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vendredi 30 septembre 2011

KOL-ISRAEL : RETROSPECTIVE D'UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS



KOL-ISRAEL : JOURNAL DU 30 septembre 2011



RETROSPECTIVE D'UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS

Jacques BENILLOUCHE 

au micro de 

Annie GABAI et Maurice IFERGAN


Cliquer sur le triangle noir pour voir la vidéo
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En ce jour de Rosh-Hachana, la nouvelle année juive, les mois qui viennent de s’écouler ont été riches en évènements. Israël s’est trouvé confronté à de nouveaux défis qu’il a dû surmonter avec plus ou moins de réussite.

Sur le plan diplomatique

Une déclaration inédite conditionne les négociations futures : la fin du dogme du Grand Israël. Sous la pression internationale, le  nationaliste Avigdor Lieberman, a ouvert la porte à un État palestinien. L’évolution du ministre des affaires étrangères se confirme dans l’exposé d’arguments que ne désavoueraient pas la gauche. Il se justifie en qualifiant son appartenance à la «droite rationaliste, qui estime que l’idéal sioniste n’est plus aujourd’hui accessible dans son intégralité». L’expérience l’a convaincu de choisir le pragmatisme plutôt que les rêves insensés.
Il s’est décidé à évoluer car il a été à l’origine de l'échec de la diplomatie israélienne. En effet, huit pays d'Amérique latine ont reconnu l'État de Palestine tandis que le ministre des affaires étrangères israélien est persona non grata dans 80% des pays membres de l'ONU. Il est responsable d’une diplomatie israélienne en panne.

Sur le plan intérieur

La révolution israélienne, symbolisée par l’installation de tentes dans les villes  d’Israël, a démontré que l'économie va bien mais pas la population. Dix grandes familles contrôlent les activités économiques de dix grands groupes dans une impunité totale du contrôle du marché. Les manifestations ont mis en évidence un aspect méconnu d’une économie israélienne dynamique masquant des inégalités de plus en plus grandes. La politique économique, mise en place par Benjamin Netanyahou, ministre des finances du gouvernement Sharon en 2003, a donné naissance à une génération d’oligarques née sur le modèle russe qui ont surfé sur l’ultra libéralisme à outrance.
Israël va retrouver son indépendance énergétique puisque le gisement de gaz naturel, découvert au large de Haiffa, va transformer le Moyen-Orient, et ajouter davantage de combustible à une région d'ores et déjà inflammable. Le champ gazier, baptisé Léviathan, renferme 450 milliards de m3 c’est-à-dire de quoi satisfaire la demande des États-Unis en gaz chaque année. Israël serait ainsi à l’abri de tout chantage lié à la fourniture énergétique.

La Palestine

Dans les relations avec les palestiniens, deux stratégies se sont affrontées pour avoir l'initiative. Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas ont cherché, l'un comme l'autre, à avoir le plus d'atouts pour une éventuelle grande négociation. Tandis que les américains tentent de ranimer les pourparlers de paix et que Sarkozy essaie d’arbitrer le débat qui s’enlise, les deux dirigeants cherchent à se donner des marges de manœuvres.
Le récent ballet diplomatique montre que les dirigeants israéliens et palestiniens ne sont pas à la hauteur des enjeux. Netanyahou ne propose rien de concret pour débloquer le processus de paix tandis que Mahmoud Abbas s’est fourvoyé dans une démarche onusienne stérile. La déclaration unilatérale d’indépendance s’avère un pétard mouillé plutôt que l’étincelle qui mettra le feu à toute la région. Les palestiniens espéraient beaucoup d’une annonce qui, passé le moment de liesse, risque de décevoir parce que les résultats seront loin des attentes.
Les attributs d’un véritable État ne seront pas au rendez-vous. Si le drapeau et l’hymne sont acquis, l’armée, les frontières et la monnaie restent hypothétiques, à la merci en fait de décisions des israéliens. En tout état de cause, l’initiative palestinienne butera contre le véto américain car Barack Obama tient à un accord négocié.
Les dirigeants israéliens n’ont pas compris la stratégie de Mahmoud Abbas qui joue à quitte ou double en risquant de casser une économie qui n'est pas en état de supporter un conflit avec Israël. L’assise économique palestinienne est très fragile car axée sur le secteur public tenu à bout de bras par les dons internationaux, très importants au regard de la taille de la Cisjordanie. L’Autorité palestinienne risque de s’effondrer si la Palestine choisissait l’aventure.

Le programme nucléaire iranien

Israël avait prévu d’attaquer les installations nucléaires en fin 2010 mais les États-Unis l’ont empêché bien que le roi Abdallah d'Arabie saoudite ait cautionné cette frappe. Nos articles sur Slate avaient fait état des pressions qu’Israël maintenait sur Barack Obama pour le persuader de la nécessité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran. WikiLeaks avait confirmé nos affirmations.
Les dirigeants israéliens, usant d’analyses fluctuantes, ont donné le sentiment de ne pas avoir de stratégie précise. Ils ont  brouillé les pistes sur leurs intentions réelles à l’égard de l’Iran. L’ancien chef du Mossad Meir Dagan avait tempéré la situation en précisant que l’Iran n’aurait pas de capacité nucléaire militaire avant 2015.
Ces atermoiements ont été justifiés par les dysfonctionnements intervenus dans les centrales nucléaires sous l’effet du virus Stuxnet. Les experts sont maintenant convaincus que ce virus avait été conçu pour s'attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées pour enrichir l'uranium. Contrairement aux virus de type «familiaux», Stuxnet avait été élaboré «sur mesure» pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens. Il était chargé de saboter exclusivement les alimentations électroniques des centrifugeuses nucléaires. Le virus a ainsi agit comme une arme de destruction, nouvelle génération.
Parallèlement à cette attaque cybernétique, une guerre totale des services secrets avait été engagée entre l'Iran et Israël. Des savants iraniens ont été assassinés, retardant d'autant la réalisation du programme iranien. Le virus Stuxnet et les assassinats de scientifiques ont suffisamment retardé le programme nucléaire pour qu'Israël renonce presque officiellement à une attaque risquée et incertaine.
 
Israël et la France

Depuis 2008 les relations diplomatiques entre la France et Israël n'ont cessé de se dégrader. Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset, où il prônait le partage de Jérusalem, avait été mal accepté par les dirigeants israéliens. Sarkozy et Netanyahou, les «frères» étaient devenus ennemis. Les israéliens accusaient le Quai d’Orsay d’avoir entretenu cette haine.
En dépit d'une «normalisation» récente, les relations entre la diplomatie française et Israël ont toujours été extrêmement conflictuelles. Le retour d'Alain Juppé, gaulliste et chiraquien pur et dur, n'a pas été interprété comme une bonne nouvelle mais plutôt comme une marque d’un retour au passé pro-arabe du Quai d’Orsay. Les choses n’ont pas bougé dans ce domaine.

