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jeudi 1 novembre 2012

VISITE À PARIS DE BENYAMIN NETANYAHOU Par Gérard AKOUN



VISITE À PARIS DE BENYAMIN NETANYAHOU
Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Benyamin  Netanyahou est à Paris en visite officielle ; il s’est entretenu hier avec François Hollande, avec lequel il a déjeuné, puis il a rencontré, successivement, Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius. L’entretien, avec le Président de la République, a porté principalement sur trois points : la relance des négociations israélo-palestiniennes, la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, la montée de l’antisémitisme et des actes terroristes qui l’accompagnent.



De l’audace

Le premier point constitue la pomme de discorde entre la France et Israël. François Hollande a réaffirmé, comme son prédécesseur, l’opposition de la France à la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem et son souhait de voir reprendre, sans conditions préalables, les négociations directes entre israéliens et palestiniens pour aboutir à la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Cela demande «de l’audace» comme l’a déclaré  précédemment le premier ministre Jean-Marc Ayrault. C’est malheureusement ce qui manque de part et d’autre, chacun des deux protagonistes semblant se satisfaire du statu quo. Benyamin Netanyahou a toutefois déclaré, qu’il était prêt à revenir à Paris pour participer à un sommet, à l’Elysée, avec Mahmoud Abbas si François Hollande l’organisait. Un espoir ? Peut être !
Pas de divergences par contre à propos de l’Iran. La France comme Israël  s’opposent à ce que l’Iran se dote d’un armement nucléaire. Toutefois la France considère qu’une intervention militaire, le bombardement des sites nucléaires, n’est pas encore d’actualité, qu’il faut laisser  aux sanctions  économiques, décrétées par le Conseil de sécurité, le temps  de produire pleinement leurs effets en les alourdissant, éventuellement. Le gouvernement israélien  leur a d’ailleurs reconnu une certaine efficacité ; il a accepté mais sans se faire d’illusion, de reporter au printemps ou à l’été prochain une opération militaire. Benyamin Netanyahou considère qu’elle est inéluctable, car la République Islamique ne cédera pas. Seule une action militaire pourra l’amener à résipiscence.

Conséquence d’une frappe


Dans une interview publiée par Paris Match, à l’occasion de sa visite en France, il a répondu, par avance, à ceux qui s’inquiètent des conséquences, dans la région, d’un bombardement des sites nucléaires iraniens, je cite «cinq minutes après, contrairement à tous ceux qui sont sceptiques, je pense qu’un sentiment de soulagement se répandrait dans toute la région…. des gouvernements, tout comme leurs citoyens ont compris qu’un Iran nucléaire  serait dangereux pour eux, pas seulement pour Israël». Je crois que le premier ministre israélien fait preuve de beaucoup d’optimisme ; n’a-t-il pas lu les résultats du sondage effectué, le mois dernier en Égypte par l’institut Greenberg Quilan Rosner et sponsorisé par Israël Project qui révèle, entre autres, que la population éprouve de plus en plus de sympathie à l’égard de l’Iran, qu’elle souhaite, elle aussi, disposer d’armes nucléaires, que 61% des sondés sont en faveur du programme nucléaire iranien, alors qu’ils n’étaient que 41% en août 2009.
Si Israël devait se trouver  dans l’obligation de détruire le potentiel nucléaire iranien, seul ou avec les américains, ce serait suffisamment grave pour qu’il ne faille pas en minimiser les conséquences. La région risque de s’embraser et le feu durera plus de cinq minutes. Le succès de l’opération entrainera, si c’est encore possible, une plus grande diabolisation d’Israël. Souhaitons qu’il ne soit  pas besoin d’en arriver  là.
Dernière étape dans cette visite du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou se rend, aujourd’hui, à Toulouse avec le Président de la République qui a tenu à s’y rendre aussi, ce qui n’était pas prévu au départ, pour marquer leur solidarité  avec les victimes  juives et non juives de Merah. Il est bon que les deux hommes y soient ensemble pour marquer leur volonté de lutter ensemble contre le terrorisme. Entre la France et Israël il n’y a aucune divergence dans la lutte commune contre les djihadistes.

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