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vendredi 9 novembre 2012

NETANYAHOU : LE MAGICIEN POLITIQUE


NETANYAHOU : LE MAGICIEN POLITIQUE
 
Par Jacques BENILLOUCHE
copyright© Temps et Contretemps



             Il faut reconnaitre à Benjamin Netanyahou une capacité exceptionnelle à faire bon usage des médias. Bien sûr, il a été élevé à l’école américaine et il a appris à relancer le soufflé avant qu’il ne retombe. En fin politique, il sait préparer son opinion publique et l’opinion internationale en laissant planer le suspense sur ses décisions et sur ses déclarations.  






Élections anticipées 

 


La première surprise a consisté à avancer la date des élections au moment où les partis, qui préparaient leur stratégie de marchandage,  ne s’y attendaient pas. Dans le secret le plus absolu, il a frappé un grand coup en annonçant la fusion des listes du Likoud et d’Israël Beiteinou. Le coup de tonnerre aurait été comparable en France à l’annonce de la fusion de l’UMP et du Front National. D’ordinaire il confie à ses proches collaborateurs le soin de laisser filtrer quelques informations pour donner du grain à moudre aux  commentateurs et pour tester la réaction de l’opinion. Mais pour sa dernière décision, il a voulu marquer les esprits à la veille d’élections sans véritable enjeu politique puisque Netanyahou n’a pas d’adversaire à sa mesure.
 
On comprend mieux à présent la motivation du numéro 2 du Likoud,  Moshe Kahlon,  qui avait été mis dans le secret et qui, en tant que militant attaché aux valeurs sociales, n’a pas voulu cautionner cette dérive nationaliste du Likoud. Il a préféré ne pas se présenter aux élections. Netanyahou donne ainsi l’impression de douter face au vide de l’opposition et il a besoin d’assurer une majorité large pour garder son poste de premier ministre sans passer par les palabres et les négociations d’alcôves. Il aimait se qualifier comme le jumeau de Sarkozy parce qu’il s’inspirait de ses méthodes mais il ne semble pas avoir retenu la dernière leçon de la fusion de la droite française en une seule entité, l’UMP, qui a perdu les élections parce que les électeurs n’avaient plus de choix large dans la même famille.
Il est conscient qu’il aura à résoudre quatre problèmes principaux qui nécessitent une majorité élargie, forte et soudée qui ne le lâche pas en cours de mandat : la situation économique critique, le sort du processus de paix avec les palestiniens, les relations avec les américains et les mesures pour contrer le nucléaire iranien.  Mais il faut se rendre à l’évidence que, pour aller au bout de son nouveau mandat, il dispose de capacités étendues d’illusionniste en excellant dans l’art de prôner un changement minimal dans la continuité. Il sait que les israéliens l’aiment parce qu’ils se sentent réconfortés par ses interventions en pleine incertitude iranienne. 

Rigueur économique
 

Netanyahou n’a pas fait preuve d’originalité économique durant son mandat. Il a poursuivi son programme qu’il avait déjà mis en place en 2003, à bases de mesures de rigueur. Bien que l’économie israélienne ait connu une croissance de 4,7% en 2011, le FMI a précisé qu’Israël avait l’un des taux de pauvreté les plus élevés des 35 membres de l’OCDE. Certes la pauvreté touche surtout les arabes et les juifs ultra-orthodoxes. Mais la classe moyenne est aussi touchée par les prix élevés de l’immobilier et par l'augmentation du coût de la vie. Les manifestations des «tentes» de l’été 2011 n’ont pas été suivies d’effet, à l’exception de l’augmentation de 5% de l’impôt sur les plus-values boursières et de 1% de l’impôt sur les sociétés et de l’école gratuite à partir de trois ans. Toutes ces mesures ont été compensées par  une coupe de 4% dans les  dépenses. Mais les prix sont à nouveau à la hausse dans les supermarchés qui profitent d’une situation de monopole. La justice sociale est ainsi toujours à la traine.
Le budget de 2013 avait été préparé avec des coupes drastiques dans certaines dépenses et  pénalisait les classes défavorisées, déjà fortement touchées par la rigueur. C’est pourquoi Benjamin Netanyahou, qui savait qu’il n’obtiendrait pas une majorité à la Knesset, a préféré avancer la date des élections au 22 janvier 2013. Mais il est probable qu’il ne lancera pas sa campagne électorale sur les sujets économiques, qui ne font pas consensus, mais plutôt sur les risques sécuritaires que fait planer le nucléaire iranien.
Ce revirement politique explique le départ brutal de l’étoile montante du Likoud, Moshe Kahlon, très sensible à ménager ceux qui souffrent face à une classe de privilégiés de plus en plus riches. Une vingtaine de famille, à l’image des oligarques russes, contrôlent l’économie du pays, sans partage et sans solidarité, tandis que la politique de rigueur matraque les plus faibles. Le premier ministre n’a apporté aucune nouvelle solution économique, hormis le maintien de sa politique libérale.  

Problème palestinien éludé 


Benjamin Netanyahou avait lancé un écran de fumée dans son discours du 14 juin 2009 à l’Université Bar Ilan où ses bonnes paroles étaient censées apporter une révolution dans le concept israélien des relations avec les palestiniens. Les médias avaient été mobilisées pour un discours qui devait être historique mais qui ne comporta que des propositions réchauffées, doublées de conditions que les palestiniens ne pouvaient que refuser. Son appel sonna creux : « Voisins palestiniens, commençons les négociations immédiatement, sans conditions préalables ». Mais pour le cas où ses partisans nationalistes auraient interprété ses propos comme un changement de stratégie, il avait complété son propos par une explication de texte implacable : « Les palestiniens doivent reconnaitre Israël comme l’État du peuple juif » et enrobé son idée d’État palestinien en le décrivant comme une entité «démilitarisée ayant certes son drapeau et son hymne mais Jérusalem restera la capitale indivisible de l’Etat d’Israël »
            En fait Benjamin Netanyahou songeait à un État palestinien croupion doté d’une autonomie interne réduite aux acquêts : pas d’armée, pas d’aéroport, pas d’armes de guerre, pas d’alliance avec les ennemis d’Israël ou les milices islamistes. Il avait clairement accepté le principe de "deux Etats pour deux peuples" avec un Etat palestinien démilitarisé. Mais au sujet des réfugiés d'avant 1948, il ne donnait qu'une seule alternative : «Le problème des réfugiés doit être résolu hors des frontières d'Israël». Mais pour maintenir ces propositions à l’état de projet irréalisable, il a donc besoin de la caution de la droite nationaliste d’Avigdor Lieberman qui consolidera l’intransigeance israélienne. Il a marginalisé le président de l’Autorité palestinienne qui s’est retrouvé isolé parmi les siens et qui a subi un échec net aux élections municipales du 20 octobre 2012. 

Relations israélo-américaines 

            Le premier ministre fait preuve d’expertise dans l’art de cultiver l’illusion. L’illusion d’avoir changé ; l’illusion ne n’avoir pas plié devant les exigences américaines ; l’illusion d’avoir fait des concessions extrêmes aux palestiniens et l’illusion de croire à l’émergence prochaine d’un État palestinien aux côtés de l’État israélien.
            Son positionnement anti-Obama a agacé plus d’un politique israélien qui acceptait mal de brader la seule amitié réelle avec le pays qui a toujours fait preuve de solidarité, au Conseil de sécurité en particulier. Son antagonisme permanent donnait l’impression qu’il masquait  une stratégie bien huilée. En fait, il a cherché à anesthésier l’opinion internationale pour l’amener à considérer le problème palestinien comme secondaire devant le danger de déflagration en Iran. Il n’avait aucune intention de favoriser une solution politique et il a habilement utilisé le nucléaire iranien pour bloquer toute évolution. Il a en particulier sacrifié l’amitié israélo-américaine en fustigeant le comportement de Barack Obama, jugé par lui faible face à l’Iran, pour bloquer les pressions occidentales de plus en plus fortes pour la réactivation du processus de paix moribond. La crainte de voir les troubles se propager dans la région et le risque qu’ils font courir sur les approvisionnements pétroliers laissent les mains libres à Netanyahou pour se hâter, lentement. Le renfort de Lieberman lui permettra de résister aux pressions d’Obama  qui n'aura plus les contraintes de sa réélection pour imposer sa propre vision du Proche-Orient.  