Les révolutions arabes

Les israéliens n’ont pas apprécié que Washington lâche Moubarak car ils craignaient une prise du pouvoir en Égypte par les Frères Musulmans. La position de l'administration américaine a toujours été ambigüe vis-à-vis d'Hosni Moubarak. Les américains, qui savaient qu’il représentait la stabilité dans la région et le seul allié d’Israël, ont hésité pourtant à l’appuyer ouvertement. La nouvelle donne en Égypte scellait le syndrome de l'encerclement d’Israël. Si le nouveau pouvoir égyptien revenait sur la paix signée avec Israël, l'État hébreu risque de se retrouver dans la même situation que lors de la guerre des Six-Jours en 1967, et la guerre de Kippour en 1973.
Les américains restent confiants car ils misent sur l’armée. Les militaires pouvaient assurer la relève des régimes dictatoriaux en étant le rempart contre l’arrivée des extrémistes au pouvoir. En effet l’armée est dans les pays arabes la seule structure organisée dont les dirigeants sont issus d’une élite forgée au contact des écoles militaires étrangères.
Mais depuis des mois, des combattants liés à Al-Qaeda ont profité de la révolution égyptienne pour faire du Sinaï un sanctuaire et une base d'attaques contre Israël. L'armée égyptienne tente de reprendre le contrôle de la péninsule mais sa tâche s'annonce difficile. Israël avait constaté l’installation de forces terroristes liées à Al-Qaeda, au Hamas et aux Frères Musulmans mais s’est abstenu d’intervenir au Sinaï. Cependant le risque de guerre pourrait venir de cette zone perturbée.

Turquie

            La victoire décisive d'Erdogan sur son armée est totale. Après l'arrestation de dizaines de généraux pour complot et la démission des principaux chefs de l'armée turque, le pouvoir civil aux mains de l'islamiste Tayyip Erdogan prend définitivement le pas sur le pouvoir militaire. La vague de démissions à la tête de l'armée turque marque un bouleversement des équilibres politiques dans le pays.
Mais Erdogan, qui visait à prendre le leadership du monde arabe, a compris que son projet était contrecarré par le roi Abdallah d’Arabie et que son rêve s’était dissipé lors de son dernier voyage en Égypte où les Frères musulmans lui ont signifié une fin de non recevoir.
Contrairement aux prévisions les plus pessimistes, Israël et la Turquie sont condamnés à s'entendre. Entre la Turquie, qui estime son honneur bafoué, et Israël qui a pour principe intangible de ne jamais s'excuser quand sa sécurité est en jeu, l'impasse semble totale. Mais quand la raison finira par reprendre le dessus, les deux pays ne pourront que s'entendre. 

Iran

Pour Israël, la menace iranienne se rapproche. Téhéran a profité du flottement du pouvoir égyptien et de l'affaiblissement américain pour envoyer des navires de guerre en méditerranée. Deux navires de guerre iraniens ont franchi le canal de Suez et pénétré en Méditerranée pour la première fois depuis 1979 pour établir une base navale à Lattaquié en Syrie, entièrement équipée et contrôlée par les Gardiens de la révolution iraniens.
En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime d’Al-Assad en Syrie, l'Iran cherche à mettre le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.

Syrie

La Syrie restait une exception bien que le régime se montrait aux abois. En dépit de l'aide de l'Iran et du Hezbollah libanais, le régime syrien n’est pas parvenu à enrayer la soif de liberté de son peuple.
Bassar el-Assad semble jouer son va-tout. La répression se poursuit en Syrie. L’offensive militaire pour noyer dans le sang la révolte s’effectue dans  l'indifférence du monde occidental alors que la Syrie frise la guerre civile puisque la révolte se transforme en conflit armé entre communautés.

jeudi 29 septembre 2011

SLATE - Iran: le crépuscule d'Ahmadinejad




SLATE - Iran: le crépuscule d'Ahmadinejad

par Jacques BENILLOUCHE

Dans la guerre pour le pouvoir à Téhéran entre l'ayatollah Khamenei et le président Ahmadinejad, ce dernier semble avoir perdu. Cela laisse peut-être augurer d'une stratégie moins belliqueuse de la République islamique.


Les observateurs se posent depuis des mois la question de savoir quel peut être l'impact des révolutions arabes sur la République islamique Iran. Après le trucage de l'élection présidentielle de juin 2009, la population iranienne avait en quelque sorte donné l'exemple en descendant dans les rues pour réclamer le départ de  Mahmoud Ahmadinejad. La répression avait été féroce.....

Lire la suite en cliquant sur le lien :

http://www.slate.fr/story/44313/iran-ahmadinejad-crepuscule


mercredi 28 septembre 2011

LE JOURNAL DES CAMPAGNES : LES VOEUX DE GIL TAÏEB



LE JOURNAL DES CAMPAGNES : LES VOEUX DE GIL TAÏEB
Photo de Gil Taïeb réalisée par le portraitiste Gilbert ADDA

Gil Taïeb et son équipe vous souhaitent Chana Tova, que vous et ceux que vous aimez soient inscrits dans le livre de la vie.


Puisse cette nouvelle année être celle de tous les espoirs, de tous les bonheurs et de la Paix.

Nos voeux vont particulièrement vers les soldats de Tsahal qui aux frontières du pays assurent la sécurité de tout le peuple juif.

Nous pensons aussi avec émotion à tous ceux qui sont dans la détresse,
et l’exclusion, ceux qui sont seuls, à vous tous nous souhaitons que cette année soit celle de tous les espoirs.

A toi Guilad Shalit, là bas quelque part dans Gaza, saches que nous sommes tous avec toi pour fêter Roch Hachana, tu seras présent dans nos prières, dans notre recueillement, dans notre espoir. Guilad que cette année soit celle de ta liberté!

mardi 27 septembre 2011

ISLAMISME, DEMOCRATIE ET HAINE : vidéo révélatrice




ISLAMISME, DEMOCRATIE ET HAINE

Une vidéo révélatrice

Par Jacques BENILLOUCHE


Guy Sauvage vient de me transmettre une vidéo qu’il a tournée, le 16 septembre 2011, à l’heure de la prière, à Paris. En visionnant ces images, la question est posée de savoir si la démocratie peut s’accorder avec la haine. Les communautés vivant en France ont certes le droit à la liberté cultuelle mais dans le respect d’autrui et surtout des autres religions. Cette notion est rejetée parce qu’il n’y a plus de logique dans le comportement d’une minorité qui veut imposer ses règles et ses lois.

