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jeudi 1 septembre 2011

Journal de campagne : GIL TAIEB DANS UNE BASE DE GALILEE



ELECTIONS 2012
JOURNAL   DES  CAMPAGNES

La campagne électorale des candidats commence à peine. Après avoir publié trois interviews, nous avons décidé de rapporter régulièrement les étapes les plus significatives de leurs déplacements auprès des électeurs à la fois pour cerner les personnages et pour cibler concrètement le programme qu’ils comptent appliquer s’ils étaient élus. 


GIL TAIEB DANS UNE BASE DE GALILEE

Par Jacques BENILLOUCHE
                 

           Un autobus avait été mis à la disposition des soutiens de Gil TAIEB dont certains étaient venus directement de Paris pour se mêler aux israéliens et pour soutenir celui qu’ils espèrent voir en tête des élections. Il avait tenu à notre présence même passive, uniquement pour témoigner de faits concrets. Les organisateurs avaient invité plus de vingt couples curieux et enthousiastes. Certains devaient assister pour la première fois à cette sorte de campagne électorale bon enfant mais pourtant sérieuse puisqu’il s’agissait de se rendre dans une base militaire en Galilée supérieure pour offrir aux soldats un sépher Torah.

Retour à la spiritualité

            Le colonel de la base avait bien fait les choses puisque, en l’honneur de Gil TAIEB, il avait fait venir la chorale militaire au grand complet avec son orchestre de musiciens vêtus de l’uniforme de Tsahal. Même si l’on est réfractaire à la religion, il était difficile de ne pas être touché par ces jeunes en tenue de combat, portant kippa, et dansant pour conjurer le sort qui mettait en danger leur vie pour la sécurité de leur pays. Les hommes ont souvent besoin de ce retour à la spiritualité quand ils n’ont plus de remèdes temporels.  
Gil se sentait dans son élément puisqu’il semblait connaitre les officiers et les subalternes qui l’apostrophaient avec beaucoup de respect malgré leurs galons et leurs états de service. Il avait vécu, avec certains d’entre eux, quelques heures dramatiques au moment de la guerre du Liban de 2006 au cours de laquelle il avait tenu à apporter le message de soutien des juifs français. Les dernières lettres du sépher Torah étaient complétées par les différents invités qui apposaient ainsi, sur le parchemin sacré, la marque indélébile de leur identité juive pour les générations à venir.
            Je lui avais transmis les critiques de ceux qui le considèrent comme un candidat communautaire. Il avait rétorqué que pour lui, les juifs de France et d’Israël constituaient un tout, une même entité, un même peuple, une même communauté et qu’il acceptait d’être taxé de communautarisme si ce concept englobait Israël dans sa totalité. Servir la communauté française et Israël est pour lui un tout indissociable.

L’hôtel de la vie

            Contrairement à la communauté anglo-saxonne qui est très solidaire et très généreuse lorsqu’il faut aider l’Etat juif, les français ne sont pas réputés pour mettre souvent la main à la poche lorsqu’il faut aider des populations en difficulté sociale ou financière. A voir les différents noms, aux frontons des universités et des hôpitaux, on ne peut que déplorer que les millionnaires français n’aient pas cru devoir immortaliser le nom de leur famille par un don généreux. Cette critique avait touché Gil TAIEB qui a tenu à prouver que les français n’avaient à rougir d’aucun complexe.  En 1993, il avait réussi à sensibiliser quelques amis donateurs français pour acheter un hôtel en difficulté, à Kiryat Chemona, pour la somme de 12 millions de dollars au seul profit des jeunes militaires grâce à l'association ABSI.
            Cette sorte d’auberge de jeunesse de luxe permet à des centaines de jeunes recrues, usés par les exercices, à prendre un repos mérité, nourris et logés gratuitement en redevenant civils pendant quelques jours, entre deux opérations, entre deux exercices, entre deux combats, entre deux luttes contre la Dame de l’Aube qui, avec son baiser mortel, vient toujours faucher à la fleur de l’âge des soldats qui défendent leur patrie. 

Le bruit et la vie

            Il ne s’agit pas de prendre position pour un candidat car nous tenons à notre neutralité dans cette lutte fratricide. Mais en vivant une journée et une nuit avec ces jeunes soldats, des bambins presque, il n’est pas possible de rester insensible à ceux qui personnifient l’avenir du pays et de notre sécurité. A voir ces gamines blondes d’origine russe ou ces visages brûlés, traduction littérale du mot éthiopien, venir nous rejoindre au breakfast avec le fusil mitrailleur en bandoulière qui racle le sol tant il est trop grand pour elles, on a un certain regret pour nos cheveux blancs et pour notre indifférence de les savoir au front, à la frontière libanaise ou syrienne, alors que nous débattons de sujets stériles et complètement déplacés. Nous leurs avons pardonné de nous avoir fait passer un sommeil agité tandis qu’ils réveillonnaient pour la nuit, pour ne pas perdre une minute de vie et une minute de bonheur loin de leur base.
            L’objectif de Gil TAIEB, ne soyons pas naïfs, était bien sûr de nous mettre en face de réalisations concrètes, qui lui ont pris du temps, de la patience et de la sueur. Il n’aime pas les mots parce qu’il reste modeste et qu’il ne cherche pas à épater. Il a laissé cette tâche à ses amis de l’autobus qui ont vanté ses qualités à sa place. Il veut prouver que les 250.000 dollars qu’il collecte tous les ans, pour permettre le fonctionnement de ce centre de militaires, sont bien utilisés et que pour lui c’est la preuve qu’il peut être au service de son peuple en France aussi bien qu’en Israël. Il sait que certains l’accusent de ne pas faire de la haute politique mais il préfère être terre à terre et croire à sa candidature parce que les faits parlent pour lui. Il espère que les électeurs songeront à lui lorsqu’ils seront face à leur bulletin de vote.         

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