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mardi 29 janvier 2013

TOMBOUCTOU PREUVE DE LA LÂCHETÉ DES ISLAMISTES



TOMBOUCTOU PREUVE DE LA LÂCHETÉ DES ISLAMISTES

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps  
                 

            Les islamistes ont montré leur vrai visage. Ils se comportent uniquement comme des lâches, face à une population désarmée en violant les femmes, en tuant les civils et en détruisant les symboles de l’histoire de leur peuple ou de leur pays. Mais ils ne comprennent que la force qui les rend pleutres et soumis. 
             A l’arrivée des troupes françaises à Tombouctou au Mali, les islamistes ont fui, sans tirer un seul coup de feu, car le courage leur manquait  pour affronter des hommes disposant d’armes, comme eux. Les guerriers qui pavanaient quelques jours auparavant à bord de  leur 4x4 Toyota, en arborant leur kalachnikov et leurs ceintures de munitions, se sont évaporés comme une eau non renouvelable dans le désert.



La loi et la charia


Mausolée avant sa destruction


            Alors que dans d’autres pays, les islamistes agissent sournoisement en pactisant avec la population pour leur soutirer un soutien indispensable à la consolidation de leur pouvoir,  les rebelles du Mali ont procédé à des exactions et appliqué des sentences moyenâgeuses, inspirées de la charia, consistant à couper des mains ou des pieds pour des délits mineurs. L’exemple du Mali devrait aujourd’hui sonner aux oreilles des fervents de la démocratie et de la liberté pour les convaincre de s’opposer au développement d’un mouvement qui s’appuie, à tort, sur des préceptes désuets de l’islam, par alibi et sans aucune base religieuse sérieuse.
Destruction du mausolée

            Ces islamistes ne répandent que l’obscurantisme là où ils passent, en s’attaquant au support des mots et des verbes, les livres, qui mettent en évidence l’inanité de leur idéologie. Ainsi leurs miliciens ont incendié une bibliothèque de Tombouctou contenant des milliers de manuscrits inestimables avant de fuir à l'avancée des troupes franco-maliennes. Les rebelles ont mis le feu à l'institut Ahmed Baba créé récemment par les sud-africains. Plus de 20.000 manuscrits, dont certains datent du XIIIe siècle, sont conservés à l'Institut Ahmed Baba, qui tient son nom d'un auteur local contemporain de Montaigne. Les extrémistes d'Ansar Dine et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) avaient déjà soulevé une vague d'indignation en détruisant des mausolées soufis de Tombouctou, ville classée au patrimoine mondiale de l'Unesco. Au lieu de s’attaquer à des forces militaires, ils se sont attaqués à des pierres qui représentaient le symbole de leur inculture.
Institut Ahmed Baba


Pour l’exemple


            Sans tomber dans la politique politicienne, François Hollande a eu raison de mettre un terme à une poussée qui aurait pu s’étendre sur toute l’Afrique avec les dégâts rapportés par les victimes qui témoignent aujourd’hui. En dehors de tout clivage politique, il faut reconnaître que la France a redonné confiance aux soldats légalistes maliens qui, soutenus par des professionnels français des armes et par du matériel sophistiqué, ont prouvé qu’ils n’étaient pas des bras cassés. Sur ce point au moins, ils pourront servir d’exemples à tous ceux qui souffrent, en vain, du mal de l’islamisme dans leur pays. Il faut le combattre avec la force et non avec les mots et les discours parce que leur cerveau lavé n’assimile plus rien, au point de les pousser à détruire des mausolées qui représentaient leur histoire.
Union européenne

            Israël a souvent été critiqué pour l’usage de la force contre les terroristes, les preneurs d’otages ou les kamikazes. Il n’a subi que l’opprobre des nations dites civilisées qui exigeaient une "riposte proportionnée" face à des actions qui ciblaient des civils israéliens. Or il n'y a pas de riposte intelligible par des barbares autre que celle des armes. Aujourd’hui ces mêmes méthodes sont utilisées pour se débarrasser d’éléments nuisibles. 
         Nuisibles ont été les rebelles du Mali qui ont détruit  les derniers mausolées de Tombouctou, ville historique «aux 333 saints» classée patrimoine mondial en péril, le jour même où ils amputaient la main de deux voleurs présumés à Gao au nom de la charia : «Il ne va pas rester un seul mausolée à Tombouctou, Allah n'aime pas ça, nous sommes en train de casser tous les mausolées cachés dans les quartiers», avait déclaré Abou Dardar, un chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), groupe islamiste armé qui occupait Tombouctou avec Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). 
Lapidation d'un couple en Somalie

        Ils avaient lapidé à mort, en public, un homme et une femme auxquels ils reprochaient d'avoir eu des enfants sans être mariés. Cette lapidation n'avait entraîné qu'une simple condamnation verbale de Catherine Ashton. Depuis août, plusieurs autres amputations publiques ont été commises par les islamistes dans différentes localités du nord du Mali, sans compter des centaines de coups de fouet à des couples «illégitimes», des buveurs d'alcool, des fumeurs, et autres «déviants», selon les groupes islamistes, ainsi que l'arrestation de femmes non voilées chez elles. Mais enfin, la France est entrée à Tombouctou comme naguère les américains à Paris pour la débarrasser de la barbarie.