Iran
 

            L’Iran a hanté son mandat sans que le problème ait réellement avancé d’un pouce à l’exception du retard pris par le programme nucléaire par l’action des virus Stuxnet et Flame. Il donne l’impression d’être un premier ministre fort, avec le doigt sur la gâchette, alors que les ennemis d’Israël se sont renforcés durant les sept années de son mandat. La dissuasion militaire israélienne a pris un coup quand on constate les agissements de l’Iran à Gaza par Djihad islamique interposé et quand Nasrallah nargue Israël avec son drone.
            Il fustige la position des américains sur le nucléaire iranien alors que l’Iran a accumulé suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer cinq bombes nucléaires sans craindre une quelconque attaque. Les services de renseignements annoncent le premier essai nucléaire iranien pour 2013 tandis que l’Iran provoque ouvertement les forces de Tsahal en installant en toute impunité aux frontières les brigades Al-Qods des Gardiens de la révolution au Liban et à présent ouvertement en Syrie. Le Hezbollah a stocké 60.000 missiles et roquettes pouvant atteindre toutes les régions d’Israël. Le Djihad islamique parvient à dominer le Hamas à Gaza par des actions terroristes contre Israël en utilisant les dizaines de milliers de roquettes reçues d’Iran et de Libye et en s’associant aux cellules salafistes d’Al-Qaeda au Sinaï.
            Le premier ministre fait illusion lorsqu’il affirme: «Nous avons rétabli la sécurité des habitants d'Israël, pris des mesures fermes et abandonné la politique de retenue». Les habitants du sud d’Israël viennent encore de faire l’amère expérience. Or les iraniens continuent à équiper et armer le Hezbollah qui se trouve à présent doté de drones capables de parcourir 2.000 kms. Il est à craindre que l’iranien Khamenei et le libanais Nasrallah ne soit amenés à modifier la donne politique pour tester la doctrine de la ligne rouge du premier ministre israélien et pour mesurer sa capacité d’action. L’aide du nationaliste Avigdor Lieberman lui sera donc précieuse pour calmer les militants qui exigent de lui une action brutale contre Gaza et contre l’Iran ou pour temporiser en attendant le résultat du dialogue diplomatique.

12 commentaires:

Roland DAJOUX a dit…

Cher Monsieur Jacques Benillouche

Votre article n’est qu’une profession de foi d’un militant de la gauche israélienne dans laquelle vous exprimez votre rancune. Vous qui êtes journaliste qui sait faire bon usage des medias et vous semblez bien dépité de voir que Binyamin Netanyahou a dépassé vos capacités dans ce domaine.

Vous reprochez à Binyamin Netanyahou d’être un homme politique intelligent et un fin diplomate capable d’être plus malin et plus rusés que nos ennemis, serait-ce- pour vous un défaut ? Il est temps d’admettre que la majorité israélienne a choisi son leader et a rejeté les vôtres. Soyez au moins fair play, Monsieur Benillouche !

Serait-il anormal, à vos yeux, d’être patriote, de vouloir défendre ses valeurs et son territoire ? Votre aigreur vous fait parler de « dérives nationaliste » alors que pendant des années la gauche nous a entrainé dans des impasses de pseudo processus de paix et avec notamment un leader qui avait osé parler de « victimes israéliennes pour la paix » ! Ou sont les vrais illusionnistes ?

Vous reprochez à Binyamin Netanyahou de « vouloir garder son poste » alors que vos maitres à penser rongent leur frein et ne rêvent que de retrouver un job !

Pensez-vous sincèrement qu’Israel n’est pas l’Etat des Juifs et que Jérusalem n’est pas la capitale de notre pays ? Si c’est le cas,ne vous étonnez pas alors d’être minoritaire dans notre pays.

Mon cher Monsieur Benillouche c’est la gauche israélienne qui ne fait plus illusion, elle est réduite à une minorité croupion.

Soyez réaliste, respectez la démocratie israélienne et traiter vos aigreurs

Bien à vous

Docteur Roland Yehouda DAJOUX

Janine GUETTA a dit…

tout à fait d'accord avec votre analyse

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Cher monsieur Dajoux,

Un journaliste a un cerveau comme autre humain. Il pense, il réfléchit et il juge.

Pourquoi faut-il considérer que toute critique contre Netanyahou qualifie son auteur de gauchiste, d’antiisraélien et d’antisioniste. Cela voudrait dire que Yaïr Lapid, Shaoul Mofaz, Tsipi Livni, et le Rav Amsallem sont des gauchistes. Cela voudrait dire que tous ceux qui songent à la paix sont des traitres à la Patrie. Cela voudrait dire que nos petits-enfants n’ont devant eux qu’un seul avenir de guerre, de sang et de pleurs.

