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ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE

mercredi 30 juin 2010

FORUM ISRAELIEN SUR LA DEMOCRATIE : LA SANCTION par Jacques BENILLOUCHE

FORUM ISRAELIEN SUR LA DEMOCRATIE : LA SANCTION Par Jacques BENILLOUCHE Blog : http://benillouche.blogspot.com/ Voir et écouter le texte sur la vidéo à la fin de l'article
            A la veille de la tenue à Tel-Aviv du « forum sur la démocratie » organisé par les services culturels de l’Ambassade de France en Israël, les confrères israéliens avaient fait feu de tout bois contre cet article du 28 mai, qui avait circulé dans les médias et les radios, parce qu’ils le trouvaient timoré, indulgent et même complaisant. Ils auraient préféré une critique plus acerbe car ils attendaient d’un journaliste français qu’il montre l’exemple en étant plus ferme et plus incisif devant ce qui se préparait.
Texte vidéo radiophonique :
‘’Annette Lévy-Willard, ancienne journaliste à Libération, a organisé sa première grande manifestation depuis sa prise de fonctions d’attachée culturelle à l’Ambassade de France. Pour la première fois en Israël, une rencontre d'intellectuels, d'artistes et de personnalités politiques des deux pays sont invités à débattre durant trois jours, à compter du 31 mai, au cours d’un forum public sur la « démocratie et ses nouveaux défis».
Le forum n’a pas encore débuté qu’il suscite déjà des remous en Israël. Il faut dire que l’opinion publique était déjà chauffée à blanc à la suite de « l’appel à la raison Jcall » signé par 4000 intellectuels français juifs. Ce colloque est organisé à l'initiative des services culturels de l'ambassade de France en Israël, en collaboration avec le quotidien israélien Haaretz.
La critique mise en lumière dans plusieurs pétitions, qui circulent avant même la tenue du forum, touche à l’orientation politique du débat. Haaretz affiche ouvertement une politique éditoriale de gauche, certains disent gauchiste, et la récente affaire d’espionnage Anat Kam, durant laquelle le quotidien avait publié des documents militaires secrets, jette un soupçon sur l’objectivité des échanges.
La participation au forum de trois ministres israéliens ne suffit pas à calmer les appréhensions du comite « raison garder », dirigé par les professeurs Raphaël Drai et Shmuel Trigano, qui estime que « cette initiative déroge au principe de neutralité de l’Etat français et constitue en fait une ingérence manifeste dans la vie politique de l’Etat d’Israël ». Les israéliens, jaloux de leur autonomie de décision, pensent que le débat sera faussé car les intervenants très marqués à gauche risquent de déséquilibrer l’orientation du débat. Ils regrettent que certains politologues et professeurs israéliens de droite, parlant parfaitement le français, n’aient pas été invités pour exprimer la position d’une frange majoritaire de l’opinion israélienne.
L’objectif d’Annette Lévy-Willard tendait à permettre de « sortir des perceptions stéréotypes et d'engager un dialogue véritable entre gens de pays et d'horizons différents, qui ne se sont pas parlé avant ». Les débats risquent d’être tumultueux puisque de nombreux leaders de droite ont demandé à leurs militants de se présenter en masse au forum pour porter une contradiction et éventuellement pour perturber l’agencement du programme.
L’affaire risque d’avoir des répercussions internationales puisque des pétitions de protestation ont été adressées à plusieurs ministres français et aux membres de la Knesset pour les sensibiliser. Mais cette mauvaise humeur dénote une constante de la politique israélienne qui refuse que les étrangers, les juifs de la diaspora en particulier, s’insèrent dans le débat difficile de la paix au Proche-Orient. Les intellectuels français, depuis l’appel Jcall, se sont discrédités à leurs yeux pour être en mesure d’influer sur les preneurs de décision. ‘’
Défendre le rayonnement de la culture française
Cet article, qui se voulait d’abord constructif, posait clairement le problème en des termes modérés sans qu’il ait été besoin d’user d’un vocable désobligeant à l’encontre d’un diplomate. Mais ce forum a soulevé la question cruciale de la nomination d’un journaliste, engagé, à un poste de diplomate culturel dans un pays sensible. Les énarques, formés à cet effet, ou les universitaires sont mieux armés pour défendre le rayonnement de la culture française dans le monde, à l'instar du précédent conseiller, le professeur Tobie Nathan. Il était effectivement difficile de passer du desk de « Libération » à la diplomatie en s’asseyant sur ses convictions et en mettant entre parenthèses sa fonction de militant, à la limite de la posture politicienne.
Il était aussi difficile d’oublier que le rôle d’un attaché culturel est avant tout de défendre la langue française par des opérations qui se démarquent de l'action purement politique. Il peut certes favoriser le dialogue entre décideurs à travers l’alibi des lettres mais en usant de discrétion et de doigté ce que le forum n'a pas permis avec la publicité qui en a été faite. Il doit représenter les intérêts de son gouvernement mais agir pour garantir d’excellentes relations avec le pays hôte. En organisant ce forum politique où cinq journalistes de "Libération" ont pris part aux débats, il était difficile de ne pas taxer les organisateurs de copinage. L’éditorialiste du "Monde" s’était trouvé bien seul parmi les journalistes israéliens du quotidien de gauche "Haaretz". La droite israélienne n’était pas représentée comme si l’on s’inquiétait de devoir assister à quelques joutes oratoires.
L’opinion israélienne et francophone a exprimé ostensiblement son émotion. Les dirigeants israéliens ont marqué leur mauvaise humeur tandis que l’Ambassadeur de France, Christophe Bigot, se démenait pour éteindre l’incendie en sollicitant des interventions médiatiques pour arrondir les angles. Mais le mal était fait tandis que l’échec du forum était prévisible malgré les mises en garde qui avaient été lancées. Bernard-Henri Lévy, lui-même, le pressentait puisqu’à la surprise générale il a demandé, à la dernière minute, à être remplacé lors de son second débat par Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris.
Le forum, qui devait être un lieu de discussions et d’échanges pour éclairer une situation difficile n’a pas rempli sa mission. Il a suscité des controverses et créé un malaise politique franco-israélien sans que les parties concernées par le conflit n'aient mesuré un quelconque progrès. Le débat était terne, monolithique, soporifique et d’aucun intérêt puisque la gauche française dialoguait avec la gauche israélienne et que les orateurs n’avaient qu’à convaincre des convaincus.
L’Ambassade de France ne pouvait pas ternir ses relations avec Israël qui ne souffrent d’aucun nuage. La sanction vient de tomber car, après moins d’une année, le poste de conseiller culturel est à nouveau vacant à Tel-Aviv.
video

