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jeudi 24 janvier 2013

NETANYAHOU EN PERTE DE VITESSE par Gérard AKOUN



NETANYAHOU EN PERTE DE VITESSE


Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Les résultats des élections israéliennes ne devraient pas beaucoup évoluer dans les heures à venir, quand les derniers bulletins de vote, ceux des soldats, des malades, des prisonniers, ils votent eux aussi en Israël, auront été décomptés. Nous pouvons donc en  faire un premier bilan et nous livrer à des hypothèses sur la formation du prochain gouvernement, qui sera vraisemblablement dirigé par Benyamin Netanyahou.

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Coup de maitre


Cette élection ne devait pas poser de problème à la majorité sortante, elle aurait dû même augmenter sa représentativité au sein de la Knesset, compte tenu d’un prétendu glissement à droite, si ce n’est à l’extrême droite  de la société israélienne. Les résultats ne laissaient planer  aucun doute, Benyamin Netanyahou, en ayant dissous la Knesset et regroupé le Likoud et Israël Beitenou, avait réussi un coup de maitre, il devait être largement  réélu.  La presse internationale très présente, d’habitude, pour couvrir les élections  n’avait pas jugé utile  de se mobiliser, ses correspondants étaient, cette fois moitié moins nombreux.

Les électeurs israéliens ont démenti toutes ces prévisions. Les analystes  entrevoyaient  une forte abstention  due au rejet de la politique, la  participation a été bien plus importante  que lors des deux derniers scrutins. Le glissement à droite et à l’extrême droite des électeurs n’a pas eu lieu ;  on a assisté à un recentrage, les partis de centre droit et de centre gauche, auxquels on pourrait adjoindre le Meretz, le parti  de gauche sioniste,  forment, ensemble, un bloc de 45 ou 46 députés.  50 nouveaux députés vont faire leur entrée dans cette assemblée. Ce sont des changements très importants que les instituts de sondage n’avaient pu déceler ; ils  se sont trompés dans leurs prévisions, mais c’est une habitude en Israël, à croire que les israéliens sondés ne livrent pas leurs véritables intentions. 


Sondages faussés




A leur décharge, précisons qu’ils annonçaient, néanmoins, un pourcentage important d’indécis  jusqu’à la veille du scrutin. Les grands vainqueurs de cette élection, à travers les scores du centre, en particulier celui de Yaïr Lapid, sont les classes moyennes, les indignés des tentes du boulevard Rothschild. Les grands vaincus sont le Likoud et Israël Beitenou : regroupés sur une même liste,  ils ont perdu 11 députés et se retrouvent respectivement avec 20 élus pour l’un et 11 pour l’autre. La coalition a subi un échec cinglant, mais ayant obtenu le plus grand nombre de sièges, sa tête de liste,  Benyamin Netanyahou, sera probablement appelée à former le prochain gouvernement.

A l’issue de ces élections  Israël se retrouve avec deux blocs, d’égale importance, un bloc de droite avec le Likoud, Israël Beitenou, Habayit Hayehudi et les  partis religieux orthodoxes, un bloc qu’on peut classer  de gauche, pour simplifier, composé des partis centristes, des travaillistes, de la gauche sioniste et des partis arabes. La formation d’un gouvernement sera un véritable casse tête pour Benyamin Netanyahou, il a la possibilité de gouverner à droite avec Naftali Bennett et les partis orthodoxes, mais cette coalition serait fragile ; elle regroupe moins de la moitié des électeurs et irait à l’encontre du souhait manifesté par la majorité : être gouverné au centre. Cette majorité souhaite aussi que se desserre l’emprise des religieux sur la société, que le service militaire ou civique, pour tous, soit la règle et que le problème palestinien soit pris en compte. 


Union nationale


Le chef du Likoud peut aussi envisager une coalition dans laquelle entrerait Yaïr Lapid, mais ce dernier,  grand vainqueur de ces élections, lui imposera un certain nombre de conditions qui sont incompatibles avec celles défendues par les religieux  orthodoxes et provoqueraient, de fait, leur exclusion. Il lui est possible aussi  de proposer une très large coalition, un gouvernement d’Union nationale, dans lequel tous les principaux partis seraient représentés.

On peut faire confiance à Benyamin Netanyahou, à son habilité diplomatique, à son pragmatisme, pour essayer de trouver la solution qui lui permettrait d’accomplir un  troisième mandat de premier ministre, une première  en Israël, quitte pour cela à faire subir à la ligne politique, qu’il a défendue jusqu’à présent, d’importants virages.

1 commentaire:

andre a dit…

Le but de Netanyahu était d'arriver en tête et d'être chargé de constituer une coalition. Il a atteint son but et ceux qui le prétendent en perte de vitesse ne savent pas ce qu'est la politique. Il va avoir un troisième mandat de Premier Ministre et c'est le principal. Il infléchira sa politique vers le centre et trouvera les synthèses nécessaires.
André M