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Appel au meurtre

Je suis révolté car je ne peux contenir ma colère alors que d’ordinaire, par déformation journalistique, les faits glissent sur mon esprit tanné et ma résignation. Les appels au meurtre : «égorgez les juifs» sont lancés en toute liberté face aux caméras et dans une impunité totale. Les tenants de la République laissent bafouer ses principes fondateurs sans réagir. Les islamistes occupent le terrain et la rue en sachant que l’opinion publique restera inerte. Le silence et la passivité des autorités sont troublants car elles refusent de s’attaquer à tout ce qui touche à l’islamisme de crainte de représailles, de troubles et d’attentats. Elles s’achètent, en fait, une neutralité au prix d’un renoncement aux valeurs essentielles qui ont toujours régi les fondements d’un occident attaché aux Droits de l’Homme.
Les immigrés arrivés au siècle dernier, les arméniens, les italiens, les espagnols, les portugais, les juifs de l’Est et d’Afrique du nord s’étaient fait un point d’honneur de se fondre dans le moule de la nation en respectant la République qui les protégeait tandis que leur rêve le plus fou, au risque de tomber dans l’assimilation totale, a toujours été de s’intégrer au milieu national en épousant la culture, les traditions et les règles républicaines du pays qui les hébergeait sans pour autant brader leur religion et leurs racines.

Anachronisme

Aujourd’hui les immigrés semblent vouloir imposer leur conception d’une vie anachronique faite d’abaissement de la nature humaine. La cause essentielle n’est pas liée à la nature même des peuples mais à la religion qui les enserre dans un carcan réducteur. L’islam n’est pas un récit parsemé de légendes comme la Bible mais la propre parole d’Allah, rapportée par l’archange Djibril à Mahomet. Or la parole divine ne peut pas être contestée par les humains et c’est pourquoi le Coran reste figé dans des dogmes anachroniques, sans subir ni modification et ni évolution.
Alors que la Torah est axée sur le spirituel et sur la prééminence de l’homme, l’islam impose des rites pour que les actes de la vie quotidienne soient orchestrés de manière immuable avec une volonté d’annihiler le raisonnement humain. Les adeptes doivent alors obéissance totale à ceux qui sont censés gérer la religion dans une contradiction totale avec l’essence même de la démocratie.
Alexis de Tocqueville, le théoricien de la démocratie occidentale, défendait la liberté individuelle et l'égalité politique. Le danger majeur pour la société démocratique se trouve  dans le renoncement à la liberté qui est prôné par les partisans de l’islamisme. L’égalité exigée par la démocratie est une notion qui est combattue par la Charia puisqu’elle insiste sur l’inégalité entre les humains. La notion d’esclave est d’ailleurs justifiée dans le Coran : « Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit ».

Carcan réducteur

Alors, les islamistes vivant en Europe ont tendance à s’enfermer pour ne pas être contaminés par les sociétés occidentales et pour éviter la porosité entre les populations. L’histoire moderne prouve qu’aucun pays musulman n’est entré ou n’est resté longtemps dans la démocratie puisque toutes les tentatives ont été vouées à l’échec. Venus au pouvoir grâce aux bienfaits d’élections libres, les islamistes ont tôt fait d’éliminer ceux qui pouvaient leur porter ombrage. Ces péripéties prouvent, s’il en était besoin, qu’il n’y a qu’un seul islamisme et que ceux qui croient à l’existence d’un islamisme « light », dit modéré, se trompent grossièrement. L’expérience démontre que l’accès des islamistes au pouvoir se concrétise par une perte de démocratie puisque, selon leurs dogmes religieux, ils confisquent les libertés au détriment de l’intérêt pour leur peuple.
            Les citoyens musulmans n’ont pas le droit de prendre leur avenir en main car ils dépendent de la volonté d’Allah qui impose ses directives à la Oumma, la communauté des croyants, réglant ainsi leur avenir et imposant une emprise de la religion sur tous les aspects de la société au point d’en faire une doctrine totalitaire. C’est pourquoi, les pays arabes ne pourront se réconcilier avec la démocratie que si l’islam est séparé de l’État puisque la Charia récuse à l’homme le droit de légiférer et que seule la loi de Dieu prime sur toutes les lois profanes. 
La vision des images de cette vidéo de Guy Sauvage démontre que les islamistes cherchent en fait à briser toute velléité de sortir du carcan totalitaire utilisant la théocratie pour s’opposer à la démocratie. Alors, pour motiver des peuples brisés sous le joug de la domination des barbus, ils se servent du joujou du Djihad, la guerre sainte contre Israël, dans une sorte de défouloir qui permet de détourner leur attention sur les réalités modernes de la société. Donc la vie devient un combat permanent pour soumettre les populations qui refusent l’islam. Pendant que les militants s’entrainent pour le Djihad, ils n’ont plus le temps de s’intéresser à leur sort et de répondre aux sollicitations du monde moderne trop attaché à défendre les droits de l’Homme.
Si les républicains et les démocrates français ne s’éveillent pas à la réalité, ils finiront pas être submergés par ceux qui cherchent en fait à leur imposer leur loi et leur manière de vivre en toute impunité.
   

LA LIBYE A LA DERIVE par Zvi MAZEL



LA LIBYE A LA DERIVE

par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d'Israël en Egypte
Fellow of JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)



Rien n’est encore résolu en Libye et l’avenir est incertain. Le Conseil National de Transition va-t-il pouvoir étendre son autorité sur l’ensemble du territoire? Les combats vont-ils se poursuivre, rendant impossible l’apparition d’un régime stable? Non moins important, y-a-t-il un consensus au sein du CNT  concernant la  formation d’un gouvernement,  la tenue d’élections, la rédaction de la constitution, et la remise en route du pays ? Quelle est la force véritable des Islamistes au sein du Conseil ? Dans quelle mesure vont-ils déterminer la nature du futur régime ?

Questions vitales

Ce sont là des questions vitales – et pas seulement pour la Libye.  Pour les pays européens de l’autre côté de la Méditerranée, la poursuite du conflit aurait de graves conséquences. Il leur faudrait, d’une part continuer à fournir une coûteuse assistance aérienne aux rebelles alors que leurs budgets de défense sont déjà bien réduits, et d’autre part affronter le flot de réfugiés venant de la Libye, y compris les réfugiés africains transitant par le territoire libyen. Ces deux préoccupations expliquent la récente visite de Sarkozy et de Cameron.
Certes, les rebelles se sont emparés de la capitale, Tripoli, mais le CNT est loin de contrôler l’immense pays qu’est la Libye, près de deux millions de kilomètres carrés et de vastes étendues désertiques. De violents combats sont en cours dans plusieurs zones clé. Les forces fidèles à Kadhafi tiennent encore en partie sa ville natale, Syrte, et résistent à Beni Walid. Pour leur part les  « rebelles »  soutiennent qu’ils ont « libéré » Sabhra et Jofra dans le Sahara central – une information encore non confirmée – où ils auraient trouvé un énorme dépôt de munitions comprenant des armes biologiques. Kadhafi s’était pourtant engagé à les détruire dans le cadre de son rapprochement avec l’occident en 2004.
Les partisans du leader déchu se battent avec courage et détermination alors que les rebelles, pourtant puissamment appuyés par les frappes aériennes de l’OTAN et par le soutien discret de forces spéciales européennes – en petit nombre il est vrai - manquent d’organisation, d’artillerie et de munitions. D’ailleurs l’OTAN a dû se résoudre à prolonger de trois mois son soutien aérien, sans lequel la rébellion aurait fait long feu. Le CNT a une lourde dette de gratitude vis-à-vis des pays européens et tout particulièrement de la France, qui a vigoureusement poussé à l’intervention.