jeudi 24 juin 2010

LES KURDES RECHAUFFENT LE FRONT TURC

LES KURDES RECHAUFFENT LE FRONT TURC Par Jacques BENILLOUCHE Cliquer sur le titre en rouge pour écouter le texte radiophonique La coïncidence n’est jamais fortuite. La réactivation des actions militaires kurdes contre la Turquie coïncide avec le refroidissement des relations israélo-turques. Si les israéliens cherchaient à se venger d’Erdogan, ils ne trouveraient pas meilleur aubaine. A l’inverse de la CIA qui a déstabilisé certains pays par des opérations secrètes, le Mossad a toujours refusé de s’immiscer dans les affaires intérieures des Etats. Cependant il ne s’est pas privé de soutenir matériellement les groupes d’opposants et d’armer les militants nationalistes pour contrer ses ennemis. Le Mossad et Öcalan L’idylle israélo-turque était au firmament lorsque le Mossad avait été accusé d’avoir participé à l’enlèvement d’Abdullah Öcalan, leader du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), à Nairobi en 1998. Les israéliens avaient certes leurs raisons pour s’en prendre à celui qui les avait reniés alors qu’ils l’avaient soutenu matériellement et financièrement pendant de longues années. Les soupçons étaient tellement ciblés que le chef du Mossad de l’époque, Ephraïm Halévi, habitué d’ordinaire au silence et à la discrétion, avait tenu à faire sa mise au point : « il faut que cela soit clair pour vous, Israël n’a strictement rien à voir avec l’arrestation d’Öcalan » [1]. Il n’avait alors convaincu qu’à moitié son auditoire qui était persuadé qu’Israël ne pouvait rien refuser au grand allié musulman au point de vendre son âme en ne reconnaissant pas le génocide arménien. Dans son combat contre les rebelles, la Turquie avait largement bénéficié des services du renseignement israélien [2] puisque des satellites espions Ofeq-5 aidaient à la localisation des bases du PKK en Syrie et des sites possibles de déploiement de missiles S-300 sur le territoire chypriote. Face à l’opposition du Congrès américain, les israéliens avaient vendu des armes frappées d’embargo américain et européen et utilisées dans les opérations militaires turques contre le PKK au milieu des années 1990. Cependant, malgré la collaboration étroite entre les armées israéliennes et turques, le Mossad n’avait jamais négligé le potentiel de collecte d’informations et de déstabilisation que représentait la minorité kurde, non arabe, disséminée dans six pays du Moyen-Orient : Irak, Iran, Turquie, Syrie, Arménie et Russie. Elle avait été intégrée dans la stratégie de défense de Tsahal. Dès 1958, dans le cadre d’une alliance avec le Shah d’Iran, Israël avait armé et entrainé les kurdes du nord de l’Irak pour les aider dans leur lutte contre le gouvernement de Bagdad. Le soutien, limité à l’origine, devait se transformer, en 1963, en aide massive acheminée par l’intermédiaire de l’Iran et en envoi de conseillers techniques militaires. Les officiers kurdes reçurent directement dans les montagnes du Kurdistan des cours de formation dispensés par des officiers israéliens tandis que Téhéran abritait de nombreuses réunions avec les leaders kurdes. Guerre de six-jours Des informations confidentielles, dévoilées récemment, précisent que les kurdes avaient monté une offensive contre l’Irak, en 1967 durant la Guerre de Six Jours, afin d’empêcher ce pays de participer activement à l’attaque des pays arabes contre Israël et de le contraindre à s’orienter vers d’autres frontières. En remerciement, l’Etat juif avait équipé les kurdes avec tout le matériel russe récupéré après la guerre sur les armées égyptienne et syrienne. Le leader Massoud Barzani a confirmé avoir reçu, pendant de nombreuses années, plusieurs millions de dollars de la part d’Israël pour financer sa révolte. Mais, le Shah ayant signé en 1975 un accord avec l’Irak sous l’égide d’Henri Kissinger [3], l’aide aux kurdes avait été stoppé car elle ne pouvait plus transiter par l’Iran. Les israéliens se sont alors résolus à abandonner leur soutien actif aux kurdes au profit du développement de leurs relations exclusives avec la Turquie. Ils avaient été déçus qu’Öcalan s’allie avec le Hezbollah et la Syrie dans sa stratégie de lutte contre son ennemi turc. Cette alliance, qui avait pour conséquence de s’opposer au gouvernement israélien, devait signer son arrêt de mort politique et transformer les kurdes en ennemis. Fin du cessez-le-feu La quasi-rupture avec la Turquie semble réactiver les liens entre Israël et les kurdes qui se sont détachés du leader emprisonné du PKK. Israël n’a aucun intérêt à envenimer ses relations avec la Turquie qui hésite à rompre définitivement avec Israël malgré l’incident de la flottille. Des hauts dirigeants israéliens pointent l’importance stratégique de ce pays de l’OTAN dans le système offensif israélien et suggèrent de ménager cet allié musulman. Cependant Ankara considère Israël comme responsable des deux attaques simultanées intervenues le 31 mai contre des objectifs navals turcs. Un commando avait