TROP BÊTE DE
MOURIR À VÉLO
Par Bely
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Il est toujours trop tôt pour mourir…C’est déjà tellement triste de devoir céder
la place sans savoir quand, sans savoir vers quelle destination, sans que l’on sache même très bien pourquoi… (Sauf Foi chevillée au corps) ! Et pour celles
et ceux qui restent, le chagrin de perdre un être cher est suffisant pour que
l’on puisse s’interroger sur le bienfondé d’éventuelles circonstances
aggravantes ajoutées à son corps défendant !
Pourquoi l’injustice de voir partir l’un fauché à la fleur de l’âge, l’autre
non identifiable parce qu’horriblement déchiqueté dans un attentat comme celui
commis en Bulgarie, un troisième bien décidé à ne pas devancer son
temps, de décéder parce qu’il faut bien trépasser lorsque vieillesse est
dépassée….
Cette trop courte liste n’est pas exhaustive….
Cette trop courte liste n’est pas exhaustive….
Giora Tzahor
Il représente l’exemple même d’une mort qui ne lui
va pas au teint. Arrivé peu à peu grâce à un courage, une volonté, une
opiniâtreté exemplaires au sommet de la branche «opérations spéciales» du
Mossad, ce valeureux aime à plaisanter cette organisation mythique dont la seule évocation du nom fait trembler tout un
chacun dans un pays où tout le monde connait tout le monde.
Le plus célèbre des hommes sans visage (le gouvernement a interdit la
diffusion de son portrait) participe à moult conceptions, à la résolution de tant
et tant de plans, tous tournés vers un seul objectif : la survie d’Israël ! Il mène de main de maître toutes les opérations sur le terrain,
dirige quantité de missions spéciales à l’étranger, quantité de manœuvres,
toujours sur le front, jamais en retrait !
Juste récompense à la manifestation de sa bravoure durant la Guerre des Six-Jours,
il commanda les chars pendant les combats à Naplouse. Gravement blessé et
évacué à la fin des combats il reçut la médaille du courage six ans plus tard.
Et ce Héros d’Israël, qu’aucun ennemi ne réussit à abattre, est mort à
soixante-dix ans bêtement, pour autant qu’il existât des morts intelligentes, à
vélo sur une route très ordinaire dans le plus banal des accidents de la
circulation routière, un soir pareil à tous les autres.

















2 commentaires:
les héros n'ont pas besoin de monuments. Leurs actes de bravoures suffisent pour perpétuer leur mémoire. ( Adapte de MIchneh Shekalim )
À la réflexion, c'est louche ça : un chef du Mossad, même rangé des voitures, victime d'un accident de voiture. Tué par un camion !
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