Kadhafi encore libre

Selon un porte parole de Kadhafi, 17 mercenaires – français, anglais et qataris, auraient été capturés et vont être jugés publiquement. La France et la Grande Bretagne ont répliqué que leurs soldats n’étaient pas impliqués.
Kadhafi est toujours libre, sans doute caché quelque part en Libye et encourage ses partisans à poursuivre le combat. Aucun de ses fils n’a été fait prisonnier. D’un autre côté, l’OTAN poursuit ses bombardements, faisant de nombreuses victimes civiles dans les zones qu’il contrôle encore. Combien de temps va-t-il pouvoir résister ? Pourtant même si Syrte et Beni Walid tombaient, la guérilla pourrait continuer,  ce qui rendrait difficile la formation d’un régime stable.
Le CNT a nommé Mahmoud Jibril,  un ancien ministre de Kadhafi,  premier ministre par intérim  et l’a chargé de former le  nouveau gouvernement. Il n’y est toujours pas arrivé.  Or la formation d’un gouvernement est attendue avec impatience par l’opinion publique internationale ; le CNT doit démontrer qu’il a la situation bien en main et que des élections démocratiques et une nouvelle constitution  vont permettre la naissance de la « première démocratie de l’Afrique du nord ».

Première démocratie d’Afrique du nord

Le Conseil National de Transition a été récemment reconnu par les Nations Unies en tant que seul représentant légitime du pays, et son « nouveau » drapeau, celui de la royauté, flotte au fronton de cet établissement. L’Union des Etats Africains a suivi sans enthousiasme, après avoir longtemps et vainement  essayé  une médiation entre Kadhafi et les rebelles.  La Ligue arabe, les Etats Unis et la plupart des pays européens ont aussi reconnu le CNT.  Tout cela est très positif. Le malheur est qu’après  40 ans de dictature  il n’y a plus de partis politiques.  Seuls les  Islamistes, notamment les Frères Musulmans et ce qui reste du « Groupe islamiste combattant »  ont réussi à se maintenir dans la clandestinité.
Il faudra deux ans, sinon trois, pour qu’émergent de nouvelles formations politiques représentant tous les courants d’une société profondément divisée et encore largement tribale. En attendant, le Front Rebelle Unifié de Misrata  a avancé    son candidat au poste de premier ministre : Abd el Rahman Al Sowiehali, un opposant de longue date au régime, connu pour ses positions modérées. Sowiehali a déclaré à plusieurs reprises qu’il se demandait qui Jibril pouvait bien représenter, étant donné ses liens avec de nombreuses personnalités de l’ère Kadhafi, peu propices à l’établissement d’un régime démocratique.
Alors que l’arène politique sort de son long sommeil, le conflit entre forces islamiques et forces laïques prend de l’ampleur. Le président du CNT, Mustapha Abd el Jalili, a souligné dans le communiqué de victoire qu’il a publié, après la prise de Tripoli, que l’Islam serait la source principale du droit. Ce qui était le cas dans tous les pays arabes avant les révolutions de 2011 et continuera sans doute à l’être. Les Frères Musulmans,  principale force politique dans ces pays, sont largement représentés au CNT libyen ; on ne voit pas  comment leurs demandes pourraient être rejetées pour le moment. 

Islamiste actifs

Plus grave encore, le chef des forces rebelles qui ont pris Tripoli n’est autre qu’un certain Abd el Hakim Belhaj, islamiste pur et dur qui s’est battu  contre les Russes en Afghanistan. Ce n’est qu’après la prise de Bab el Aziziya, qu’on a appris sa véritable identité : c’est lui qui avait créé le «Groupe  Islamiste combattant»  dans les années quatre-vingt dix ; ayant réussi à s’enfuir, il a rejoint des formations jihadistes. Arrêté par des agents américains, il a été remis aux Libyens en 2004 et jeté en prison. Curieusement, Kadhafi l’a remis en liberté en 2010, l’homme s’étant parait-il « repenti ». Ce qui ne l’empêcha pas de faire cause commune avec les rebelles lorsque les premières manifestations eurent lieu le 17 février 2011 ; selon les média libyennes et les sites islamiques il devint rapidement le moteur du Conseil de la Rébellion.
Pris de court par ces révélations, les européens durent se contenter des assurances  données par Belhaj selon lesquelles il n’avait aucun lien avec al Qaeda et n’avait nullement l’intention d’établir un état islamique en Libye. Reste à savoir quelles sont ses véritables intentions.  Autre question en suspens : quel rôle a joué Belhaj dans l’assassinat d’Abdel Fattah Younes, le comandant des forces rebelles ? Cet ancien ministre de l’intérieur, compagnon de longue date de Kadhafi,  qui était l’un des Officiers Libres qui avaient renversé la monarchie avec lui en 1970, était passé du côté des rebelles le 24 février, quatre jours à peine après le déclenchement de la rébellion ; il avait été immédiatement nommé commandant en chef de toutes les forces rebelles – le poste occupé aujourd’hui par Belhaj.