alors attaqué la base navale d’Iskenderun, à la frontière syrienne, entrainant la mort de sept soldats turcs tandis que, simultanément, le navire turc Marmara de la flottille subissait l’assaut des commandos israéliens. Erdogan veut voir, dans ce réchauffement du front kurde, la main manifeste des israéliens dans une tentative de déstabiliser son régime. L’attaque de la base militaire a certes été exécutée par le PKK qui l’a d’ailleurs revendiquée mais les autorités turques soupçonnent Israël de l’avoir suscitée car il n’est pas dans les habitudes des rebelles de quitter leurs repaires montagneux pour attaquer des cibles navales. Un groupe séparatiste kurde a confirmé le 22 juin son attaque à Istanbul d'un autobus transportant du personnel militaire et leurs familles au cours de laquelle cinq morts ont été dénombrés, dont la fille d'un officier turc. Les autorités turques pointent du doigt Israël puisque le vice-président de l’AKP, Hüseyin Celik trouvait « une coïncidence » dans ces actions tandis que le chef de l’opposition, Kemal Kiliçdaroğlu, estimait « cette concomitance significative » après l’annonce officielle par les kurdes, le 4 juin, de la fin du cessez-le-feu. Ces derniers semblent vouloir exploiter la situation nouvelle pour se rappeler au bon souvenir des israéliens dont ils attendent un armement de haute technologie puisqu’Ahmed Denis, responsable des relations extérieures, réfugié dans les montagnes de Qandil, au nord de l’Irak a confirmé que « le cessez-le-feu unilatéral avec la Turquie avait pris fin ». Il prend prétexte de l’arrestation en une année de 1500 membres du PKK et du nouvel accord irano-turc assimilé à une «coopération en matière militaire et de renseignements pour anéantir le peuple kurde et sa juste cause ». La pendaison de cinq militants kurdes le 9 mai par l’Iran vient en appui à son argumentation confirmant la volonté iranienne de donner des gages par une politique de répression. Attaques et représailles Le revirement vis-à-vis du PKK de Massoud Barzani [4], président de la région autonome du Kurdistan irakien, reste une inconnue car, en visite à Ankara, il a estimé que : «nous sommes opposés à la poursuite de la violence. Nous ne considérons pas la sécurité de la Turquie séparément de la nôtre ». Mais le PKK ne l’entend pas ainsi et veut intensifier ses attaques contre les turcs, sous le regard discret et bienveillant d’Israël. Ces attaques sanglantes ont bien sûr entrainé des représailles sous forme d’une incursion dans le nord de l'Irak, dans la nuit du 20 juin, entrainant la mort de quatre rebelles kurdes. Il semble à présent que le cycle, attaques et représailles, est enclenché pour les semaines à venir. Cette réactivation du front kurde n’est pas pour déplaire à Israël. Certains l’accusent même de fomenter en sous-main ces troubles pour faire comprendre aux turcs qu’ils avaient beaucoup à perdre de leur changement d’alliance. Pour résister à cette nouvelle flambée de violence, l’armée turque réclame de nouveaux armements et cette nécessité d’approvisionnements explique en partie la modération du gouvernement turc. Elle vient de recevoir six drones israéliens mais la formation du personnel ne s’effectuera que durant les prochaines deux semaines à Tel-Aviv et Jérusalem. Une délégation vient en effet d’arriver pour tester les drones Heron et se familiariser à la maintenance de ces nouveaux matériels dont l’exploitation intense et efficace nécessitera encore plusieurs semaines. Cependant Benjamin Netanyahou a accepté d’honorer sa signature concernant la livraison de drones prévue de longue date mais, par mesure de rétorsion, il a refusé une nouvelle commande adressée par Tayyip Erdogan pour la fourniture de systèmes de missiles israéliens, de roquettes antichars « Spike », de missiles « Barak-8 » pour la marine et de blindés « Namer » pour le transport de troupes. Tous ces matériels sont exigés par les militaires pour faire face au front kurde s’ils veulent maintenir l’efficacité et la domination d’une armée habituée sur le terrain aux armements et aux conseillers militaires israéliens alors que les échanges d’informations militaires satéllitaires ont été suspendus. La capacité de nuisance des kurdes pourrait conforter les israéliens dans leur conviction que leurs anciens alliés souffriront beaucoup plus qu’eux du revirement politique qu’ils ont décidé. Benjamin Netanyahou est ainsi conforté dans la justesse de sa stratégie d’adopter une attitude ferme face aux dirigeants turcs. [1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdullah_Öcalan [2] http://www.thirdworldtraveler.com/New_World_Order/PowerBloc_TurkeyIsrael.html [3] http://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/A/10101 [4] http://fr.euronews.net/2010/06/04/barzani-a-ankara-le-kurdistan-irakien-veut-participer-a-la-lutte-contre-le-pkk/ Ecoutez le texte radiophonique en cliquant sur le titre de l'article en rouge : http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5022&Itemid=218

