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mercredi 20 avril 2011

BILLET D’HUMEUR : LA MORT SANS NATIONALITE



BILLET D’HUMEUR : LA MORT SANS NATIONALITE

Par Jacques BENILLOUCHE

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Nous avons suffisamment fustigé le comportement du Quai d’Orsay, souvent anti-israélien, pour relever, avec intérêt et objectivité la prise de position de l’un de ses représentants en Israël. L’occasion en a été donnée avec la mort du jeune Daniel Viflic, un adolescent israélien de 16 ans, grièvement blessé le 7 avril par le tir d’un missile anti char contre un bus scolaire, à partir de la bande de Gaza. Ce tir avait été revendiqué par les Brigades Ezzedine Al-Qassam, le bras armé du Hamas, qui ne mesurent pas que l’action contre des populations civiles ne les grandit pas et discrédite un  combat qualifié de lâche.

La victime n’était pas française et pourtant, le chargé d'affaires de l'ambassade de France a tenu à se déplacer personnellement et à présenter, le 18 avril, ses condoléances à la famille. Il s’agit d’un geste engagé et innovant qui cautionne la politique du gouvernement français à l’égard d’Israël car le diplomate s’était rendu à la « shiva tenue à la mémoire de Daniel Viflic, pour présenter au nom d’Alain Juppé, Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, ses condoléances à la famille ». Il a rappelé à cette occasion que « la France avait condamné avec la plus grande fermeté cette attaque terroriste et a assuré la famille de notre sympathie devant les conséquences tragiques de cette violence inqualifiable ».

Il s’agit pratiquement d’une première, d’un acte qui préfigure peut-être une nouvelle sensibilité politique française, à l'encontre des attentats aveugles et à l’égard d’Israël, prônée par le nouveau ministre des affaires étrangères. Cette condamnation du Hamas, sans contrepartie, est une prise de position diplomatique ferme à laquelle nous étions peu habitués  d'autant plus qu'elle n’était pas couplée avec une condamnation implicite de l’Etat d’Israël, souvent voué aux gémonies, et toujours coupable même lorsque les faits à son actif étaient probants.

L’Ambassade de France, sous la responsabilité de Christophe Bigot, a tenu ainsi à démontrer, aux yeux du monde libre, que les morts n’ont pas de nationalité et que la violence ne pouvait jamais se justifier, à fortiori lorsqu’un jeune religieux, un enfant de Dieu, en est la victime.  Mais à Gaza, tout est violence et le peuple, soumis aux islamistes, paie les errances de ses dirigeants qui ne veulent pas assimiler le postulat que chaque mort juif éloigne d'autant l'espérance d’une paix entre les peuples.

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