SLATE : DEUX ANS DEJA !
Le 10 février 2009, Slate s’est lancé dans l’aventure du Web. Slate.fr est la version française du site américain Slate.com, lancé en 1996 et racheté à Microsoft par le groupe du Washington Post en 2004. Pour conduire le projet à terme, l’équipe constituée par Jean-Marie Colombani (ancien directeur du Monde), Jacques Attali (ancien conseiller du président François Mitterrand), Eric Le Boucher (directeur de la rédaction d’Enjeux-les Echos), Eric Leser (ancien du Monde) et Johan Hufnagel (ancien de Liberation.fr et de 20minutes.fr) a réuni 3,5 millions d’euros de fonds détenus à égalité par trois groupes :
*les créateurs et journalistes,
*Slate.com et Washington Post,
*le fonds de pension Vivéris.
Le site, financé par la publicité et la vente de contenu à des tiers, est accessible gratuitement pour les internautes. En 2011 le chiffre d'affaires passera à 1,6 millions d'euros. Les fondateurs du site ont annoncé la couleur dès le départ : « Slate.fr a noué un partenariat éditorial exclusif avec Slate.com. Nous analyserons et commenterons l’actualité avec le ton à la fois rigoureux, pertinent, distancié, ironique et parfois provocateur qui a fait la réputation et le succès de Slate.com aux Etats-Unis. Slate.fr ajoutera à ses propres articles, blogs, vidéos, dessins, photographies et contributions des internautes, ceux et celles édités par Slate.com, traduits en français, que nous aurons choisi pour vous ».
Jean-Marie Colombani a défini la ligne éditoriale du site en ces termes : « Pas de scoop, pas de reportages, Slate France publiera des analyses, des points de vue avec des signatures de presse écrite reconnues en France comme de très jeunes plumes talentueuses repérées sur Internet ». Au programme, un contenu de type magazine avec des articles de fond. Exit les reportages.
Slate.fr, qui vient de fêter ses deux ans, affiche un million de visiteurs uniques par mois, selon Nielsen NetRatings, ou 2 millions de visiteurs selon d’autres modes de calcul. Il atteindra l’équilibre financier en 2012 avec une année d’avance sur les prévisions. L'occasion pour l'ex-directeur du Monde de tirer le bilan dans une vidéo du Figaro.















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