mardi 22 juin 2010

BILLET D’HUMEUR : COREE ET MONDIAL DE FOOT Par Jacques BENILLOUCHE

BILLET D’HUMEUR : COREE ET MONDIAL DE FOOT Par Jacques BENILLOUCHE Ouf ! Le calvaire est terminé pour moi et pour l’équipe de France. Comme avait dit à l’époque le communiste Georges Marchais à sa femme : « prépares les valises, nous rentrons à Paris ! » J’ai horreur du foot et du sport en général et il est certain que les dernières frasques des vedettes françaises n’auront aucune chance de me rabibocher avec le gros ballon. Mais mon inquiétude ne s’adresse pas aux millionnaires français qui ont déjà gagné de quoi vivre la fin de leurs jours dans les meilleurs palaces de Las Vegas. Mon inquiétude concerne la Corée du nord. En effet en avril, le ministre des finances Pak Nam-Ki avait décidé de réévaluer le won mais il avait entrainé, dans son pays, un désastre monétaire qui avait ébranlé le régime du « gentil » Kim Jong-il. Lors d’une réunion au sommet des instances politiques qui devaient inventorier les dégâts, il a été pris à parti par sa direction qui l’a aussitôt destitué et gratifié d’une balle dans la tête. Rien de moins et rien de plus expéditif. Un problème similaire risque de se passer car la Corée du nord a été écrasée 7 à 0 face au Portugal à tel point que les joueurs et l’entraineur ont laissé couler sur leurs joues des larmes de déception mais, certainement aussi, de crainte. Ils ignorent ce qui les attend à leur retour mais ils savent déjà qu’ils ne pourront pas bénéficier de l’appartement de grand standing promis et offert par le parti bienfaiteur. Les sanctions seront sévères selon l’entraineur qui aurait avoué à la BBC que la sélection nord-coréenne risquait d’être envoyée suivre un stage de rééducation à la mine. La honte s’est en effet propagée dans tous les foyers coréens qui, pour la première fois ont eu droit à la retransmission en direct du match par les télévisions locales et il est difficile pour Kim Jong-Il de laisser cet affront impuni. Selon lui, le régime lui même a été ébranlé par cette défaite et il se pourrait que la mine ne soit pas considérée comme un châtiment exemplaire suffisant. Il est fort probable qu’à l’instar du ministre des finances, le goal et l’entraineur auront droit à la balle dans la nuque mais l’incertitude règne pour le reste de l’équipe. Ils trouveraient semble t-il tout à fait à leur goût l’exil dans les profondeurs de la mine qui leur laissera la vie sauve, le temps que la colère qui gronde s’estompe. La leçon serait suffisante pour les rendre efficaces lors de la prochaine compétition. Ils pourraient cependant demander l’asile politique à un de leurs amis très chers, l’iranien Ahmadinejad, qui pourrait ainsi remercier indirectement la Corée du nord de le fournir en missiles et matières nucléaires. Le gouvernement français devrait songer à des mesures semblables radicales s’il veut rétablir l’efficacité de son équipe nationale. On comprend à présent pourquoi les footballeurs israéliens n’ont rien fait pour se qualifier dans ce mondial. Ecoutez le texte sur radio JerusalemPlus en cliquant sur le titre de l'article en rouge: http://www.aschkel.info/article-billet-d-humeur-coree-et-mondial-de-foot-par-jacques-benillouche-52800799.html http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5005&Itemid=218

mardi 15 juin 2010

BILLET D’HUMEUR : DRÔLE D’ANNIVERSAIRE IRANIEN Par Jacques BENILLOUCHE

