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vendredi 27 avril 2012

IL EST DES CAUSES QUI UNISSENT, D’AUTRES QUI DIVISENT Par Pr Hagay Sobol


IL EST DES CAUSES QUI UNISSENT, 
D’AUTRES QUI DIVISENT

Par Pr Hagay Sobol

Communautarisme

Durant la campagne présidentielle 2012, le communautarisme, ou supposé tel, a été très souvent mis sur le devant de la scène, alors que les français ont bien d’autres préoccupations. Aux noms de la laïcité et de la liberté d’expression, il a été dit tout et son contraire allant du refus des particularités, jusqu’à la permissivité aux positions les plus radicales. Derrière ces attitudes extrêmes se cachent le plus souvent l’ignorance; la peur ou le calcul politique. Le maintient d’un équilibre harmonieux entre le partage de valeurs communes et le respect des différences, est la seule voie garantissant la concorde républicaine. C’est une tâche ardue, et dans tout les cas cela passe par l’éducation et la pédagogie afin de démontrer que l’autre n’est pas si différent de soi, qu’il est en quelque sorte, «un autre soi-même».



Sujets citoyens

C’est dans cet esprit que deux associations marseillaises, le Lev Club (Président Gérard Guigui) et AVEC (Président Joseph Aziza) ont décidé de convier régulièrement dans le cadre de conférences-débats des élus et des personnalités de la société civile afin d’aborder des sujets citoyens. Durant cette période éminemment politique, et pour respecter la parité deux élus ont été conviés : Mme Valérie Boyer députée UMP des Bouches du Rhône, et le maire PS du 1er secteur de Marseille, Patrick Mennucci.

Valéry Boyer

Valérie Boyer est revenue sur la loi de pénalisation de négation des génocides qu’elle a portée avec force et détermination. Il s’agit d’un sujet sensible que le cas du génocide arménien, toujours contesté par les autorités d’Ankara près d’un siècle après les évènements, illustre parfaitement. Ce texte tout d’abord adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat, s’est vu par la suite recaler par le Conseil Constitutionnel «pour atteinte à la liberté d’expression». Pourtant, cette loi n’était pas une loi mémorielle, et elle ne concernait pas spécifiquement la communauté arménienne, à laquelle d’ailleurs il n’était jamais fait explicitement référence. Elle avait pour but «de protéger des citoyens français du délit de négationnisme». Pour Valérie Boyer, ce refus est la conséquence «de pressions exercées par la Turquie», «d’une intrusion dans un débat national» et d’un chantage économique. Cependant, la cause arménienne est de celles qui ne peuvent laisser indifférent, de celle qui unissent au-delà des clivages traditionnels. Ainsi, les deux finalistes de la campagne présidentielle 2012, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ont tous deux assurés qu’un nouveau texte serait rédigé et que tout serait mis en œuvre pour que cette fois-ci le processus législatif aille à son terme.

L’éducation

Patrick Mennucci

Patrick Ménnucci a traité du sujet central de l’éducation. Ainsi, il a rappelé que «l’école a fondé la République» mais qu’«aujourd’hui en France 17% des jeunes, et plus de 25% à Marseille, sortent du système scolaire sans diplôme». Une des causes principales est à chercher dès le début du cycle. «Tout commence dès la maternelle et le primaire, car trop d’enfants arrivent au lycée sans maîtriser la langue française, l’écriture, la lecture ou sans savoir compter». Sans ces éléments de base indispensables comment peut-on s’insérer dans la société ? s’est interrogé Patrick Ménnucci.
Puis il est revenu sur la minute de silence qui a été instituée dans toutes les écoles suite aux tueries de Toulouse et Montauban. L’élu PS est allé dans un établissement scolaire pour participer à ce moment d’union nationale. A cette occasion il a constaté les difficultés de mise en œuvre : «Il a manqué une circulaire émanant de l’Education Nationale pour encadrer cette évocation citoyenne et indiquer le message que la République voulait faire passer au travers des enseignants». Il a conclu en disant que l’éducation est un pilier central de l’intégration et qu’en la matière il y a une urgence absolue à renforcer ce secteur pour l’avenir même de notre société.


Ces conférences, dont le public reflétait les grandes familles politiques, ont donné lieu à des échanges nombreux dans le plus parfait esprit républicain. Une expérience salutaire de cohabitation où l’avis de l’autre peut éclairer le débat. Car pour prendre une métaphore médicale : «Nous voyons en relief parce que nos deux yeux ne regardent pas les choses de la même manière. C’est la confrontation de deux points de vue». En d’autres termes, c’est l’enrichissement par les différences.

3 commentaires:

airdularge a dit…

La communauté juive française n'a jamais été aussi bien informée, les Juifs de France croulent sous des monceaux d'analyses plus pertinentes les unes que les autres.
Toutefois, l'observation directe de l'évolution du "statut des Juifs" en France de nos jours (tuerie de Toulouse, affaire Illan Hallimi etc)constitue une référence autrement plus révélatrice de la précarité de leur condition.

On continue à écouter, à dissequer
sur le passé et le présent ?
où on essaie de reflechir,seuls ?

d'anticiper l'avenir au cas où "simplement", se reproduirait l'épisode Hallimi ou celui de Toulouse
...en attendant mieux !

Survivre, c'est aussi prévoir

JC Cohen

AMMONRUSQ a dit…

Je souhaite que l'on reste unis, quelque soit nos opinions politiques.Le président sortant est un peu fou.
Faisons attention à la manipulation et soyons Juif d'abord.

AMMONRUSQ a dit…

Ne nous divisons pas, restons unis quelques soit nos opinions politiques, restons des Juifs !