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samedi 21 juillet 2012

TROP BÊTE DE MOURIR À VÉLO Par Bely



TROP BÊTE DE MOURIR À VÉLO

Par Bely

copyright ©  Temps et Contretemps


Il est toujours trop tôt pour mourir…C’est déjà tellement triste de devoir céder la place sans savoir quand, sans savoir vers quelle destination,  sans que l’on sache même très bien pourquoi…  (Sauf Foi chevillée au corps) ! Et pour celles et ceux qui restent, le chagrin de perdre un être cher est suffisant pour que l’on puisse s’interroger sur le bienfondé d’éventuelles circonstances aggravantes ajoutées à son corps défendant ! 


Pourquoi l’injustice de voir partir l’un fauché à la fleur de l’âge, l’autre non identifiable parce qu’horriblement déchiqueté dans un attentat comme celui commis en Bulgarie, un troisième bien décidé à ne pas devancer son temps, de décéder parce qu’il faut bien trépasser lorsque vieillesse est dépassée….
        Cette trop courte liste n’est pas exhaustive….

Giora Tzahor


Il représente l’exemple même d’une mort qui ne lui va pas au teint. Arrivé peu à peu grâce à un courage, une volonté, une opiniâtreté exemplaires au sommet de la branche «opérations spéciales» du Mossad, ce valeureux aime à plaisanter cette organisation mythique dont la seule évocation du nom fait trembler tout un chacun dans un pays où tout le monde connait tout le monde.
Le plus célèbre des hommes sans visage (le gouvernement a interdit la diffusion de son portrait) participe à moult conceptions, à la résolution de tant et tant de plans, tous tournés vers un seul objectif : la survie d’Israël ! Il mène de main de maître toutes les opérations sur le terrain, dirige quantité de missions spéciales à l’étranger, quantité de manœuvres, toujours sur le front, jamais en retrait !
Juste récompense à la manifestation de sa bravoure durant la Guerre des Six-Jours, il commanda les chars pendant les combats à Naplouse. Gravement blessé et évacué à la fin des combats il reçut la médaille du courage six ans plus tard.
Et ce Héros d’Israël, qu’aucun ennemi ne réussit à abattre, est mort à soixante-dix ans bêtement, pour autant qu’il existât des morts intelligentes, à vélo sur une route très ordinaire dans le plus banal des accidents de la circulation routière, un soir pareil à tous les autres.
  

2 commentaires:

Max SITBON a dit…

les héros n'ont pas besoin de monuments. Leurs actes de bravoures suffisent pour perpétuer leur mémoire. ( Adapte de MIchneh Shekalim )

Max SITBON a dit…

À la réflexion, c'est louche ça : un chef du Mossad, même rangé des voitures, victime d'un accident de voiture. Tué par un camion !