BILLET D’HUMEUR : DRÔLE D’ANNIVERSAIRE IRANIEN Par Jacques BENILLOUCHE Drôle d’anniversaire que celui de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de l’Iran. La flottille de Gaza a atteint son but puisqu’elle a permis d’escamoter une commémoration sanglante à Téhéran. Le sujet a été complètement occulté par les médias qui ont plutôt réservé leurs commentaires et leurs critiques à l’opération des forces navales israéliennes. Ahmadinejad peut dormir tranquille puisque les lumières éclairent une autre région pour laisser la sienne dans l’obscurité. On muselle la presse et le peuple en Iran, on bastonne, on verrouille, on arrête, on embastille mais les journalistes préfèrent se polariser sur la bande de Gaza car tout ce qui touche à Israël et aux palestiniens est de l’or médiatique. Un colloque organisé à Paris sur le thème « le dilemme iranien face à la menace atomique » a dévié automatiquement vers un hors-sujet puisque l’arraisonnement de la flottille de Gaza a supplanté le thème qui devait être abordé. Les orateurs ont parlé du Shah et de ses méthodes répressives, des Bahaïs, de la faim à Gaza mais ont éludé la question du risque nucléaire iranien, traité du bout des lèvres. La menace atomique a été mise sur un même pied d’égalité avec le blocus de Gaza. Dans l’un des cas, l’existence d’un pays est menacée, ainsi que la paix mondiale, tandis que dans l’autre, le bras de fer entre deux puissances régionales précédemment alliées tourne à l’obsession. Les risques sont loin d’être comparables. Bien sûr il faut regretter les neuf morts, en majorité turcs, mais les iraniens ont avoué eux-mêmes que les morts ne comptaient pas pour eux. Ils sont prêts à risquer quinze millions de victimes, et alors !, s’ils étaient la conséquence de l’élimination de cinq millions d’israéliens. Information Faussée La constatation des préoccupations françaises est dramatique. Tout est actuellement faussé dans les discours car il ne peut plus être question de parler d’un sujet relevant de la géopolitique de la région sans automatiquement soulever les problèmes du Hamas et la « brutalité » d’une armée qui assure un blocus contre l’entrée d’armes de destruction à Gaza. Le matraquage des esprits est récurent. Le calme relatif en Cisjordanie et l’expansion économique qui en a résulté ne sont pas expliqués par le choix du Fatah, contrairement au Hamas, de maintenir le cessez-le feu. Il est de bon ton de fustiger Israël qui « affame » un peuple alors que l’action de l’Egypte, qui a fermé ses frontières à Rafah, est occulté pour ne pas vexer le grand frère arabe. Les convois de vivres qui traversent, tous les jours, les points de contrôle entre Gaza et l’Etat juif ne sont pas de bons sujets journalistiques car ils n’appellent pas le sang, en première page, sur cinq colonnes des quotidiens qui se polarisent uniquement sur les actions négatives et pessimistes. Un jeune journaliste franco-iranien a cru devoir préciser qu’à l’occasion de son dernier voyage en Iran, il avait trouvé un pays en forte expansion économique, avec des gens heureux de vivre, avec des femmes qui se maquillent à nouveau et qui laissent tomber nonchalamment leur voile sur leurs épaules. Il prétend même que l’opposition ne cherche plus à renverser le régime mais simplement à l’ouvrir un peu plus vers le monde moderne. Formé à l’école française, il n’a pas dû suivre les mêmes cours que ses collègues à moins que ses lunettes de soleil n’aient modifié sa vision pour la rendre nocturne. Autant de contresens ne peuvent s’expliquer que par une meilleure communication du régime iranien, ou plutôt par une lacune des services d’information israéliens. Lire ou écouter le texte sur radio JERUSALEMPLUS en cliquant sur le titre de l'article en rouge : http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4920&Itemid=218 http://www.aschkel.info/article-billet-d-humeur-drole-d-anniversaire-iranien-par-jacques-benillouche-52277536.html

