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jeudi 24 mai 2012

LES SIX, ISRAËL ET L’IRAN par Gérard AKOUN



LES SIX, ISRAËL ET L’IRAN

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Le directeur de l'AIEA à Bagdad

Depuis hier, les grandes puissances, mandatées par l’ONU les «5+1 » (Etats Unis, France, Royaume uni, Chine, Russie et Allemagne)  débattent, à Bagdad, avec l’Iran pour  obtenir de ce pays, l’arrêt de la course au nucléaire militaire qu’il mène, déjà, depuis plus de dix ans. Jusqu’à présent, les nombreuses réunions qui avaient eu lieu, n’avaient pas abouti.


 
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Nucléaire militaire

Les iraniens soutenaient, contre toute évidence, qu’à travers leur programme nucléaire, ils  poursuivaient  des objectifs  civils et non militaires et qu’ils respectaient le traité de non prolifération nucléaire dont ils étaient signataires. Pendant des années, forte du soutien de la Russie et de la Chine qui s’opposaient à des sanctions économiques ou financières trop lourdes, la diplomatie iranienne a réussi à braver le monde occidental, à éviter de véritables inspections de ses sites nucléaires par l’AIEA, à en dissimuler  certains, tout en  continuant à développer son programme militaire.
Mais l’étau s’est, quand même, resserré autour de l’Iran : la fiction d’un nucléaire à vocation civile, n’est plus soutenable, les sanctions produisent leur effet et elles vont s’aggraver à partir du 1er juillet avec l’entrée en vigueur de l’embargo pétrolier décrété par l’Union Européenne. De plus  le recours à l’option militaire, dont  jusqu’à présent Israël, le plus menacé par l’armement nucléaire iranien, se faisait, seul, le champion, n’est plus totalement écarté si les iraniens ne sont pas ramenés à la raison. D’ailleurs, si ce n’était pas le cas, Israël a averti qu’il interviendrait, même sans le soutien  américain,  pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire avant que le point de non retour ne soit atteint.

Accord intermédiaire

Cette réunion aurait, selon certaines sources diplomatiques, quelques chances d’aboutir, non pas à une liquidation  du contentieux nucléaire mais à un accord intermédiaire entre les Six et l’Iran qui permettrait de faire baisser la tension dans la région. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et, s’il est exact que les sanctions commencent à produire des effets délétères sur l’économie iranienne et que la population en subit les conséquences, il n’est pas certain que l’Iran se sente contraint d’accepter les conditions posées par les Six. Ils vont, en effet exiger que l’Iran cesse la production d’uranium enrichi à 20%, dans le site souterrain  Fordo situé prés de Qom, qu’il en évacue les 140kgs qu’il posséderait vers l’étranger- 250kgs sont nécessaires pour fabriquer une bombe- et qu’il se soumette à tous les contrôles que l’AIEA exigerait. Il  pourrait néanmoins produire de l’uranium enrichi à 3,5% à usage civil.
En contre partie, et à condition que l’Iran applique ces mesures, preuve à l’appui, les nouvelles sanctions prévues à compter du 1er juillet ne seraient pas appliquées, mais pour autant celles en cours ne seront pas levées. Pour cela il faudra que les iraniens, qui n’ont jamais été avares de promesses non tenues, démontrent qu’ils  négocient réellement et pas seulement  pour obtenir une levée des sanctions.

Désaccord israélien

Si l’Iran jouait le jeu honnêtement, il ferait partie de ces pays, ils sont bien une vingtaine de par le monde, qui ont la capacité  de fabriquer la bombe mais qui restent au seuil. Pour les Six, ce serait un compromis acceptable, il l’est beaucoup moins pour Israël qui ne fait pas confiance aux iraniens dont les dirigeants civils ou militaires continuent à clamer «qu’ils veulent détruire Israël, l’anéantir, que le régime sioniste est une tumeur cancéreuse qui doit être amputée et sera amputée». Les israéliens exigent que le site souterrain de Qom soit démantelé ainsi que le site d’essais d’explosifs de Parchin ; ils refusent que Téhéran soit même autorisé à produire de l’uranium enrichi à 3,5%. Ils sont en désaccord avec les américains et l’Union Européenne.
La France, qui avec Sarkozy, était la plus dure vis-à-vis de l’Iran, s’est totalement alignée sur les positions américaines. Les israéliens restent, eux,  persuadés, à tort ou à raison, que les iraniens ne cherchent, une fois de plus, qu’à gagner du temps et qu’ils restent toujours aussi menaçants et dangereux. Ehoud Barak,  le ministre de la Défense, a prévenu : «Il est clair, pour les dirigeants du monde entier, qu’au bout du compte, dans les domaines cruciaux pour sa sécurité ou son avenir, le gouvernement israélien est le seul à prendre ses décisions». On ne peut que l’approuver.

1 commentaire:

Hubert NATAF a dit…

L'Iran va accéder au statut de grande puissance en négociant avec Mme Ashton, une anti-Israel professionnelle, gagner du temps dans ses projets; est ce que les Sunnites accepteront d'être aussi les dindons de la farce.