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jeudi 29 novembre 2012

29 NOVEMBRE 1947- 29 NOVEMBRE 2012 par Gérard AKOUN



29 NOVEMBRE 1947- 29 NOVEMBRE 2012

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Assemblée Générale de l'ONU

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée  générale de l’ONU adopte, à la majorité absolue, la résolution 181  qui partage la Palestine  en deux États, un État juif et un État arabe. Ce plan de partage fut accepté par les  représentants de la communauté juive en Palestine et refusé par la Ligue Arabe et les représentants de la communauté arabe de Palestine. L’État d’Israël fut créé non sans combats et l’Etat palestinien, pour reprendre la formule employée par François Mitterrand «resta en rade». Soixante cinq ans après guerres et intifada, cet État reste toujours virtuel.

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Date symbolique
Mahmoud Abbas et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne demande, à l’Assemblée Générale de l’ONU, ce 29 novembre 2012 date anniversaire symbolique, l’admission de la Palestine à cette instance,  en tant qu’État observateur non membre ; un statut identique à celui du Vatican. C’est moins  que membre de plein droit mais la Palestine pourra avoir accès aux différentes agences de l’ONU, et non des moindres, puisqu’elle pourra adhérer à la Cour pénale internationale. On n’a certainement pas oublié que l’an dernier le président de l’Autorité palestinienne  souhaitait obtenir le statut de membre à part entière qui ne pouvait être attribué que par le Conseil de Sécurité mais là, il se serait heurté au  véto américain.
Pour contourner cet obstacle, Nicolas Sarkozy avait suggéré aux palestiniens de se contenter de ce statut intermédiaire qui serait obtenu sans difficultés.  Il n’y a pas de droit de véto, la résolution est votée à la majorité simple, et les palestiniens  disposent d’un large  soutien au sein de l’Assemblée. Mais au-delà de la majorité automatique qui leur est acquise, il sera intéressant de connaitre le nombre de Capitales occidentales, en particulier européennes, qui auront soutenu la demande palestinienne.
 
Continuité française
Laurent Fabius et Mahmoud Abbas 
La France a décidé d’appuyer la demande des palestiniens, «par souci de cohérence» a déclaré Laurent Fabius, «la reconnaissance d’un État palestinien constituant la position constante de la France». Il y a donc continuité entre Nicolas Sarkozy et François  Hollande mais aussi, nécessité de renforcer la légitimité de l’Autorité palestinienne et de Mahmoud Abbas par rapport au Hamas qui vient de sortir, malheureusement, grandi de sa confrontation avec Israël, comme le pensent de très nombreux israéliens.
Une décision positive de  l’ONU, même si on considère qu’elle est symbolique confirmera  la légitimité de la création d’un État palestinien, surtout si le vote en sa faveur approche la majorité des deux tiers. Certes, elle ne changera rien sur le terrain,  le lendemain de l’admission de la Palestine à l’ONU les palestiniens  se retrouveront dans la même situation que la veille, mais elle pourrait renforcer l’option politique. La France demande une négociation sans condition et immédiate entre les  deux parties israéliennes et palestiniennes ; sera-t-elle entendue ? Les américains qui vont voter contre l’admission de la Palestine à l’ONU, la demandent aussi et ils peuvent être, s’ils le souhaitent, bien plus  persuasifs que les français ou les européens ; mais le feront-ils ?
Paradoxalement, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour les deux protagonistes : Mahmoud Abbas  sait, que sa marge de manœuvre est étroite,  que le temps lui est compté pour profiter de cette embellie et conforter sa position.  Il doit donc retourner à la table des négociations sans conditions préalables pour faire la preuve que l’option politique est plus payante que l’option militaire qui ne provoque que ruine et misère. Il sait aussi que le Hamas a été obligé de faire profil bas en se ralliant à la  demande  d’adhésion à l’ONU, mais qu’il reste opposé à toute  tentative de règlement pacifique du conflit.  Il a tout à y perdre, il n’hésitera pas à user de tous les moyens à sa disposition, la rupture du cessez le feu en est un, pour la torpiller.  
Insulter l'avenir

Les enfants des écoles fêtent Mahmoud Abbas
Quant à Israël,  dès qu’il s’est rendu compte qu’il ne pourrait  s’opposer à  ce que la Palestine obtienne le statut d’État non membre, il a décidé de ne pas mettre à  exécution les mesures de rétorsion dont il avait menacé l’Autorité palestinienne. Une prise de position  qui permet de ne pas insulter l’avenir et de n’appliquer certaines de ces sanctions que si les palestiniens utilisaient leur nouveau statut pour affronter Israël dans l’arène internationale. Israël appelle aussi les palestiniens à revenir à la table des négociations, sans conditions préalables. Aurait-il compris qu’il lui faut renforcer la position de Mahmoud Abbas et négocier avec lui s’il ne veut pas avoir le Hamas et les Frères musulmans aux portes de Tel- Aviv ?
L’entrée de la Palestine comme État non membre à l’ONU est certes symbolique mais, en choisissant cette date anniversaire  du 29 novembre 1947, et avec 65 ans de retard pour les palestiniens, elle consacre le partage  de la Palestine entre deux États, un État juif Israël et un État arabe la Palestine  dont les frontières restent à définir. Les États arabes, en votant pour ce nouveau statut de la Palestine, légitiment enfin, à leur corps défendant sans doute, l’existence  d’Israël.  Benyamin Netanyahou se grandirait en émettant un vote favorable,  à l’entrée de la Palestine à l’ONU : il confirmerait ainsi son acceptation de l’existence de deux États, et les palestiniens  comprendraient enfin  que leur avenir ne pourra se construire que par la paix et non par la guerre. On peut rêver.

3 commentaires:

aaronb a dit…

Oui vous pouvez rever... nous sommes quantites d'israeliens a ne plus rever. Oslo et son cortege de "victimes de la paix" (expression d'un cynisme revoltant), les attentats sanglants, le double discours d'arafat l'un en anglais l'autre destine aux arabes (le vrai celui-ci), sa strategie du chevL de troie, le desengagement de gaza afin de creer un "judeinreith"... Un etat palestinien en yehuah veshomron avec des missiles pointes sur le merkaz, netanyah, kfar saba, raanana devenant les.nouveaux sdeeoth, ashkelon, beer sheva... c'est cela votre reve ?Baroukh H" ayant une emounah chelema je suis persuade que cela demeurera un mauvais reve. aaron B.

airdularge a dit…

Heureusement que Mashiah arrive !
N'est-ce pas ?

Pat Quartier-PAROLEVOLEE a dit…

Il se trouvrea toujours des juifs pour ne rien comprendre aux dangers que cette situation vue comme etape de guerre par les palestiniens.
Il est a craindre que Mr Akoun en fasse partie en laissant comprendre qu'il approuve les desseins palestiniens sur un Israel si petit qu'il n'en resterait rien.

Son article endort les juifs plutot que les reveiller a des realites de nature a les mettre sur leur garde.
En un sens il y'a collaboration a la politique ennemie d'un pays qui n'est plus un ami depuis bien longtemps :La France.
Le monde et le Nouvel Obs auraient apprecie son analyse des plus superficielles.