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dimanche 24 février 2013

L’ENTÊTEMENT PALESTINIEN





L’ENTÊTEMENT PALESTINIEN

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

             

          Les palestiniens se montrent très sceptiques sur l’évolution politique en Israël et ils n’affichent aucun signe positif encourageant. Ils rejettent d’abord la nomination de Tsipi Livni comme responsable de la négociation du processus de paix et maintiennent des préalables avant tout début de dialogue. Il s’agit certes d’un positionnement habituel avant toute négociation mais ils ne font preuve d’aucun pragmatisme visant à aider le camp de la paix, à fortiori en pleine élaboration d’un nouveau gouvernement tenté par des positions extrêmes.





Pas en arrière





            Les dirigeants palestiniens ont réagi négativement à la nomination de Tsipi Livni en la qualifiant de «pas en arrière». Selon eux, en tant que responsable de cette négociation dans les années 2006 et 2009, elle n’avait pas obtenu de progrès probants qui permettent aujourd’hui d’être optimistes. Abbas Zaki, membre du comité central, a estimé qu’elle était «experte en tricherie et désinformation. Les palestiniens seront les seuls perdants et ils vont commencer à partir de zéro. Notre message est clair. Nous nous engagerons dans les négociations après le gel des colonies et la solution de la question des détenus». 
        Cette surenchère officielle donne l’impression que les palestiniens  souhaitent en fait maintenir le statu quo qui leur permet de ne pas décider et surtout, de ne pas faire face à leurs responsabilités.  Ils ne se rendent pas compte qu’ils désespèrent en fait les partisans d’une paix négociée dans le cadre de la réalisation du dogme «deux États pour deux peuples».
            La position palestinienne est déconcertante et conforte ceux qui n’entrevoient l’avenir de l’État d’Israël que dans une entité binationale. Au lieu d’encourager les efforts des nouveaux venus de la classe dirigeante, ils font preuve d’une insolence déplacée dans le cadre d’un procès d’intention anachronique : «Nous espérons que Netanyahou va échouer dans la formation de son gouvernement parce qu'il n'a rien à voir avec la paix et la solution à deux États ; il ne veut résoudre la crise financière d'Israël».

Anti Obama

            Dans la situation économique grave que traverse l’Autorité palestinienne, le salut ne peut venir que des États-Unis et de leurs dollars.  Or, les palestiniens maintiennent leur opposition à Barack Obama qui pourtant, n’a jamais pris de position pro israélienne tranchée durant son premier mandat. Ils demandent à leurs militants de manifester contre la visite du président en Israël sans chercher à obtenir ses bonnes grâces. L’attitude politique palestinienne est déconcertante et ressemble de plus en plus à un suicide planifié.
            L’ancien conseiller de Yasser Arafat et député arabe israélien à la Knesset, Ahmed Tibi, raille l’entrée de Tsipi Livni au gouvernement comme «une tentative pour embellir le visage du gouvernement Netanyahou. C'est seulement une étape élection. Livni a été parmi les premiers à réclamer la reconnaissance d'Israël en tant qu'État juif».
La paix au Proche-Orient est impossible. Leur côté est désespérément divisé en factions hostiles

Un autre responsable du Fatah, Mohammed Shtayyeh, a confirmé que la direction palestinienne «ne sera prête à négocier que si Israël cesse la construction de colonies illégales et libère des prisonniers palestiniens». Ces prises de positions négatives ressemblent à un sabotage flagrant des intentions du premier ministre Netanyahou qui avait laissé entendre  que les négociations avec l’OLP reprendraient trois mois après la formation de son nouveau gouvernement. C’est à désespérer des dirigeants palestiniens qui persistent à ne pas mesurer l’intérêt de leur peuple.

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