Risque de sécession

Membre de l’influente tribu Obeiddat, l’une des plus importantes des tribus de la Libye orientale, Younes était voué à un rôle clé dans le nouveau régime. Les circonstances de sa mort, fort opportune pour Belhaj, ne sont toujours pas élucidées, malgré la commission d’enquête établie par le CNT.  De l’avis général, sa disparition sert avant tout les Islamistes, car l’homme aurait renforcé l’influence laïque au sein du CNT.  Pour le moment, aucun élément ne permet de confirmer ou d’infirmer ces soupçons, ce qui n’a pas empêché les membres de sa tribu de manifester à Benghazi pour demander une enquête rapide afin de trouver et de punir les coupables. Ils ont choisi cette occasion pour établir un « Conseil militaire de la Cyrénaïque», tout en rassurant qu’il ne s’agissait pas d’une sécession mais de la création d’une armée nationale à la disposition du CNT. En fait, il y a là le premier signe d’une sécession éventuelle entre  les tribus de la Cyrénaïque et celles de la Tripolitaine qui pourrait faire éclater la Libye.
Parallèlement, de nouveaux journaux de tendance libérale sont apparus à Tripoli après la libération de la ville ; ils multiplient les attaques contre les islamistes et contre Belhaj. Ils s’élèvent contre la présence d’éléments islamistes qui auraient créé des « patrouilles de modestie » semant la panique dans les rues, exigeant la fermeture des salons de beauté et des salles de fête. Une série de Fatwas – décrets islamiques – d’origine inconnue demandent aux femmes de se voiler , leur rappelant qu’il leur est interdit de quitter la maison pour se rendre au travail ; des chaines de télévision ont reçu des menaces parce que des femmes apparaissent sur le petit écran.
Selon certains journaux, le CNT se serait emparé d’un certain nombre de bâtiments publics où se trouvent des groupes de presse et des chaines de télévision, sans en informer le CNT de Benghazi. Par ailleurs un journal – Arouss el Bahr, la fiancée de la mer – a publié le 20 septembre une information sensationnelle : neuf avions en provenance de Qatar auraient atterri  à l’aéroport international de Tripoli, avec à leur bord cent tonnes d’armes, de matériel de communication et de jumelles. Les officiers qataris accompagnant ce cargo l’auraient remis à Belhaj, et, loin de repartir, auraient pris position dans un  poste de commandement à l’aéroport. Selon le journal, Belhaj se prépare à prendre le contrôle de l’ensemble de la Libye comme le fit le Hezbollah au Liban et il faut s’attendre à une nouvelle et sanglante guerre civile.  L’information n’est pas confirmée ; il semble bien quand même que, sous couvert du CNT, Belhaj et ses hommes cherchent à instaurer un type de contrôle islamique.
La Libye est à la dérive. La communauté internationale a bien reconnu le CNT mais les combats n’ont pas pris fin ; le monde politique, sortant d’une longue hibernation cherche sa voie ; les forces islamiques tentent en sous main de prendre le pouvoir. Que va-t-il se passer ? La lutte va-t-elle continuer ? Une guerre civile d’un autre type est-elle à craindre, entrainant peut-être la dislocation de ce grand pays suivant des lignes tribales ?  La révolution libyenne saura-t-elle malgré tout aboutir à la formation d’un régime démocratique ?
Bien malin qui a la réponse.




LE JOURNAL DES CAMPAGNES : Les voeux de Valérie HOFFENBERG



LE JOURNAL DES CAMPAGNES :

Les voeux de Valérie HOFFENBERG
A l'occasion des fêtes de Tishri, je souhaite adresser à Jacques Benillouche et à tous les lecteurs de son  blog une excellente année, de la douceur, de la prospérité et surtout de la santé pour vous et vos proches.

Je souhaite à chacun d'entre vous une année d'harmonie, de solidarité entre nous et de paix pour Israël. Une attention particulière aussi pour toutes les femmes, rayonnement des foyers, à qui je souhaite une année d'accomplissement. Que le jeune Guilad Shalit, dont nous sommes sans nouvelles depuis trop longtemps, puisse rentrer dans son foyer, et retrouver ses parents Aviva et Noam.

Enfin je tiens également à souhaiter une excellente année  à tous les autres candidats en lice aux élections législatives de la 8ème Circonscription. Car au-delà des divergences, je n'oublie pas l'essentiel. Beaucoup de choses nous rassemblent, dont notre amour inconditionnel pour Israël. Et en cette période si solennelle, il est important d'être unis dans les prières que nous faisons tous pour la paix en Israël.


Shana Tova oumetouka à tout le peuple juif

Valérie Hoffenberg

JOURNAL DES CAMPAGNES : LES VŒUX d’Edward AMIACH



JOURNAL DES CAMPAGNES :

LES VŒUX d’Edward AMIACH
SHANA  TOVA  5772



A l’approche des fêtes de Tichri, je veux formuler pour vous tous et  ceux qui vous sont chers, mes meilleurs vœux de santé, bonheur, joies et prospérité dans un climat de paix vraie et totale.

Je formule pour Israël et le peuple Juif, la sérénité et la pérennité qu’induit l’universalité des valeurs  qui fondent le judaïsme.

Que 5772 soit une année de plénitude au cours de laquelle tous les problèmes seront surmontés nous laissant alors le bonheur d’être fortement unis. Ce bonheur qui ne pourra se concevoir que si notre fils, notre frère Guilad SHALIT retrouve, en bonne santé morale et physique, sa liberté.

Enfin, que 5772 soit l’année au cours de laquelle les nations du monde reconnaitront que le juste combat d’Israël  ne repose que sur le droit.

HAG  SAMEAH.

Edward AMIACH.
Candidat aux élections législatives de la 8ème Circonscription
Des Français de l’Etranger.

 Initiative  Démocratique  Indépendante  libérale et  Solidaire.

jeudi 22 septembre 2011

FAIRE BOUGER LES LIGNES par Gérard AKOUN




FAIRE BOUGER LES LIGNES

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

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Une activité diplomatique intense se déploie, actuellement, à  New York, pour tenter de convaincre Mahmoud Abbas de ne pas demander au Conseil de Sécurité, d’inscrire à son ordre du jour, l’admission de la Palestine, comme nouvel Etat membre de l’Organisation des Nations Unies. Pour que  cette demande soit agréée, il faut que neuf Etats au moins,  sur les quinze qui composent ce Conseil,  émettent  un vote positif et  que le droit de véto ne soit pas utilisé par un des membres permanent qui en dispose.

Neuf voix

 Mahmoud Abbas n’est  pas du tout assuré d’obtenir les neuf voix nécessaires et au cas où il les aurait, les américains se sont engagés auprès des israéliens à bloquer la décision. On assisterait alors à une confrontation ouverte avec les Etats-Unis, au sein du Conseil de Sécurité, qui ne serait  ni dans l’intérêt des palestiniens, ni dans celui des israéliens.  Après s’être  entretenu avec  le président de l’Autorité Palestinienne, et avoir rencontré  Benjamin Netanyahou, Barack Obama s’est exprimé hier en fin d’après midi, à la tribune de l’ONU pour dire  aux  palestiniens qu’il n’y a pas de raccourcis possibles pour aboutir à la création de l’Etat auquel ils ont droit.
Cet Etat, ils ne pourront l’obtenir que par des négociations directes avec Israël, par un accord qui portera sur les frontières, sur Jérusalem, sur les réfugiés, sur la sécurité et non par un décret de l’ONU. Le président américain est il, encore, après ce discours à la tonalité très pro- israélienne, le mieux placé pour persuader les palestiniens de renoncer à leur action alors qu’il  leur avait promis  l’an dernier, à  peu prés à la même date, qu’un  Etat palestinien verrait le jour en septembre 2011 ? On peut en douter. Il semble avoir perdu sa qualité d’arbitre impartial  dans ce conflit, au moins momentanément, aux yeux des palestiniens mais aussi des arabes qui ont renversé leurs dictateurs. Il a  rappelé dans son  discours,  l’engagement des américains à assurer la sécurité, toujours d’actualité, d’Israël,  en insistant sur le fait que cet Etat  se trouve dans un environnement encore très hostile, où sa disparition est souhaitée et où la haine des juifs est enseignée aux enfants dés leur plus jeune âge. 

Déception palestinienne

Les palestiniens n’y ont pas trouvé leur compte  et leur déception est aussi grande que  l’est le soulagement des israéliens qui devraient quand même s’interroger sur le prix qu’ils auront à payer pour ce soutien de Barack  Obama, une fois cette session de l’ONU passée. Le président américain est déjà en campagne pour un second mandat et ce discours  n’est pas dénué d’arrière pensée électorale.
Nicolas Sarkozy  ne souhaite  pas, lui non plus, que le Conseil de Sécurité soit amené à examiner la candidature de la Palestine. Il craint les effets négatifs d’un rejet sur les artisans du «printemps arabe» et en particulier la reprise d’un cycle de violence qui embraserait le Proche Orient et  qui serait néfaste pour les efforts de démocratisation.  Puisque, objectivement, il n’est pas possible, dans les conditions actuelles, que la Palestine  obtienne le statut de membre à part entière de l’ONU, Nicolas Sarkozy propose  un compromis : que le statut d’Etat observateur lui soit accordé  par l’Assemblée Générale de l’ONU et que des négociations directes reprennent avec les israéliens pour aboutir dans un an à la création de leur Etat. Il faut selon Nicolas Sarkozy  donner de l’espoir aux palestiniens, et des garanties de sécurité aux israéliens. 

Immobilisme

Il n’est pas certain que les israéliens y  gagnent au change, parce qu’à travers les propositions de Nicolas Sarkozy, on voit se profiler les conférences internationales  chères  à notre président mais que les israéliens ont toujours récusées.
Blocage ou compromis, il va nous falloir patienter pour entendre, vendredi, les discours successifs de Mahmoud Abbas et de Benjamin Netanyahou, pour savoir si le premier va, envers et contre tout, tenter quand même de passer en force au Conseil de Sécurité et si le second ne va pas se borner à répéter que les palestiniens sont les responsables du blocage et les appeler à revenir à la table des négociations sans condition  préalable.
On souhaiterait que Benjamin Netanyahou sorte de son immobilisme, qu’il dise, certes la «vérité» d’Israël mais qu’il fasse aussi  des ouvertures pour reprendre la main, sinon, à court ou moyen terme, il se verra imposer une solution qui ne sera pas à l’avantage d’Israël.

LES FEMMES A LA BARRE !





 

LES FEMMES A LA BARRE !

 

Par Jacques BENILLOUCHE

          
Shelly Yékhimovitch
 
            Il faut avouer que la France est bien en avance sur le problème des femmes à la barre. Mais en Israël, où sévit un régime patriarcal découlant de l’influence croissante des milieux religieux qui mettent à l’index les femmes, la situation a bien évolué. En effet deux partis d’opposition sont à présent dirigés par des femmes. Après Tsipi Livni qui veille aux destinées du parti Kadima,  Shelly Yekhimovitch vient de prendre les rênes du parti travailliste, une entité qui toujours été une affaire d’hommes.
En France, Martine Aubry secrétaire du parti socialiste, candidate à l’élection primaire socialiste, garde quelques chances de se voir désignée pour affronter Nicolas Sarkozy.  En cas de désignation nous risquons donc d’avoir un combat sans pitié entre membres du « sexe faible » : les Verts avec Eva Joly, le Front national avec Marine le Pen et les socialistes avec Martine Aubry.  Cette joute prouve à l’évidence que les femmes ont démontré leur égalité politique avec les hommes.

Espèce en voie de disparition

Les femmes politiques israéliennes étaient une espèce en voie de disparition, après l’exception de Golda Meir, et elles reviennent à présent en force pour s’opposer à ceux qui rechignaient à les mettre à la tête des partis. C’est un peu trop pour beaucoup de machos, pour ceux qui estiment que les épouses ne doivent pas entrer en politique parce qu’elles sont plus tenaces et plus efficaces que les hommes.
            Mais le blocage persiste encore dans certains milieux en Israël puisque à l’occasion d’un  « Forum sur la gestion » organisé par Hamodia, journal ultra-orthodoxe, elles n’ont pas été autorisées à participer à l'événement qui était destiné exclusivement aux hommes.
            A l’étranger, l’exemple est aussi suivi au Danemark puisque l'opposition de gauche a remporté les élections législatives et revient aux affaires avec, à la tête du gouvernement, la chef des sociaux-démocrates Helle Thorning-Schmidt. Elle succède à dix années de gouvernement de centre-droit sous influence populiste. Le Danemark a voulu donner un message plein d’espoir en désignant pour la première fois une femme à la tête du gouvernement.
Les femmes en Israël n’ont pas fini de grignoter la place des machos puisque que le dernier bastion qui résistait encore est tombé. Elles ont réussi à s’infiltrer parmi les pilotes. La dernière promotion de l’armée de l’air a compté trois jeunes filles, trois pilotes qui s’entrainent à la base aérienne de Hatsérim.

Un leurre

Les machos pourraient estimer avoir été laxistes dans leur défense des acquis masculins. Sûrs d’eux, l’autre dirait dominateurs, ils étaient persuadés qu’elles n’oseraient pas les attaquer sur ce terrain dangereux où il faut faire preuve de flair, de présence d’esprit, de courage et d’initiative. Eh bien ! Elles l’ont fait. Non seulement elles entrent dans l’aviation militaire mais elles prennent à présent les commandes des partis politiques.
Mais, depuis que les femmes veulent être des hommes comme les autres, elles n’arrêtent plus de parler d’égalité en apprenant à « mordre, à aboyer, à grogner et à gémir comme les pires hommes ». Certes une amélioration est flagrante mais il s’agit encore d’un rêve ou d’un leurre car ces quelques privilégiées savent que les inégalités persistent. Dans le privé, les femmes gagnent toujours 23% de moins que les hommes. Et même bardées de diplômes, elles galèrent.
Certains abondent dans leur sens car ils veulent leur faire croire qu’elles égalent les hommes pour éviter qu’elles refassent le coup de Lysistrata, il y a 2500 ans. Les femmes avaient alors refusé leur lit pour contraindre Athéniens et Spartiates à signer la paix. Elles avaient inventé, les premières, le coup de la migraine généralisée et nationale. Plus près de nous, l’écrivaine Benoite Groult avait estimé que « le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours. »  
Les hommes ont donc intérêt à s’accrocher fermement à leur siège pour éviter de se faire envahir par toutes celles qui aspirent à les remplacer pour gérer le monde avec plus de sensibilité et peut-être, plus d’efficacité.    