lundi 14 juin 2010

IMPLICATION DES ISLAMISTES MAGHREBINS A GAZA

IMPLICATION DES ISLAMISTES MAGHREBINS A GAZA Par Jacques BENILLOUCHE La flottille de Gaza a mis en évidence un aspect sournois de l’activisme maghrébin dans le conflit israélien. Le Maghreb est certes périodiquement soumis à des secousses orchestrées par les maitres d’œuvre islamistes qui utilisent le terreau palestinien pour défendre leurs revendications. Les régimes, pourtant autoritaires, n’arrivent pas à éradiquer la progression d’une déferlante, s’appuyant sur le mécontentement populaire, qui se répand en donnant l’illusion d’un mouvement démocratique. L’épopée de la flottille de Gaza a démontré que des militants maghrébins tentaient d’internationaliser leur action en prenant parti pour le Hamas afin d’occuper l’espace médiatique. Après l’arraisonnement des six bateaux déroutés vers le port d’Ashdod, les israéliens ont décortiqué l’état-civil des militants débarqués. De nombreux élus originaires d’Afrique du nord, faisant parti de l’opposition à la politique de leur pays, figuraient parmi les membres de la « mission humanitaire ». Ainsi, 32 algériens et 7 marocains ont participé à l’expédition dans le but de rappeler leur existence politique puisqu’ils sont muselés et poursuivis dans leur propre pays. En s’impliquant radicalement dans le conflit israélo-palestinien, ils cherchaient à éclairer particulièrement leur propre combat. Régimes autoritaires Les tunisiens, dont le gouvernement est le seul à agir efficacement contre ceux qui prétendent viser l’Etat d’Israël alors qu’ils veulent détruire le régime, sont discrets par obligation. Le soutien aux palestiniens est un leurre mis en place par les islamistes pour s’attaquer en fait aux fondements des régimes autoritaires. Mais les gouvernements du Maghreb hésitent à ferrailler avec ces extrémistes de peur d’être assimilés à des alliés potentiels des israéliens et des « impérialistes » américains. Les attentats en Algérie confirment la stratégie d’El Qaeda tendant à ensanglanter le Maghreb grâce au terrain de prédilection que représentent les régimes chancelants. La place de Bouteflika, malade et en fin de règne est convoitée et ces militants savent que seuls le désordre et la peur peuvent engendrer un retournement de situation. Deux gendarmes et deux civils, dont un chinois, ont trouvé la mort le 11 juin dans un attentat en Kabylie tandis que cinq islamistes armés ont été tués au cours d'une opération des forces de sécurité algériennes. Le problème est similaire au Maroc qui considère les islamistes comme le plus grand danger pour le pays et qui a décidé de les éradiquer par la force. Israël vient d’annoncer que les femmes agissaient à présent au premier plan puisque sept d’entre elles figuraient parmi les militants de la flottille. Messar Nedjma Soltani, épouse du président du MSP algérien (Mouvement de la Société pour la Paix) émanation des Frères Musulmans, était aux côtés de Kenza Isnasni, la marocaine qui a perdu sa famille dans un crime raciste en Belgique en 2002. Trois quotidiens algériens arabophones Djazaïr News, Echourouk et El-Khabar ont dépêché leurs reporters sur les navires du convoi humanitaire et leur nombre élevé atteste de la volonté de médiatiser l’événement. Elus islamistes Un député marocain islamiste du PJD (Parti de la Justice et du Développement) était du voyage en même temps que des membres d’une