ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

vendredi 3 juin 2011

BILLET D’HUMEUR : UN DEBAT DESOLANT




BILLET D’HUMEUR : UN DEBAT DESOLANT

Par Jacques BENILLOUCHE

                 
Ecouter le texte radiodiffusé en cliquant sur le triangle noir

video

         Les querelles qui s’affichent au grand jour entre dirigeants juifs sont désolantes et elles finiront par lasser par l’effet désastreux qu’elles génèrent. Un poste de député des français de l’Etranger est en jeu, suscitant des échanges indignes des postulants. L’absence d’idées nouvelles, la pauvreté des arguments et surtout les attaques personnelles dénaturent la finalité de cette élection qui devrait avoir lieu en 2012. Elle laisse le temps aux partisans de chaque bord de continuer à se déchirer dans un spectacle qui ira crescendo et dont le paroxysme mènera, par dépit, à l’élection d’aucun candidat issu de la communauté juive. De toute façon, le poste est purement honorifique, bien payé de surcroit,  parce qu’un seul député sur 577 n’a aucune chance de faire avancer d’un pouce les éventuelles revendications des français d’Israël. Mais encore faudrait-il que la liste des besoins des expatriés soit détaillée et que les candidats nous informent des méthodes qu’ils comptent user pour les résoudre.

                Quatre candidats se sont déjà déclarés sur un programme qui attend d’être mis au point. Ils comptent essentiellement sur les 200.000 français immatriculés en Israël  dont peu d’entre eux participent aux élections françaises ; 20% à peine selon les chiffres du consulat français ce qui ne suffit pas à se passer des voix venant des autres pays. En effet, Israël fait partie de la huitième circonscription comprenant également l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Saint-Siège, Chypre, la Grèce et la Turquie. Le député est élu à la majorité des voix s’exprimant dans ces pays.

                L’effet dévastateur des querelles de personnes n’encouragera pas les électeurs à se déplacer pour voter alors que de nombreux français religieux, habitant à Jérusalem ou dans les territoires, s’estiment peu concernés par un sujet  qu’ils ont abandonné au pied de l’avion qui les menait à leur nouvel avenir israélien. La politique française ne les touche plus car ils ont beaucoup à faire avec la réalité politique et économique d’Israël. Ils l’ont affirmé lors de deux réunions de campagne  auxquelles j’ai assisté et où la pauvreté du débat dépassait l’entendement.

                Avec les arguments qui ont été avancés et les combats fratricides déjà engagés, il est fort probable qu’aucun des quatre candidats ne sera au deuxième tour car il est une constante parmi les francophones israéliens : moi ou le chaos. Ils refusent l’exigence de l’union et n’ont aucune notion d’efficacité électorale. Aux élections locales, trois listes à Netanya et trois autres à Ashdod se disputaient les voix des originaires de France avec un résultat dramatique puisqu’aucun conseiller municipal de ces listes n’a atteint le minimum pour être élu, en raison de l’éparpillement des voix. Les francophones n’avaient plus qu’à s’adresser aux russes pour défendre leurs intérêts. 

                En 2012, le scénario risque de se renouveler et de porter à l’Assemblée Nationale un représentant italien ou turc chargé de défendre les juifs francophones israéliens. La leçon n’aura pas été entendue.

Aucun commentaire: