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samedi 22 janvier 2011

BILLET D'HUMEUR : MAIS QU'ALLAIT FAIRE M.A.M DANS CETTE GALERE ?



BILLET D'HUMEUR : MAIS QU'ALLAIT FAIRE M.A.M DANS CETTE GALERE ?

Par Jacques BENILLOUCHE



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La recherche d’équilibre à l’égard des israéliens et des palestiniens dans les actes politiques n’est pas toujours payante : un coup à Gaza, un autre coup à Sdérot. La volonté de Michèle Alliot-Marie d’inaugurer son nouveau poste par une visite aux dirigeants du Hamas était à l’évidence une maladresse dont les fonctionnaires du Quai d’Orsay sont responsables. La visite mettait de l’huile sur le feu, n’apportait rien à la compréhension du problème israélo-arabe et rehaussait le prestige des islamistes en affaiblissant l’Autorité palestinienne. En donnant une assise internationale à un gouvernement en indélicatesse avec son président, il était évident que les déboires étaient au bout du chemin, à priori lorsque la visite est mal préparée et la sécurité de la délégation fortement négligée.
Il se pourrait même que le hasard ne soit pour rien dans les menaces directes proférées simultanément par Oussama Ben Laden contre la France et surtout, contre les otages français, car Gaza est devenue un bastion dur de l’implantation d’El Qaeda dans la région. Ce saupoudrage de bons sentiments une fois à l’égard des israéliens, puis des parents de Guilad Shalit et enfin des habitants de Gaza ne pouvait certainement pas satisfaire toutes les parties.

La ministre des affaires étrangères française n’a pas appris la leçon des déboires que Lionel Jospin avait subis, le 26 février 2000, lors de sa visite à l’Université de Bir Zeit. Il s’était  fait caillasser et pratiquement lyncher par une foule d'étudiants arabes palestiniens parce qu’il avait, la veille, qualifié les agressions anti-israéliennes du Hezbollah d'actes de terrorisme. Les intégristes, forts de leur capacité de nuisance, exigent l’exclusivité des attentions à leur égard et ne supportent pas qu’on dialogue avec leurs ennemis. 

Il était difficile de faire confiance aux sympathisants d’El Qaeda qui ont pris pied à Gaza alors qu’à  travers le message de Ben Laden, l'organisation terroriste considère la France comme son pire ennemi. Ces informations étaient pourtant portées à la connaissance du ministère des affaires étrangères. L’ensemble des pays occidentaux avait acquis la certitude que le Hamas était devenu le relais d’El Qaeda au Proche-Orient mais le Quai d’Orsay feignait de l’ignorer. Il a décidé d’envoyer au feu sa ministre en se doutant pourtant que l’image de la France avait évolué puisque les terroristes s’en prennent à présent aux français. D’habitude prompt à réprimer les manifestations de rue, par le sang s’il le faut, le Hamas a prémédité la réaction négative de ses membres qui avaient préparé des panneaux d’insultes et stocké des objets devant atteindre la ministre. 

Ces visites n’ont aucun intérêt politique, sinon médiatique, et ne font pas avancer la cause de l’une ou l’autre des parties qui cherchent uniquement à en découdre. Le sujet est difficile et d’autres, plus expérimentés, y ont laissé des plumes. La diplomatie secrète est celle qui convient le mieux à ces problèmes compliqués. Il est étonnant que les conseillers de Michèle Alliot-Marie aient pu lui organiser un voyage prématuré alors qu’elle est déjà peu crédible à son poste de circonstance, acquis par défaut, et alors que rien, dans sa carrière précédente, ne la préparait à aborder les affaires internationales de son pays. Son excellente connaissance de la Tunisie ne la prédisposait pas pour autant à rencontrer une population  qui n’a pas la même tradition de l’hospitalité.

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