association activiste El-Adl Walishane. Lors des dernières élections au Maroc, le Monarque avait choisi le moindre mal en mettant en avant le PJD parce qu’il représentait, selon lui, le meilleur rempart contre le Djihad islamiste radical qui organisait les attentats à travers tout son Royaume. Mais les islamistes du PJD ont réussi à s’infiltrer dans les rouages démocratiques et cherchent, par des actions d’éclat, à apparaître comme les défenseurs du peuple arabe. Ils se prétendent modérés alors que leur action volontairement modeste et discrète prône les vertus de l’intégrisme des lois islamiques. Grâce au relais des multiples associations arabes internationales, ils utilisent à présent des actions à forte résonnance médiatique pour diffuser la bonne parole. Les algériens se sont impliqués en déléguant sur la flottille le fils d’un responsable des Frères Musulmans algérien, Abderrazak Mokri. Des imams, des militants actifs agissant sous la couverture d’associations de bienfaisance et des parlementaires magrébins élus sous l’étiquette islamiste, à l’instar du député marocain Abdelkader Amar, avaient d’autres préoccupations que de lutter contre le blocus de Gaza. Les motivations des activistes nord-africains sont multiples. Il s’agit pour eux d’occuper le devant de la scène alors qu’ils sont poursuivis, menacés et réprimés dans leur pays sans pouvoir défendre leurs thèses politiques. Leur participation à Gaza relève d’une opération de communication au profit de leur organisation plutôt que de solidarité à l’égard des palestiniens. La lumière médiatique obtenue a aussi pour but de masquer leurs propres dissensions au sein de leur organisation et la menace permanente qu’ils subissent de la part de leur gouvernement. Expulsés d’Israël via Amman, ils ont tous été reçus en héros dans leur pays. Le président algérien Bouteflika, qui combat pourtant de manière brutale ces extrémistes, s’était trouvé contraint de dépêcher un avion spécial pour les rapatrier afin de ne pas être en butte aux critiques dans son pays. Alors que le Maroc et la Tunisie cherchent à multiplier les échanges humains avec Israël, les implications d’islamistes nord-africains dans le conflit palestinien est une nouvelle donne qui risque d’envenimer une situation déjà mal en point et difficile à se normaliser. En dévoilant le pédigrée des participants à l’épopée de Gaza, Israël a cherché à prouver que le soutien au Hamas représentait un alibi pour tous ceux qui défendent, d’abord et avant tout, le développement de leur idéologie dans leur pays. Le blocus de Gaza comptait moins que la publicité obtenue au profit de leur mouvement. Comme l’Histoire l’a déjà démontré, le problème palestinien est toujours utilisé comme alibi par les pays arabes pour régler leurs propres problèmes. L’idéal de la flottille semble avoir été perverti par ceux qui s’en servent pour une cause qui est très éloignée du combat des palestiniens. Ecoutez le texte sur radio JERUSALEMPLUS en cliquant sur le titre de l'article en rouge : http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4911&Itemid=218 http://www.aschkel.info/article-implication-des-islamistes-maghrebins-a-gaza-jacques-benillouche-52232973.html

jeudi 10 juin 2010

VIDEO : BOURGUIBA VISIONNAIRE EN 1973

Dans une interview à la télévision française en 1973, Habib Bourguiba, le président tunisien, se montre très visionnaire sur la Palestine video

