BILLET D’HUMEUR : LA MORT SANS NATIONALITE
Par Jacques BENILLOUCHE
Nous avons suffisamment fustigé le comportement du Quai d’Orsay, souvent anti-israélien, pour relever, avec intérêt et objectivité la prise de position de l’un de ses représentants en Israël. L’occasion en a été donnée avec la mort du jeune Daniel Viflic, un adolescent israélien de 16 ans, grièvement blessé le 7 avril par le tir d’un missile anti char contre un bus scolaire, à partir de la bande de Gaza. Ce tir avait été revendiqué par les Brigades Ezzedine Al-Qassam, le bras armé du Hamas, qui ne mesurent pas que l’action contre des populations civiles ne les grandit pas et discrédite un combat qualifié de lâche.
La victime n’était pas française et pourtant, le chargé d'affaires de l'ambassade de France a tenu à se déplacer personnellement et à présenter, le 18 avril, ses condoléances à la famille. Il s’agit d’un geste engagé et innovant qui cautionne la politique du gouvernement français à l’égard d’Israël car le diplomate s’était rendu à la « shiva tenue à la mémoire de Daniel Viflic, pour présenter au nom d’Alain Juppé, Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, ses condoléances à la famille ». Il a rappelé à cette occasion que « la France avait condamné avec la plus grande fermeté cette attaque terroriste et a assuré la famille de notre sympathie devant les conséquences tragiques de cette violence inqualifiable ».
Il s’agit pratiquement d’une première, d’un acte qui préfigure peut-être une nouvelle sensibilité politique française, à l'encontre des attentats aveugles et à l’égard d’Israël, prônée par le nouveau ministre des affaires étrangères. Cette condamnation du Hamas, sans contrepartie, est une prise de position diplomatique ferme à laquelle nous étions peu habitués d'autant plus qu'elle n’était pas couplée avec une condamnation implicite de l’Etat d’Israël, souvent voué aux gémonies, et toujours coupable même lorsque les faits à son actif étaient probants.
L’Ambassade de France, sous la responsabilité de Christophe Bigot, a tenu ainsi à démontrer, aux yeux du monde libre, que les morts n’ont pas de nationalité et que la violence ne pouvait jamais se justifier, à fortiori lorsqu’un jeune religieux, un enfant de Dieu, en est la victime. Mais à Gaza, tout est violence et le peuple, soumis aux islamistes, paie les errances de ses dirigeants qui ne veulent pas assimiler le postulat que chaque mort juif éloigne d'autant l'espérance d’une paix entre les peuples.















5 commentaires:
j'ai mauvais esprit, mais il y a une échéance électorale dans un an.
Et le candidat sarkozy se souvient de la mésaventure de Giscard d'Estaing
JE NE PENSE PAS QUE LES CONDOLEANCES AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS A UNE VICTIME ISRAELIENNE DU TERRORISME PALESTINIEN PUISSE ETRE LA SIGNE D'UN CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE DU QUAI D'ORSAY;
Alain Juppé a des idées très précises sur la solution du conflit:
il souhaite qu'Israël revienne aux frantières de 1967, restitue Jerusalem Est sans aucune négociation pour une quelconque reconnaissance qui ne viendra JAMAIS.
Et s'incliner devant une victime est simplement "la marque" d'Alain Juppé qui n'acceptera jamais le terrorisme mais qui reste " droit dans ses bottes" pour la définition et l'analyse des causes de cette guerre d'Indépendance qui ne veut pas finir.
C'est Alain Juppé qui définit la politique étrangére de la France et je ne crois pas que l'Elysée puisse intervenir.Sinon Juppé partirait : à 12 mois de la Présidentielle, absolument impensable.
AM
Selon le livre de Yehouda Lankri, Juppe serait un Grand ami d'Israël , curieux non ?
Alain Juppé est un admirateur et un ami d'Israël mais il pense que sans le retour aux frontières de 1967 la guerre continuera et il est certain qu'il est impossible de trouver un dirigeant palestinien qui veuille négocier cette restitution ,ce que souhaitent les Israéliens ,contre une reconnaissance de leur Etat et une déclaration de paix.
Les Arabes veulent la destruction de l'Etat d'Israël, les modérés comme les extrèmistes et c'est aux Israëliens de savoir s'il vaut mieux évacuer ou s'il est préférable de se maintenir en Judée Samarie , territoires dévolus aux palestiniens par l'ONU en 1948.
Alain Juppé comme les autres dirigeants occidentaux veut que cesse l'occupation par Israël de territoires conquis par la guerre.ET TOUS SOULIGNENT QUE CETTE OCCUPATION DU TERRITOIRE D'UN PAYS PAR UN AUTRE EST LA SEULE QUI EXISTE AUJOURD'HUI DANS LE MONDE.Mais les Israéliens se demandent si leur départ ne serait pas en fait interprété comme une capitulation que les Arabes voudront totale en exigeant aussitôt aorès le retour des réfugiés et la création d'un état binational, c'est à dire ARABE ET MUSULMAN.
Pour moi, les dirigeants israéliens sont parfaitement capables de choisir la moins mauvaise solution.Mais Alain Juppé a le droit de choisir ce qu'il souhaite et ce qu'il croit bon pour son pays et pour la paix dans cette région.
Le peuple israélien décidera.
AM
Je ne fais pas confiance à Juppé, pas plus qu'à Sarkosy.
C'est aux Israéliens et aux Palestiniens de s'entendre et non aux adhérents du "machin"
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