mercredi 21 septembre 2011

LA TRIBUNE DES CANDIDATS : DES FASCISTES EN FRANCE par Edward AMIACH



LA TRIBUNE DES CANDIDATS

DES FASCISTES EN FRANCE

Par Edward AMIACH
Candidat à l'élection législative de 2012 



Dimanche 18/09/2011, vers 14h , à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle une bande d’énergumènes agités a surgi au bureau d’embarquement d’El Al, menaçant les passagers en attente d’enregistrement pour Israël , hurlant des slogans antisémites «mort aux juifs» et autres «bruler les juifs» etc… Bousculant les passagers –hommes, femmes et enfants- entravant le travail du personnel de l’enregistrement, narguant les policiers et militaires postés là, ils avaient la ferme intention de «casser du juif».
Cette scène ressemblait à ce que les juifs avaient vécu aux pires heures de l’occupation allemande pendant la 2nde guerre mondiale. Plus personne ne pouvait imaginer que cela puisse, en France, en 2011, se reproduire. La démocratie, l’égalité des droits, les libertés individuelles inscrites dans la constitution étaient un rempart protecteur et indestructible.
Las, la police et l’armée présentes n’ont pas bougé. Visiblement peu préparées à ce genre de situation, il a fallu attendre de très longues minutes avant que des renforts de police interviennent pour rétablir l’ordre. En attendant, les passagers qui se trouvaient là, ont dû subir les menaces de mort, les insultes haineuses, les bousculades humiliantes.
A quelle époque étions-nous revenus ? Qui étaient ces nervis décidés à tuer la Démocratie?
Ils sont connus et ont été filmés. Ce sont des fascistes du groupe «Sheikh Yassine» et de l’association «Euro Palestine».
Que propagent-ils à part la haine ? Quels sont leurs projets hormis détruire Israël et anéantir les israéliens- pardon : les juifs ? Que leur importent les lois de la République ? Ils œuvrent pour le califat. Leur idéologie, s’ils en ont une, trouve ses sources dans un islamisme radical et fanatique qui ne laisse de place à aucune autre culture.
Les autorités françaises, le monde politique, les médias font la grave erreur de les considérer comme des sympathisants d’une cause. Ils ne voient pas que ce sont des fossoyeurs de la démocratie. Ni la France, ni les modèles occidentaux n’ont pour eux, de valeur. Leur ultime combat reste l’asservissement du monde à un islam radical. La première étape serait la destruction d’Israël et du peuple juif.
Si je suis élu, à l’intérieur de l’Assemblée Nationale, je mobiliserai les vrais républicains et alerterai la presse nationale sur les dangers à rester silencieux devant de telles exactions. Je proposerai des textes de lois qui seront très répressifs et n’autoriserons plus que des nervis islamo-fascistes bravent et bafouent les lois qui régissent la démocratie.

SLATE : Palestine: scénarios pour l'après 23 septembre




SLATE : Palestine: scénarios pour l'après 23 septembre

par Jacques BENILLOUCHE
Passé l'effet d'annonce, les attributs d'un véritable Etat ne seront pas au rendez-vous et le risque d'embrasement de la région est bien réel.
Un garçon palestinien durant une manifestation contre le mur de séparation près de Tulkarem
La déclaration unilatérale d’indépendance des Palestiniens prévue le 23 septembre peut aussi bien être un pétard mouillé que l’étincelle qui mettra le feu à toute la région. Les Palestiniens mettent beaucoup d'espoir dans l'effet d'annonce d'une déclaration qui passé le moment de liesse risque de décevoir et dont les résultats pourraient bien ne pas être à la mesure des attentes. Les attributs d’un véritable Etat ne seront pas au rendez-vous. Si le drapeau et l’hymne sont acquis, l’armée, les frontières et la monnaie restent hypothétiques, à la merci en fait de décisions des Israéliens.....


Lire la suite en cliquant sur le lien :


http://www.slate.fr/story/43941/palestine-etat-scenarios-ONU-23-septembre



dimanche 18 septembre 2011

Israël, Egypte, Turquie : sables mouvants




Israël, Egypte, Turquie : sables mouvants

par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d'Israël en Egypte
Fellow of JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)

Israël plus que jamais isolée au Moyen Orient clament les commentateurs avisés, oubliant un peu vite que ce n’est pas vraiment nouveau. En 1948 les pays arabes ont dépêché leurs armées  pour tenter de détruire l’Etat d’Israël naissant. Cet échec a été suivi par d’autres tentatives qui ont connu le même sort. Les pays arabes se sont alors inclinés à regret devant le fait accompli sans pour autant l’accepter. La paix signée avec l’Egypte puis avec la Jordanie n’a jamais été qu’un accord entre gouvernements, pas avec les peuples. La presse arabe a continué à se déchainer contre l’Etat juif, trouvant un terrain fertile auprès de populations auxquelles on apprend, depuis le berceau, que les juifs sont les ennemis de l’islam et seront détruits lors du Jugement Dernier. Privés du soutien populaire, les accords de paix ne reposent donc que sur des intérêts politiques et économiques susceptibles d’évoluer.

L’évolution de la Turquie

La Turquie a été le premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949. Atatürk était mort depuis dix ans à peine et le pays s’était engagé sur la voie de la modernité laïque.  Les relations entre les deux pays ont connu des hauts et des bas – déjà en 1980 Ankara avait rétrogradé les représentations au niveau de Second Secrétaire, comme aujourd’hui. Ensuite la situation s’est rétablie. A la veille de la crise actuelle, les échanges commerciaux dépassaient quatre milliards et demi de dollars par an, un demi million d’israéliens partaient passer leurs vacances en Turquie chaque année et Israël fournissait à l’armée turque des armements sophistiqués et de la haute technologie. 
En d’autres temps, l’affaire du Mavi Marmara, qui n’aurait pas dû occuper la première place, aurait pu être réglée entre les deux pays. Mais voila : à la tête du pays se trouve aujourd’hui un dirigeant islamique qui ne cache pas sa volonté de voir la Turquie retrouver son empire d’antan – et qui a le plein soutien de son ministre des Affaires étrangères, auteur d’un ouvrage où il proclama que la Turquie s’apprêtait à reprendre  la place qui lui revient  et à imposer  son hégémonie à travers tout le Moyen Orient.
C’est dans les élections de 2002, qui ont porté au pouvoir Erdogan et son parti islamiste – bien connu pour son hostilité pour les juifs - qu’il faut chercher la genèse de la crise actuelle. Erdogan a démantelé les uns après les autres les remparts établis par Atatürk, père de la Turquie moderne, pour garantir la laïcité dans son pays.  Le plus puissant de ces remparts était l’armée. Profitant du soutien inattendu de l’Union Européenne, pour laquelle  les pouvoirs spéciaux dont disposait l’armée étaient incompatibles avec la démocratie,  Erdogan a sapé ces pouvoirs tout en nommant  des hommes qui lui étaient acquis et en jetant en prison sans procès 400 officiers supérieurs qu’il accusa de comploter contre le régime. Lorsque le chef d’état major, suivi par les chefs de toutes les branches de l’armée, démissionna pour protester, cette démission fut acceptée instantanément et les hommes d’Erdogan nommés à leur place. 
L’armée ainsi neutralisée, ce fut la fin de la coopération avec Israël. Erdogan s’attaqua ensuite à la magistrature, changeant ou amendant les lois et annulant les mesures si soigneusement élaborées par Atatürk. Le caractère islamique de la Turquie se renforça progressivement. La révolution laïque qui avait transformé le pays et lui avait donné force et stabilité fit place à un retour à l’islam tandis que l’hostilité à Israël se développait.

Alliance avec la Syrie et l’Iran

Erdogan chercha alors à forger une alliance stratégique avec la Syrie et avec l’Iran. Le  soulèvement en Syrie, et l’appui accordé à Bassar Al-Assad par l’Iran, associés à la crise ouverte entre Téhéran et l’Occident, ont montré la futilité de ces alliances. Changeant de cap, la Turquie accéda à la demande de l’OTAN – dont elle est membre -  et permit l’installation sur son sol d’installations chargées de suivre de près les missiles iraniens qui ont la capacité d’atteindre l’Europe – et Israël.
La Turquie n’avait plus d’allié dans la région mais continua à se positionner en grande puissance.  Erdogan décupla sa rhétorique contre Israël tout en soutenant les palestiniens afin de se poser en leader du monde arabe et de tenter de former des alliances aléatoires avec  des  pays en crise  en proie à des dissensions internes.  Il vient de se rendre en Egypte,  pour chercher à établir une alliance stratégique avec sa grande rivale du temps de Moubarak.  Applaudi par la foule pour ses prises de positions contre Israël, il réussit à conclure quelques contrats commerciaux mais le Conseil Militaire suprême qui gouverne le pays refusa de s’engager. L’Egypte a assez à faire avec ses propres problèmes et ne tient pas à déclencher une crise avec les Etats Unis. Pire encore, les Frères Musulmans, alliés de longue date du leader turc, n’ont pas apprécié  sa proposition de  faire de l’Egypte une démocratie laïque et suggérèrent poliment au visiteur de se mêler de ses propres affaires.

Isolement des turcs

Résumons. L’alliance avec l’Iran n’est plus ; Turquie et Syrie ont massé des troupes de part et d’autre de leur frontière commune. La minorité kurde en Turquie se montre plus que jamais déterminée à gagner son indépendance par la force. Les relations avec l’Arménie et avec la Grèce sont plus tendues que jamais. L’ultimatum de la Turquie interdisant à Chypre de chercher des gisements de gaz naturel dans ses eaux territoriales au prétexte que cela porterait atteinte à la partie nord de l’ile (illégalement occupée par la Turquie) a déclenché une crise ouverte. Parallèlement le Liban a dû, sous la menace, déférer la ratification du traité conclu avec Chypre pour délimiter leurs frontières maritimes. Les Etats Unis, mais aussi la Russie s’inquiètent de ces manifestations belliqueuses ; selon un porte-parole russe cité par un site internet, deux sous-marins à propulsion nucléaire auraient été dépêchés en Méditerranée orientale  pour permettre à Chypre de procéder à la recherche de gisements de pétrole et de gaz dans ses eaux territoriales.
Tel est le pays qui évoque l’isolement d’Israël. Il faut dire encore que la Turquie est 40 fois plus grande, qu’elle a dix fois plus d’habitants et une armée puissante, mais aucune frontière commune avec Israël, un pays qui ne la menace d’aucune façon et qui ne demande qu’à reprendre les bonnes relations du passé pour le plus grand bien des deux peuples. Il n’existe aucun véritable contentieux entre les deux pays – hormis la rhétorique et l’extrémisme religieux. La raison pourra-t-elle triompher de la passion ?
Toute autre est  la situation concernant L’Egypte.  Egypte et Israël ont signé un traité de paix garanti par les Etats Unis ; une longue frontière terrestre les sépare. Aujourd’hui le pays  des Pharaons traverse une période d’instabilité qui s’annonce longue. Il va falloir des mois ou plutôt des années pour que de nouvelles institutions démocratiques soient mises en place, les extrémistes musulmans ont le vent en poupe et pourraient faire partie du futur gouvernement.  Le risque de confrontations violentes entre les diverses forces du pays est plus que jamais présent, d’autant que les masses populaires se sentent frustrées du manque de progrès. L’Egypte importe plus de cinquante pour cent de son blé et doit faire appel à ses réserves pour subventionner les produits de base. Le tourisme est au plus bas, les investisseurs restent dans l’expectative. Près de la moitié  de la population – qui compte 83 millions – doit se contenter de moins de deux euros par jour pour survivre.  L’Egypte sera peut-être contrainte d’avoir recours à l’aide extérieure pour survivre.

Montée de l’extrémisme religieux

Durant près de 32 ans, la paix avec Israël et le calme le long de la frontière ont accordé à l’Egypte la stabilité dont elle avait besoin ainsi qu’une aide américaine considérable.  Le pays n’a aucune raison de changer cet état de choses et a suffisamment de problèmes à résoudre au plan intérieur ;  il n’a rien à gagner dans une confrontation que son armée ne souhaite pas. Malheureusement la montée de l’extrémisme religieux et les années d’incitation ont fait leur œuvre et beaucoup d’égyptiens sont aujourd’hui hostiles à Israël.  N’oublions pas non plus que l’Etat juif  est un bouc émissaire tout trouvé pour expliquer l’échec des dirigeants militaires qui n’ont pu réaliser aucun des objectifs de la révolution. Là encore, la raison l’emportera-t-elle contre la passion ?
Turquie, Egypte – Jordanie peut-être –  trois brûlots pour Israël alors que la question palestinienne arrive à l’ONU.  Pourtant il faut bien reconnaître que ce n’est pas Israël qui porte la responsabilité de la crise, reconnaître aussi que les intérêts de base de la région sur le plan politique, stratégique et économique n’ont pas changé.  Espérons donc que le calme reviendra après la tempête pour le plus grand bien non seulement d’Israël, mais de toute la région.