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mercredi 20 juin 2012

LE HAMAS AU SECOURS DES FRÈRES MUSULMANS EGYPTIENS



LE HAMAS AU SECOURS DES FRÈRES MUSULMANS EGYPTIENS
Par Jacques BENILLOUCHE
Maison touchée par une roquette

                Il ne fait aucun doute que le Hamas, poussé par ses alliés Frères Musulmans d’Égypte a, le premier, décidé de réactiver le font sud en lançant des tirs de roquettes depuis Gaza. Le 20 juin, plus de 20 missiles ont été tirés dans le sud d’Israël et une fusée Grad a atterri près de Beer-Shev’a la capitale du Néguev. Des dizaines d’autres ont été tirés depuis la nuit du 18 juin.

Rupture du cessez-le-feu
            Après plusieurs mois de calme, le Hamas a revendiqué la reprise des tirs de roquettes après qu’un groupe terroriste a traversé la frontière avec l’Égypte pour faire exploser un engin explosif qui a tué un citoyen israélien qui travaillait à la construction de la barrière de sécurité entre l’Égypte et Israël. Selon la porte-parole de l’armée, Avital Leibovich, «trois terroristes armés ont pénétré en Israël à partir de l’Égypte et attendaient du côté israélien. Des véhicules ont été touchés par un engin explosif et par des tirs de RPG et de kalachnikov. L’un d’eux s’est renversé, provoquant la mort d’un ouvrier. Au cours de l’accrochage, deux terroristes ont été tués.»
Attentat au Sinaï
            Les représailles ont été immédiates puisque six palestiniens ont été tués en 24 heures alors que des milliers de jeunes passent les épreuves du baccalauréat à Gaza. Quatre sont tombés près de Beit-Hanoun au nord de Gaza tandis que deux autres au camp de réfugiés de Maghazi, au centre de la bande. L’état d’urgence a été décrété dans les localités israéliennes limitrophes de Gaza où les populations ont conviées à s’enfermer dans les abris ou dans les chambres fortifiées de leur appartement. Les brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, a revendiqué ces tirs.
Risque d’embrasement
Mohamed Morsi candidat des Frères musulmans
            Le risque d’embrasement est sérieux car le gouvernement israélien exhorte l’Égypte à reprendre le contrôle du Sinaï, perdu depuis la chute du président Moubarak. Le vice-premier ministre Shaoul Mofaz,  ne cache pas que «La situation dans le Sinaï est devenue un problème de sécurité». Zvi Mazel, expert diplomatique et ancien ambassadeur d’Israël en Égypte, explique que cette agitation est liée aux élections présidentielles : «Pendant ce temps, des attentats terroristes visant Israël à partir du Sinaï et dont le Hamas ou les organisations palestiniennes sont responsables montrent bien que ces mouvements misent sur la victoire de Morsi, une victoire qui signifierait un nouveau durcissement du régime contre Israël… L’armée égyptienne ne voit ni la nécessité, ni l’intérêt de provoquer une confrontation avec Israël.»

          Il analyse par ailleurs le risque couru par Israël en cas d’élection du candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi. La confrérie pousse ses alliés du Hamas à agir pour faire pression sur l’armée égyptienne tandis que Zvi Mazel étaye son analyse : «il est probable que la frontière entre Égypte et Gaza serait largement ouverte, laissant passer hommes, marchandises et bien entendu armes et munitions. Le Hamas serait alors considérablement renforcé et serait en mesure d’obtenir des armements de pointe lui permettant d’intensifier ses attaques contre le sud d’Israël.  Les attentats de ce début de semaine ne sont peut-être que le signe annonciateur d’une nouvelle vague terroriste. »
Chars israéliens en position
Depuis la chute du président Moubarak, d’autres dirigeants israéliens ne cachent pas leur volonté d’escalade qui viserait le Sinaï. Ils n’excluent pas l’idée d’une réoccupation partielle du Sinaï pour assurer la sécurité d’Israël. Ils souhaitent même une action militaire qui aurait pour objectif de nettoyer la zone frontalière sur une distance de sécurité de 30 kms comme ils l’avaient fait, à une certaine époque, à  la frontière libanaise. D’ailleurs, des chars de Tsahal ont été positionnés à la frontière égyptienne en contradiction avec le traité de paix signé en 1979. La menace est à peine voilée.
Les analystes israéliens penchent vers une stratégie des Frères musulmans qui, pour contrecarrer la reprise en main du pouvoir par la junte militaires égyptienne, sont prêts à une déflagration qui changerait la donne dans tout le Moyen-Orient. L’avenir de la paix dans la région est entre les mains des militaires égyptiens, soutenus de manière officielle par les États-Unis.

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