L’exemple d’en haut


            S’ils n’ont pas combattu, les islamistes se sont montrés en revanche valeureux en enlevant un civil français, ingénieur sans défense. Mais il ne faut pas se méprendre. Ils ne se distinguent pas de ceux qui manifestent librement à Paris au nom de notre démocratie et qui prient en plein Champs-Élysées, face à des policiers médusés. Ce sont les mêmes, ces salafistes de la mouvance islamiste puritaine qui prône une interprétation stricte et littérale du Coran ainsi qu’un retour à des pratiques religieuses datant de l'époque du prophète Mahomet. 
Salafistes tunisiens réclamant «l'assainissement» de l'information en Tunisie

           Ce sont les mêmes qui en Tunisie, avec leur drapeau noir, ont multiplié les agressions violentes contre des artistes et des œuvres jugées impies. Ce sont les mêmes qui noyautent les rebelles syriens qui risquent de remplacer un jour Bassar Al-Assad, en pire. Ce sont les mêmes qui règnent en Arabie saoudite, la capitale du wahhabisme, qui a inventé le salafisme comme produit d’exportation et qui le finance avec les pétrodollars, au pire par le biais de groupuscules fondamentalistes qui se répandent au Pakistan et en Afghanistan et au mieux, par la construction de centre religieux à l’étranger et en France en particulier. 
Abou Ismaël prédicateur salafiste égyptien

            Ce sont les salafistes qui jugent en Égypte les Frères musulmans trop structurés politiquement  à leur goût pour faire alliance avec eux et qui se contentent de déverser les pétrodollars  de la famille royale sur les milieux islamistes défavorisés et sur les couches populaires des zones rurales reculées, jugées plus dociles, pour contrebalancer l’influence grandissante des Frères musulmans. Les américains, parce qu’ils sont alliés avec les saoudiens, ferment les yeux sur cette mouvance salafiste sans se rendre compte qu’ils entretiennent le désordre parmi les régimes arabes faibles et les pays qui ont connu la révolution arabe.

            Un coup d’arrêt salutaire a été donné par la France à la propagation de la lèpre islamique. Mais  seulement une petite partie de l’Afrique en bénéficie actuellement ; l’Algérie ayant fait siennes les méthodes expéditives qu'elle juge  certainement efficaces. Seule la force viendra à bout des tenants de l’obscurantisme. L’occident ne doit pas en avoir honte.


6 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Si vous me le permettez, cher monsieur Benillouche, j'ajouterai une remarque à votre excellent article.

Il va être beaucoup plus dificile au Président Hollande de combattre les islamistes radicaux dissimulés dans les cités françaises que de "gagner la bataille" de Tombouctou, d'autant que - si le mot n'a pas perdu son sens - il n'y a pas eu de "bataille".

Très cordialement.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne

Aucun analyste n'avait prévu qu'il n'y aurait pas de bataille au Mali. Et pourtant il fallait y aller, il fallait oser, il fallait mettre sa crédibilité en cause.

je suis d'accord avec vous pour dire qu'en France la tâche va être ardue mais il faudra crever l'abcès. Quel gouvernement en aura le courage ?

Merci pour votre commentaire.

andre a dit…

Il était évident qu'il n'y aurait pas de bataille entre une armée prête au combat et des bandes de voleurs de chèvres et de coupeurs de mains.Les terroristes islamistes ne se sont pas évaporés , ils sont dans les rues, dans les marchés et se sont fondus dans la population. Et nos valeureux soldats devront être aux aguets sans cesse s'ils veulent éviter le pire.
On ne peut pas parler de lâcheté que de refuser un combat inégal , simplement il faudra comprendre que dès que l'on tournera le dos , l'ennemi ressurgir à pour nous empaler ou nous crucifier. L'Armée française restera en Afrique plus longtemps qu'on nous l'annonce .
André M

Mivy a dit…

Traiter ces gens de lâche est une insulte un peu rapide.
C'est peut-être un repli stratégique indispensable vu le rapport de force. Lorsque les français avaient pris Tombouctou au XIX ième siècle, les islamistes de l'époque qui opprimaient déjà les pauvres sédentaires, s'étaient repliés dans le désert, et les soldats qui ont essayé de les capturer se sont fait tailler en pièce.
On peut être un fanatique ignard sans être un lâche.

Avraham NATAF a dit…

La joie manifeste des populations libérées en dit plus qu'aucun article de presse, cela ressemble à la libération de l'Europe en 1945

Skorpion75 a dit…

Bonjour,
Ce mot pour signaler à Monsieur Benillouche, ainsi qu'à ses lecteurs, que la sixième photo illustrant l'article, et intitulée "Lapidation d'un couple au Mali", est en fait une image de lapidation en Somalie; par des éléments de la milice islamiste jihadiste "Hezb al-Islami" si mes souvenirs sont bons.
Aussi, si je peux me permettre je trouve qu'une image d'illustration doit autant refléter la réalité des faits que le texte d'un article de presse. Par conséquent, je trouve, Monsieur Benillouche, que vous devriez ne pas mettre de photo pour agrémenter vos articles informatifs dans le cas où vous manquez d'illustration sur certains sujets... A contrario cela vous dessert car le lecteur peut supposer du coup que vos informations peuvent être également faussées!
Un lecteur aimant la précision...