JUSQU'A LA FIN DES TEMPS
Par André MAMOU
Autour d'Israël, des milliers de missiles sont stockés, des centaines de milliers de « combattants » se préparent et leurs dirigeants se radicalisent encore plus tous les jours. On a lu que le Hezbollah et le Hamas sont dépassés par des organisations plus dures et plus extrémistes. La Turquie et l'Egypte sont maintenant des pays hostiles et l'Iran poursuit la mise au point de sa bombe atomique.
Sur le Boulevard Rothschild les contestataires n'ont pas démonté leurs tentes et attendent des mesures concrètes dont on recherche le financement.
EN EUROPE
En Europe, il n'y a plus beaucoup de sympathie à l'égard de « l'entité sioniste », coupable de polluer la tranquillité de tous par son obstination « sécuritaire » et qui exige de surcroît d'être reconnue comme État juif par ceux-là mêmes qui voudraient le faire disparaître sans se préoccuper de son nom. Et tentez de convaincre un interlocuteur ou même d'essayer de lui expliquer, il vous dira qu'aujourd'hui le seul pays qui occupe un autre pays, c'est Israël depuis 1967, et qu'il lui faut d'abord regagner son territoire et ensuite essayer de le conserver.
A Washington, le Président voudrait obtenir un second mandat et ses adversaires souhaitent occuper le Bureau Ovale et tous ménagent les électeurs pro israéliens, au moins jusqu'au lendemain des élections.
LIBERTE FRATERNITE
Sur l'étroit corridor du pays, on est passé en 60 ans d'une économie de cueillette (tomates, oranges, coton) à une économie de haute technicité (pour vous épargner l'anglicisme high-tech) qui trouve des débouchés partout dans le monde mais surtout dans les pays les plus évolués. Il manquait les énergies fossiles, pétrole, gaz, mais aujourd'hui ça y est, on sait où les trouver et on planifie l'exportation future : usines de liquéfaction et ports artificiels.
Les problèmes que l'on essaye de résoudre sont ceux des pays les plus évolués : comment concilier efficacité économique et justice sociale, comment confier la fraternité à la liberté ?
Quatre cent mille personnes ont manifesté dans les villes du pays sous le regard bienveillant des membres des services d'ordre et personne n'est mort et nul n'a été blessé. Redites-moi ce qui s'est passé Avenue Bourguiba, Place Tahrir et à Homs: d'abord les snipers, ensuite les mitrailleuses lourdes et puis les chars. Honte sur eux et gloire à la démocratie véritable. Un regret : qui a lu dans les media français qu'en manifestant massivement et pacifiquement ce peuple a montré au monde sa maitrise du réel et son attachement aux valeurs de l'humanité? Moi, je n'ai lu que de longs commentaires sur les 20 tycoons accapareurs qui affament leur peuple : baisse du chômage qui devient résiduel et augmentation du PNB!
LA BARBARIE
Alors, Tsahal, son ministre, ses généraux et tous les magnifiques enfants d'Israël qui ont 18 ou 20 ans, vont-ils laisser la barbarie avancer et mettre fin au miracle que des millions de bouches ont imploré et psalmodié ?
Les pilotes, les tankistes, les sous mariniers, les commandos, les parachutistes, tous les combattants et leurs armes toujours plus perfectionnées et leur courage et la foi qui les anime et l'amour de leur pays qui doit survivre, tout cela, il faut le mettre sur un plateau de la balance et faire remonter celui alourdi par la haine venue de l'ignorance.
Celui qui a prévu la fin de l'Histoire s'est trompé. Il croyait que se terminait ce qu'il avait vu commencer. Et ensuite, on a vu une autre histoire revenir qu'on croyait dépassée : le fanatisme, l'intégrisme et la confiscation de tous les pouvoirs au nom d'un dieu, au nom de Dieu, celui que nul n'a vu et qui se serait révélé à ceux qui convoitent son trône. Quelle histoire ! Triste histoire.
Nous arrivons aux fêtes solennelles de la nouvelle année et tous, athées, laïques, croyants et religieux, iront prier ou se recueillir, ou simplement réfléchir. Il faut trouver la voie de la paix et de la coexistence pacifique mais ce sera un vœu pieux et en face un redoublement hystérique de haine et de cruauté marquera tout signe de lassitude ou de faiblesse.
Et bien il faudra tenir.
Tenir jusqu'à « ce que viennent des temps plus sûrs », pour que nos enfants ne soient pas hachés par la mitraille ou carbonisés, tenir ensemble pour que ce si petit pays soit leur pays jusqu'à la fin des temps.















1 commentaire:
Excellent article, touchant et notre histoire continue jusqu'a la fin des temps !
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