Vous cherchez comme beaucoup d’autres à culpabiliser ceux qui émettent une opinion contraire à la pensée unique qui doit régir la politique en Israël à la manière des soviétiques. C’est grave car le débat risque de s’estomper et il ne faudrait pas s’étonner alors que les israéliens, comme dans les autres pays, fuient la politique.

En tant que démocrate, je maintiens que le peuple est souverain et que ses décisions s'imposent à nous tous mais avant cette décision il n'est pas interdir de penser.

je respecterai le vote du peuple qui choisirait à nouveau Netanyahou mais il est temps de changer de génération et de promouvoir d'autres jeunes, Kahlon par exemple qui a subi les foudres de son parti et qui a compris que la misère dans une couche de la population n'est plus acceptable.

Merci cher ami de votre commentaire.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Il me semble évident qu'actuellement il n'existe plus de véritable leader politique capable d'inscrire Israel dans une perspective politique sur le long terme. Aprés Peres, ce sera la fin de la lignée des "pères fondateurs". Plus de Ben Gourion, Begin, Rabin, Sharon etc.

Aucun dirigent actuel, de n'importe quel bord politique, ne possède le leadership de ses ainés. A défaut, on s'accroche à celui qui, comme vous le dîtes, fait encore illusion:Binyamin Netanyahou. Il sait jouer, avec malice, de notre nostalgie d'Israel de 67 à Osirak, l'époque où la stratégie géopolitique de l'état juif était encore pleine d'acuité. Malheureusement, Israel n'a pas réussi a passé le cap du XXème siécle et depuis la seconde Intifada, le logiciel du sionisme et de la survie d'Israel parmi les Nations doit être redéfinit. L'immigration russe, la démographie des arbabes palestiniens ET des Ultra Othodoxe, l'isolement diplomatique, l'antisionisme planétaire sont des paramètres encore non assimilés.

roland dajoux a dit…



Cher ami
A mon tour de vous remercier d’avoir publié ma réaction dans votre blog
Ma critique s’adressait a vous-même et non pas aux personnalités politiques derrière lesquelles vous voudriez vous abritez.
Il y a deux sortes de journalistes, ceux qui ont un cerveau capable d’objectivité et ceux dont le cerveau n’est au service que d’une seule cause, ce sont des journalistes partisans.
Il est tout à fait normal de critiquer Netanyahou mais il faut aussi avoir l’honnêteté de reconnaitre ses actions bénéfiques. A ma connaissance vous n’avez parlé, entre autre, de l’impact très positif de la visite de Netanyahou a Toulouse ou l’on a pu voir certains invites israéliens ne pas applaudir au discours de notre Premier Ministre. Boucha comme on dit chez nous.
Monsieur Benillouche ce n’est pas moi qui ait écrit les mots gauchiste et traitre, ce n’est pas moi, non plus qui ait parlé de pratiques soviétiques mais bien vous afin de m’attribuer vos propres turpitudes. Mais cela ne marche pas. Souvenez du Roi Salomon dans Mishle qui disait : « On voit en l’autre la haine qu’on lui porte »
Comment osez-vous nous resservir l’idée que seule la gauche voudrait la paix. Netanyahou veut aussi la paix mais la paix des dupes de ses prédécesseurs.
Cher ami reconnaissait que Netanyahou n’a pas que des défauts, reconnaissez dans vos écrits ses mérites afin d’apparaitre comme un journaliste objectif et non pas comme simple militant
Démocratiquement votre
R.Y DAJOUX

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Un journaliste sans opinion est généralement un godillot qui ânonne les idées des autres et qui tourne sa veste en fonction du vent politique. Il passionne rarement ses lecteurs comme il ne passionnait ceux de la Pravda.

Dès lors où un article provoque un débat courtois qui suscite le doute, c’est déjà une victoire contre l’uniformité de la pensée.

Les mêmes qui ont insulté à longueur de messages et de caricatures François Hollande durant la campagne sont les mêmes qui l’encensent aujourd’hui parce qu’il a montré son vrai visage à Toulouse.