mercredi 9 juin 2010

ISRAEL SCEPTIQUE SUR LES SANCTIONS CONTRE L’IRAN

ISRAEL SCEPTIQUE SUR LES SANCTIONS CONTRE L’IRAN Par Jacques BENILLOUCHE Israël entre dans la dernière ligne droite. Estimant avoir suffisamment patienté, il attend qu’on le persuade d’avoir eu raison de faire confiance aux pays occidentaux qui le pressaient de ne pas recourir à la force contre les bases nucléaires iraniennes. Le Conseil de sécurité de l'ONU a infligé des sanctions à l’Iran pour la quatrième fois depuis 2006, pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Le fait que les cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), auxquels s’est jointe l’Allemagne, ait voté à l’unisson, est vu comme une tentative psychologique prouvant le consensus entre les pays occidentaux.
Résolution light
Israël estime que ce résultat a été obtenu grâce à une résolution très « light » évitant le véto de la Chine ou de la Russie mais il doute de la force de dissuasion de ces sanctions puisque trois résolutions sur le même thème ont déjà été votées sans résultat apparent. Il aurait souhaité plutôt des actions concrètes plus contraignantes. Le nouveau texte se borne à interdire à l’Iran d’investir dans des sociétés aux activités sensibles, mines d’uranium en particulier, mais l’utilisation de sociétés écran contournerait cette interdiction. Les navires iraniens pourront être inspectés en haute mer mais beaucoup de pavillons de complaisance réduiraient l’effet de contrôles limités. L’interdiction faite à l’Iran de se doter d’armement lourd ne sera efficace que si la Corée du nord s’abstenait d’aider son allié préoccupé à remplacer un matériel obsolète datant de l’ère du Shah. « L’axe du mal », cher à George Bush, reste encore très solidaire surtout quand il s’agit de terroriser les pays occidentaux attachés au maintien d’une paix précaire. Les restrictions économiques peuvent avoir certes un certain effet puisqu’elles risquent de freiner l’achat à l’étranger d’équipements civils utilisables par les industries militaires. Des banques iraniennes seront boycottées et de nombreux avoirs gelés tandis que des personnalités du monde industriel et scientifique seront interdites de séjour en occident.
Gardiens de la Révolution
Ces sanctions gêneront certainement les Gardiens de la Révolution représentant les éléments les plus entrainés, les plus inconditionnels, les plus dogmatiques, les plus nationalistes et les plus loyaux envers le régime. Cette entité indépendante de l’armée régulière, dotée d’un budget propre, comprend 125.000 hommes répartis en quatre corps incluant quatre divisions armées et six divisions d’infanterie. Les hautes autorités de l’Etat s’appuient sur cette colonne vertébrale du régime comme naguère les nazis avec leur division S.S. Les américains ont compris qu’ils devaient traquer leurs comptes bancaires occidentaux pour les empêcher de s’approvisionner en moyens militaires de haute technologie. Ces sanctions pourraient porter un coup à leur approvisionnement. Un grand scepticisme accompagne ce vote par l’ONU de sanctions à efficacité limitée. Elles ne découragent pas pour autant l’ardeur d’Ahmadinejad qui use comme d’habitude de propos provocateurs : « J’ai déjà dit que l’administration américaine et ses alliés se trompent s’ils pensent qu’ils peuvent brandir le bâton d’une résolution ». Les israéliens estiment que cet accord, tel qu’il est voté, ne permet ni de dissiper les inquiétudes sur le programme nucléaire de l'Iran, ni d’en suspendre son évolution. Ils pensent que la République islamique iranienne poursuivra ses efforts de se doter de la bombe atomique. Ils auront à présent la lourde tâche de trancher. Ecoutez le texte sur Radio JERUSALEMPLUS en cliquant sur le titre de l'article en rouge : http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=4876&Itemid=218 http://www.aschkel.info/article-israel-sceptique-sur-les-sanctions-contre-l-iran-par-jacques-benillouche-51986126.html

mardi 1 juin 2010

SLATE - QUESTIONS SUR UN FIASCO MILITAIRE

QUESTIONS SUR UN FIASCO MILITAIRE par Jacques BENILLOUCHE Slate.fr Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devra répondre à toutes les questions sur les imperfections d'une opération qui a été bâclée, donc ratée, avec toutes les conséquences diplomatiques et militaires qui vont en découler. Les dirigeants militaires et politiques qui ont décidé en son absence de lancer l'opération contre la «flottille de la paix» vont devoir notamment s'expliquer et se justifier sur une opération qui s'est conclu par la mort de plusieurs personnes à bord d'un des six navires, le Mavi Marmara. Car vu d'Israël, ce fiasco est une nouvelle illustration de l'impréparation de son armée. L'action militaire du lundi 31 mai laisse de nombreuses ombres sur plusieurs aspects techniques de l'intervention. Selon les informations de source militaire, il semble désormais que les membres du commando n'ont pas été suffisamment préparés à une éventuelle violence de la part des activistes embarqués sur les bateaux humanitaires qui ont cherché à briser le blocus de Gaza..... Lire la suite sur Slate.fr en cliquant sur le titre de l'article en rouge http://www.slate.fr/story/22319/%C2%ABflottille-de-la-paix%C2%BB-questions-sur-un-fiasco-militaire video