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vendredi 15 avril 2011

BILLET D’HUMEUR : LA SANCTION INTROUVABLE



BILLET D’HUMEUR : LA SANCTION INTROUVABLE

Par Jacques BENILLOUCHE

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Aucune sanction ne sera à la hauteur du crime abominable qui a été perpétré à Itamar contre la famille Foggel de cinq personnes, dont un bébé de quelques mois, égorgées en pleine nuit de Shabbat. La vengeance ne fait pas partie de la culture juive qui a toujours tendance à pardonner même si ce qui a été commis reste irréparable. 


L’un des deux assassins a été arrêté sur la foi certainement des traces ADN qu’il a imprimées sur ses victimes. Il ne s’agit pas d’un crime de rôdeur ni d’un forfait perpétré par un déséquilibré mental mais d’un acte politique prémédité qui ne peut avoir aucun justificatif quelque soit la cause défendue. L’assassin, Ahmed Daraushe du village de Talusa, au nord de Naplouse, est un officier des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne. Sa maison a été cernée durant plus de quatre heures mais « notre héros » n’a pas eu le courage de se battre contre les militaires qui ont dû, de ce fait, lui laisser la vie sauve. Il a préféré se rendre pour couler ses vieux jours en prison, sachant qu’une amnistie viendra certainement le délivrer, un matin.

Le Talmud écrit qu’il faut pardonner, sous peine d’humilier ou de décourager celui qui demande cette faveur. Mais le pardon est subordonné au repentir et à la réparation. La réparation est importante dans le judaïsme, car c’est une question de justice. Mais le problème qui se pose aux adeptes des Livres sacrés concerne  la nature de cette réparation quand la vie a été ôtée délibérément. La place du pardon dans la Torah et dans la religion juive est bien définie. Le rabbin Haïm Korsia la précise : « Le pardon est la trame fondamentale de la Bible. Il n’y aurait pas d’humanité sans pardon, c’est-à-dire sans la magnanimité de Dieu, sans la capacité que Dieu laisse à l’Homme de se repentir, la chance qu’il lui offre de se reconstruire. Tout l’enjeu de la Bible tient dans cet équilibre : l’Homme va fauter mais il garde la confiance en Dieu par l’intermédiaire du pardon »

Cette interprétation des textes sacrés reste difficile à assimiler dans le cas qui nous préoccupe. Les parents et grands-parents de ceux qui ont été massacrés, des craignant-Dieu, auront à méditer sur l’absence de peine de mort, pour les assassins de bébés, dans notre pays trop démocratique.

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