Les mêmes qui ont traité de musulman, donc d’ennemi des juifs Barack Obama en l’affublant systématiquement de son deuxième prénom Hussein, seront les mêmes qui lui trouveront des qualités exceptionnelles durant son second mandat.

En fait il faut savoir se faire sa propre idée et ne pas suivre le troupeau bêlant.

JEAN a dit…

Tout-à-fait d'accord avec Messieurs Dajoux et André dont je reprendrai même le "pourquoi tant de haine" .

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Vous parlez de haine !

Je vous inviterai à Netivot rencontrer des enfants qui ne peuvent manger qu’aux restos du cœur.

Je vous inviterai à Hévron où nous partons demain avec des cartons de vivres et de vêtements pour aider les miséreux qui y vivent sans moyens mais avec une foi inébranlable.

Je vous inviterai à Sdérot pour rencontrer ceux qui reçoivent les «cadeaux» de Gaza tandis que les dirigeants tergiversent.

Et vous me parlez de haine alors que Netanyahou fait du surplace !

Il y a un certain désespoir en moi devant la misère qui sévit de plus en plus dans le pays du Hightech parce que l'on fait appel à moi pour témoigner.

Et je ne parle pas des religieux qui vivent de mendicité.

Merci pour vos commentaires


Réveillez-vous ! La haine est plutôt chez vous car vous ignorez tout de la réalité et que vous ne voulez pas entendre les vérités.

Je n'ai pas publié les commentaires élogieux à cet article mais je peux vous assurer qu'ils sont plus nombreux car certains ont touché du doigt la vérité.

Eliezer Zis a dit…

Malheureusement Monsieur Benillouche, vous n’avez pas encore compris, comme l’ensemble des gens de gauche et des super-laïcs, qu’Eretz Israel c’est la Terre Sainte [seule et unique] ou l’on y parle la langue sainte du Tanakh [la Bible] et qui a été donnée en exclusivité au seul Peuple Juif par le Créateur. Non ce n’est pas démagogue d’en prendre conscience, ce n’est pas vieilli et dépassé, comme le disent les gens de gauche et les laïcs… Le "politiquement correct" n’est pas ni Glatt Kosher, ni même simplement Kosher. Le Peuple Juif est différent des autres peuples, pense différemment que les autres peuples, traverse les eaux à contre-courant. Le Peuple Juif est souvent comparé aux poissons: quand ceux-ci nagent dans le sens du courant c’est qu’ils sont morts… Le Peuple Juif est le Peuple Saint, choisi par Ha-Chem, ce n’est pas moi qui le dit, c’est écrit dans la Torah, je n’y peux rien mais c’est comme-ca. Et cela nous a entrainé – et nous entraine encore – bien des déboires avec les autres nations, même si on tente de s’assimiler à celles-ci [Hitler n’a pas fait de différences entre laïcs, observants ou religieux, tous étaient voués au même sort].
Alors Monsieur Benillouche, arrêtez de penser "GOY"! Eretz Israel n’est pas Honolulu, le Portugal ou le Guatemala!... Pensez "JUIF", et vous verrez comme vous changerez d’optique, beaucoup plus vite et beaucoup plus simplement que vous ne pouvez l’imaginer.
Le Peuple Juif a traversé jusqu'à présent toute l’histoire depuis l’antiquité jusqu'à nos jours, contre vents et marées, contre tous ses détracteurs et contre toutes ces grandes civilisations qui avaient voulu le casser, l’annihiler de la face du monde… D’une manière surnaturelle ou contre nature, et malgré toutes les certitudes scientifiques qui prévoyaient sa fin, le Peuple Juif est toujours là, bien présent, avec des cicatrices certes mais bien vivant, bien plus que toutes ces civilisations qui ne sont plus, qui n’existent plus aujourd’hui; et celles qui existent actuellement sont en train de pourrir, sont dans un état de putréfaction plus ou moins avancé et n’en ont plus pour bien longtemps.
Au début de ma vie, Monsieur Benillouche, j’ai été peut-être bien plus laïc et cartésien que vous; mais D.ieu merci, nous avons actuellement les moyens d’étudier, d’apprendre et de comprendre, plus qu’auparavant, les mondes spirituels et l’existence extra-normal, ou paranormal [appelez-la comme vous voudrez]. Et alors vous comprendrez que le mode de pensée dont vous semblez souscrire est nul et non avenu, vous comprendrez alors que notre premier ministre Netanyaou ne fait pas fausse route, et probablement-même ne va pas encore suffisamment loin avec la "’HOUTZPA DE-KEDOUCHA" [le toupet sacré] qu’il le faudrait.
En toute cordialité, cordial Chalom.
Eliezer Zis
Eretz Israel

Pharmacien, a dit…

Bonjour,

Votre analyse ne manque pas de fondements. On a beaucoup beaucoup critiqué le tandem Olmert- Livni n'empêche que c'est sous leur gouvernement qu'a été "lancé" la seconde guerre du liban et l'operation plomb durci, qui n'ont apporté une periode d'accalmie.
Effectivement quand le sud est bombardé commes récemment, beaucoup de paroles, peu d'actes.

La ou je suis en désaccord avec vous c'est concernant la relation avec Obama. On peut quand meme dire qu'Obama n'est pas et de loin le president le plus pro israélien qu'on est eu...
Sa politique étrangère dans la region et au Maghreb (lâchage de Moubarak, de Ben Ali entre autre...) n'a pas été une franche réussite.
Qu'en pensez vous s'il vous plait???

Sinon votre article resume assez bien mon état d'esprit actuel, pour qui votez? (je vous rassure je n'attend aucune réponse !!!!)

Shabbat Shalom,

Boris Cohen

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@Boris Cohen

En ce qui concerne Obama nous aurons un débat dimanche à Ashdod avec Zvi Mazel et Richard Darmon qui donnera lieu à un article détaillé de ma part et une analyse de Zvi Mazel, expert en la matière.

Pour qui je vote, je vais vous donner des indices :

J'ai écrit un article fustigeant le comportement de Ehoud Olmert durant la guerre du Liban avec les 33 morts inutiles du dernier jour pour une résolution à l'ONU.

Je viens d'écrire une article critique sur Netanyahou.

J'ai écrit un article où je m'interrogeais sur la dérive inquiétante des religieux, et des orthodoxes en particulier.

J'ai écrit un article qui constatait l'atonie du parti travailliste incapable de rameuter ses militants.

J'ai critiqué Shaoul Mofaz pour ses changements de vestes honteux ainsi que Ehoud Barak pour avoir torpillé son parti.

Yaïr Lapid m'aurait plu si pour exister il ne cherchait pas à faire venir à lui tous les mécontents sans une ligne directrice.

Le seul en qui je garde mon respect est Shimon Péres mais il n'a que... 89 ans.

Merci de votre commentaire critique mais courtois.

Pharmacien, a dit…

Shavoua tov,

Je vous remercie pour votre reponse.

Je ne pourrait malheureusement pas assister a la conference de ce soir ( par contre si quelque choses est prevu a Jerusalem, j'y assisterais avec grand plaisir!!!)

Voici mon "postulat" et ma question:
Je pense qu'il fallait s'attendre avec l'election de Barack Obama en 2008 a une degradation de la relation israelo americaine.Ne serait ce qu'en raison de la position de ses plus proches conseilleirs (je pense notament a Stephen M Walt et John J Meirsheimer).

La question etait de savoir comment gerer la degradation attendue?

B Nethanyau l'as pris selon moi de haut et l'a considere comme un novice a qui il allait apprendre la vie....
On a vu le resultat.....

Pensez vous vraiment s'il vous plait qu'autre dirigeant aurait pu faire mieux?

Pour ma part, je considere que l'exemple de la France doit nous servir de leçon. La France etait nos "Etats unis" avant l'arrive de De Gaule au pouvoir ( Shimon Pères avait meme un bureau au ministere de la defense !!!) ... Et puis la relation s'est degradé petit á petit jusqu'a la guerre des 6 jours ...

Il ne faut pas considerer le lien avec les Etats unis superieurs a nos interets nationaux, car les americains eux considereront joujours leurs interets propres (ce qui est normal).

Maintenant ce qui est clair pour moi, c'est que B Nethanyau (dont j'etè pourtant un inconditionel lors de son premier mandat) navigue a vue et ne propose aucune vision ou ligne directrice.....

Cordialement,

Boris

Ps1: Pour ma part, je trouve Shimon Peres parfait au poste de president.

Ps2: Il va falloir a un moment ou un autre se decider a adopter la reconnaisance du vote blanc. Car ne pas savoir pour qui aller voter et en soi une forme de vote...