AFFAIRE SAKINEH : TAILLE DES PROJECTILES
Par Jacques BENILLOUCHE
Par Jacques BENILLOUCHE
L’affaire Sakineh concerne la veuve iranienne accusée d’adultère et condamnée au mieux à des centaines de coups de fouet et au pire, à la lapidation. Le monde entier s’était mobilisé pour cette malheureuse femme, et en particulier la première Dame de France, Carla Sarkozy. On en reparle à nouveau car la peine n’a pas encore été appliquée mais les autorités iraniennes traînent des pieds de crainte d’être taxées de faiblesse ou d’indulgence.
On en sait un peu plus sur le déroulement de la lapidation pour une femme. La condamnée doit être enterrée jusqu’à la poitrine et selon le code pénal islamique, des projectiles de taille moyenne doivent être lancés. Mais le choix des pierres est fondamental et doit répondre à des critères juridiques précis : «pas trop grands pour qu’un ou deux ne suffisent pas à tuer, mais pas trop petits. En d’autres termes, à peu près la taille d’une mandarine». Il faut, pour que le spectacle soit payant, que la sanction soit dissuasive et que «la procédure prenne au moins une demi-heure». Les curieux spectateurs doivent en avoir pour leur argent.
On constate ainsi que les mollahs sont très précis dans leur règlement et que tout est codifié pour éviter les excès ou les négligences. Mais une information en provenance du frère de Tariq Ramadan, Hani, qui se présente sous les traits d’un islamiste "moderne", vient nous réconforter. D’abord il rassure : «la mort lente d'un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d'une personne lapidée ?». Il doit certainement considérer que les malades du sida paient la sanction qu’ils méritent. Mais il nous réconforte aussitôt en précisant que, pendant la mise à mort inhumaine, «il était interdit d’insulter la coupable et après sa mort, on prie pour elle.»
Ouf, On respire ! Il ne manquait plus que le public assoiffé de sang veuille en plus insulter la dame Sakineh. Elle pourra mourir tranquille, en silence. Ses cris ne seront pas couverts par des insultes et, privilège ultime, des prières seront dites à son intention pour qu'elle puisse rapidement rejoindre l’enfer du Ciel qui lui paraîtra bien plus clément que celui qui existe sur terre, en Iran.
Mais on vient d’apprendre que la peine de mort par lapidation prononcée contre l’iranienne Sakineh, condamnée pour adultère alors qu’elle était veuve, pourrait être transformée en pendaison, rapporte l’agence de presse Isna. Il semblerait que les mollahs n’aient pas trouvé les pierres de taille conforme au code pénal islamique. La mort par pendaison sera plus douce.















5 commentaires:
Votre article commence comme le mien mais diverge quelque peu dans ses conclusions. Il s'appelle "les lapideurs iraniens sont-ils des chiens". Je vous invite à le lire à l'adresse suivante :
http://www.idee-envoyee.com/article-les-lapideurs-iraniens-sont-ils-des-chiens-94948871.html
Je suppose que des lapidations,il y en a eu beaucoup d'autres,dont on n'a pas parlé,mais "sakineh" a quelque chose de différent,c'est que, malgré son niqab, ele est BELLE,à première vue,et c(est ce qui à motivé l'engouement des occidentaux.
forum sur la probable exécution d'une femme en iran qui n'a pas l'air d'intérésser grand monde...il est vrai que si ça avait été l'exécution d'un sérial killer aux usa,il y aurait eu 100 post pour prendre sa défense...
Il n'y a plus qu'à espérer, pour elle, que les mollahs ne soient pas d'accord sur l'épaisseur ou la longueur de la corde.....
Cette histoire de Sakineh n'est qu'un fabuleux bobard inventé par les mollahs pour les gogos d'occidentaux, et les détourner de ce qui se passe réellement en Iran!!
Un bobard bien utile pour les pays occidentaux eux-mêmes, à commencer par les USA, qui jouent à fond dans cette partie de poker menteur avec la mollahcratie, pour des questions économiques (Buy-back contracts pour les européens) ou géostratégiques (USA/Chine/URSS) !!!
Ainsi, par exemple, les pendaisons, en Iran, il y en a de deux sortes: celles - généralement fictives - qui sont très médiatisées, et celles - bien réelles, celles-là - qui ne le sont guère....
Enregistrer un commentaire