camp, et les Frères Musulmans aussi (Egypte et Hamas). Si c'est le bon, celui des US, ils seront rétribués et Natanyahou n'aura pas le choix. Vu d:israël, Obama a été très clair, comme l'explique très bien M. Benillouche: soutien total, mais sujétion importante. En bref, Obama a fait en Israël ce que Poutine fait en Iran et en Syrie.

mehdi assem a dit…

Au président Obama de mettre fin a israél Bachar assed la guerre en Afghanistan et le mariage gay aujourd'hui pour éviter la fin des américains par ces punitions d'ALLAH les tornades les ouragans les tempêtes de neige incendie de forêt les séismes tsunami volcan canicule les météorites les virus les fusillades les accidents de la route train naufrage crash d'avion si la fin du monde aux américains de convertir a l'islam pour éviter l'enfer après l'islam les autres religions ne sont pas valable la preuve ce verset de coran ALLAH dit (Quiconque recherche en dehors de l´islam une autre religion, celle-ci ne sera point acceptée de Lui , et dans l´autre monde, il sera du nombre des réprouvés.)85 sourate Al´Imrane