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mercredi 9 mars 2011

BILLET D’HUMEUR : MARINE LE PEN EN VICTIME



BILLET D’HUMEUR : MARINE LE PEN EN VICTIME


Par Jacques BENILLOUCHE



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J’ai toujours été contre la censure car elle rehausse celui qui en est la victime et l’on obtient souvent l’effet inverse escompté. En interdisant à Marine le Pen de s’exprimer, elle devient aussitôt une victime et elle noie dans ce refus sa phraséologie détestable. Il faut au contraire l’entendre dans un débat où l’art du journaliste serait de contrer chacune de ses idées pour en faire sortir l’inanité. Des questions dures, franches et brutales, non communiquées à l’avance, auraient eu un impact plus dense que le silence qui lui permet d’y enfouir tout ce qui la gène. 

Il faut se battre pied à pied, argument contre argument pour extirper la vraie nature du F.N. Un vrai débat, avec un contradicteur qui n’a pas froid aux yeux et qui possède à fond son dossier d’arguments tangibles, ferait peut-être réfléchir 1% à 3% des sondés impressionnés par l’extrême-droite et cela aurait été une première victoire. On arrive à convaincre par la parole et non par le mépris ou le silence qui permet à l’adversaire de choisir son propre terrain où il excelle. Je suis donc solidaire de ceux qui, à RadioJ, avaient eu l’initiative de se mesurer à elle.

Je me souviens du débat entre Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen où le leader d’extrême-droite avait été, en termes de boxe, K.O debout. On guérit le mal par le mal et se cacher derrière le paravent de l’horreur ne représente pas un combat loyal. Il faut avoir le courage de s’opposer à ceux qui ne nous aiment pas en leur montrant notre capacité à les affronter, de face, comme Israël affronte souvent de face ses ennemis. Les absents ont toujours tort.

Certes, on tombe très vite sous le charme de cette blonde qui sait mieux que son père manier le verbe pour le rendre plus lisse mais, passés les premiers instants, on réintègre la réalité brûlante. J’en parle en connaissance de cause. Je l’ai affrontée pendant une heure dans son fief du Front National alors qu’elle avait accepté de répondre, pour la première fois, aux questions d’un journaliste israélien dans un débat enregistré pour éviter les contestations et les démentis. Je n’avais pas pu convaincre ma rédaction d’alors qui estimait que ce serait lui faire beaucoup trop de publicité. Aujourd’hui encore beaucoup pensent qu’il faut l’ignorer. Pourtant, elle n’a pas eu besoin de moi puisque les sondages l’ont mise au firmament.

J’avais alors certainement raison de vouloir publier sa prose mais il n’est jamais trop tard pour faire parler celle dont tout le monde a peur aujourd’hui et qui se réjouit des combats gagnés d’avance, faute de combattants. J’ai décidé de publier cette interview et cela réjouira ceux qui, en Israël, lui voue une passion immodérée exprimée à longueur de mails. Elle me vaudra aussi les injures habituelles des adeptes de l'obscurantisme et de la désinformation qui sont les champions du boycott et de la censure et qui pensent que le silence est l’arme suprême. Chacun mène le combat comme il l’entend.

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