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lundi 26 décembre 2011

AFFAIRE SAKINEH : TAILLE DES PROJECTILES



AFFAIRE SAKINEH : TAILLE DES PROJECTILES

Par Jacques BENILLOUCHE



L’affaire Sakineh concerne la veuve iranienne accusée d’adultère et condamnée au mieux à des centaines de coups de fouet et au pire, à la lapidation. Le monde entier s’était mobilisé pour cette malheureuse femme, et en particulier la première Dame de France, Carla Sarkozy. On en reparle à nouveau car la peine n’a pas encore été appliquée mais les autorités iraniennes traînent des pieds de crainte d’être taxées de faiblesse ou d’indulgence.

On en sait un peu plus sur le déroulement de la lapidation pour une femme. La condamnée doit être enterrée jusqu’à la poitrine et selon le code pénal islamique, des projectiles de taille moyenne doivent être lancés. Mais le choix des pierres est fondamental et doit répondre à des critères juridiques précis : «pas trop grands pour qu’un ou deux ne suffisent pas à tuer, mais pas trop petits. En d’autres termes, à peu près la taille d’une mandarine». Il faut, pour que le spectacle soit payant, que la sanction soit dissuasive et que «la procédure prenne au moins une demi-heure». Les curieux spectateurs doivent en avoir pour leur argent.

On constate ainsi que les mollahs sont très précis dans leur règlement et que tout est codifié pour éviter les excès ou les négligences. Mais une information en provenance du frère de Tariq Ramadan, Hani, qui se présente sous les traits d’un islamiste "moderne", vient nous réconforter. D’abord il rassure : «la mort lente d'un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d'une personne lapidée ?». Il doit certainement considérer que les malades du sida paient la sanction qu’ils méritent. Mais il nous réconforte aussitôt en précisant que, pendant la mise à mort inhumaine, «il était interdit d’insulter la coupable et après sa mort, on prie pour elle.»

Ouf, On respire ! Il ne manquait plus que le public assoiffé de sang veuille en plus insulter la dame Sakineh. Elle pourra mourir tranquille, en silence. Ses cris ne seront pas couverts par des insultes et, privilège ultime, des prières seront dites à son intention pour qu'elle puisse rapidement rejoindre l’enfer du Ciel qui lui paraîtra bien plus clément que celui qui existe sur terre, en Iran.

Mais on vient d’apprendre que la peine de mort par lapidation prononcée contre l’iranienne Sakineh, condamnée pour adultère alors qu’elle était veuve, pourrait être transformée en pendaison, rapporte l’agence de presse Isna. Il semblerait que les mollahs n’aient pas trouvé les pierres de taille conforme au code pénal islamique. La mort par pendaison sera plus douce.

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