Bely répond à la
chronique de Sarah Oling ; le débat est vif pour notre plus grand plaisir.
LA NON
PRIÈRE…
Par Bely
A vous qui
trouvez dans la prière
Une réelle
source de consolation
Qui pouvez
porter en bandoulière
Tristesse,
malheur, consternation
Vous qui
réussissez à absoudre hier
D’un Ave,
deux Maria, trois expiations
Chapeau bas,
vous pouvez être fière
A vous qui
cherchez dans la prière
Clémence,
pardon, compréhension
Qui visez une
hypothétique charnière
Entre la
bonté de D. et ses exactions
Vivez le
présent de toutes manières
Qu’il soit ou
pas, jamais d’exceptions
Vous avez le
style, le fond, la manière
Vous possédez
la vérité sans concessions…
A vous qui
exprimez ce besoin de prières
Que je ne
peux accepter comme solution
Lorsque ne
reste que la voie du cimetière
Lorsque D. ne
répond pas à LA question
Où vont les
purs en traversant la rivière
Ou vont tous
les assassins sans punition
Qui croire
dans l’inhumaine fourmilière
Comment
trouver la moindre consolation
Dans la
supplique d’un D. de non lumière
Un D. de non
vie, un D. d’abominations
Qui s’amuse
de vous, de moi, de nous, pauvre poussière...















2 commentaires:
Cette prière m’a interpelée et même si je respecte les idées de celui qui l’a écrite, je ne peux pas y adhérer car pour moi D-ieu est tout sauf un D-ieu de non-lumière, de non-vie et d’abominations pas plus qu’un D-ieu qui s’amuse de vous , de moi, de nous,
Mais pour trouver D-ieu, il faut d’abord croire en Lui, respecter les commandements qu’il nous a donnés, non pas comme des ordres mais comme des remparts, comprendre aussi que D-ieu nous laisse libres d’agir à notre convenance et nous laisse choisir d’être assassin ou homme de bien.
Les crimes viennent de nous, l'injustice est notre fait et D-ieu nous regarde.
Il ne s'agit pas pour moi de répondre par une critique... Nous avons simplement Bely et moi deux visions du monde... La mienne est étayée par une longue expérience de ce que peut induire la violence, j'ai un jour décidé, en mon âme et conscience, en être libre, que j'en appelais au bien, que j'espérais, sans être angélique cependant, qu'il soit contagieux... Je crois infiniment en la capacité de l'Homme d'être "mutable", en devenir, puisque imparfait. Il n'est cependant pas question d'absoudre pour autant les crimes et ceux qui les commettent. Je n'ai pas perdu la raison ni mon esprit critique. J'agis comme un croyant, quel que soit Celui qui m'inspire, il me tire ver le haut. Comme me confiait André Chouraqui, lors d'une interview qu'il m'accorda à Jérusalem, il faut croire qu'un jour naitra une Homme nouveau et Tendre Vers...
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