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lundi 18 avril 2011

BILLET D’HUMEUR : ET UN PARTI POLITIQUE DE PLUS !



BILLET D’HUMEUR : ET UN PARTI POLITIQUE DE PLUS !

Par Jacques BENILLOUCHE


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Un parti de plus s’est créé dans la mouvance religieuse comme s’il n’y en avait pas suffisamment en Israël. C’est une maladie juive très développée qui consiste à faire scission dès que l’on n’est plus en phase avec sa majorité. Pour un petit pays comme le nôtre, la nécessité de morceler le monde religieux en quatre ou cinq partis ne se fait pas sentir. Shass, orthodoxes sépharades, Habayit Hayéhoudi, sionistes religieux, Yahadut Hatorah, orthodoxes ashkénazes, et à présent la parti du rabbin Amsallem, Am-Shalem, d’obédience orthodoxe sioniste. L’on parle aussi d’Arieh Dhéry, ancien du Shass, qui veut mener son propre combat.
Les religieux se pervertissent en quittant leurs synagogues pour entrer dans le monde politique controversé avec ses faiblesses et ses coups-bas. En multipliant les structures, ils affaiblissent leur impact sur la société et ils discréditent la cause qu’ils croient défendre parce que le soupçon d’intérêts financiers prime sur les dogmes religieux. De même que les écologistes doivent s’insérer dans les rouages des partis existants car les idées défendues sont universelles, le monde religieux ne devrait pas se singulariser en politique car les problèmes posés à la Knesset ne sont pas essentiellement religieux mais politiques.
Ils deviennent suspects de vouloir bénéficier de la manne financière pour alimenter des institutions religieuses qui ont tendance à favoriser l’oisiveté des jeunes par l’alibi de l’étude permanente des textes sacrés, à l’écart de la société et de ses problèmes. En France il n’y a pas de parti chrétien, ni protestant, ni islamique et à fortiori pas de parti religieux juif. Les juifs religieux, comme les autres, s’insèrent dans des structures nationales pour débattre des options politiques de tous les citoyens et pas seulement pour défendre une caste, une secte ou des privilégiés.
Les principes religieux ne distinguent plus les partis religieux les uns des autres mais souvent le racisme sépharade-ashkénaze, ou la volonté de peser sur les électeurs par le jeu de la puissance financière acquise avec les budgets de l’Etat, au profit d’institutions parfois douteuses. En fait la motivation de tous ces partis est bien l’argent, le nerf de la guerre, alors que ces craignant-Dieu devraient se cantonner à la diffusion de la Torah, de ses enseignements et de ses principes.
L’un des objectifs principaux définis par le Rabbin Amsallem est de « rapprocher les laïcs et les religieux, notamment  en donnant une meilleure image de la religion et du monde orthodoxe dans la société ». Le meilleur moyen d’y arriver est de permettre aux laïcs et aux religieux de militer dans les mêmes partis pour que la religion ne soit plus l’obstacle qui les divise et pour que les religieux soient plus respectés. La concurrence doit se faire sur les idées et non sur les hommes.     

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