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ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE

jeudi 29 avril 2010

BILLET D'HUMEUR : LES POULES D'UKRAINE

Par Jacques BENILLOUCHE La vidéo qui circule sur le net prouve que les poules sont fécondes en Ukraine et qu’il y a même surproduction d’œufs dans ce pays. L’ouverture de parapluies dans l’enceinte du Parlement ukrainien pouvait faire croire que le plafond avait cédé ou qu’une fuite d’eau n’avait pu être réparée à temps. En fait, les gardes du corps du président de la séance, Volodimir Litvine, utilisaient l’outil des jours de pluie pour esquiver tous les projectiles qui étaient lancés depuis l’hémicycle : des œufs, des coups et des bombes lacrymogènes. On se croyait au dernier jour de classe lorsque nos maitres du primaire permettaient les débordements pour fêter le début des vacances. Les ukrainiens ont eu droit à un spectacle désolant de démocratie, digne d’une colonie de vacances mal contrôlée, tandis que le président du parlement, imperturbable dans sa fonction, continuait à présider sa séance sous les lancers d’œufs et sous les huées mais à l’abri des parapluies. Il ne manquait pas d’hommes ni de policiers, mais de serviettes et de torchons pour essuyer les jaunes d’œufs sur les costumes. Devant cet exemple lamentable, la Knesset devrait cependant voter d’urgence un budget pour des parapluies et toutes sortes de tissus de nettoyage s’il venait à l’idée des israéliens de se débarrasser des surplus agricoles. A vrai dire, en utilisant ces produits, cela aurait permis d’éviter aux membres du service d’ordre de faire descendre de la tribune, par la force, le député arabe Ahmed Tibi qui avait dépassé son temps de parole. Les œufs ont parfois du bon. Les raisons de la colère des parlementaires ukrainiens découlent des dernières élections qui avaient vu s’affronter Viktor Ianoukovitch, pro-russe, et Loulia Timochenko, dite la Princesse, pro-occidentale. L’Ukraine, pays plus étendu que la France et l’un des plus grands d’Europe, vit une situation politique très compliquée car il est virtuellement coupé en deux entités totalement opposées. L’occidentale lorgne vers l’ouest, se vante d’avoir son Eglise rattachée à Rome, défend sa langue, l’ukrainien, et vit sous le rêve américain. L’orientale qui ne parle que le russe, affiliée au Patriarcat orthodoxe, est indéfectiblement attachée aux liens historiques avec la Russie. Les députés ont eu à se prononcer sur le prolongement du bail d'une base navale russe sur le territoire ukrainien. Les opposants, qui estimaient que l'accord renforçait la mainmise de la Russie en Ukraine, n’ont pas réussi à s’opposer à ce projet considéré par Loulia Timochenko comme « une page noire dans l'histoire de notre gouvernement ». Cependant, leur comportement inadmissible face aux caméras du monde entier tend à démontrer que les anciens satellites de l’URSS ont encore beaucoup de mal à se défaire de leurs instincts guerriers en politique. La démocratie ukrainienne ne sort pas grandie de cette bataille d’œufs qui a seulement eu l’avantage de mettre à contribution les poulaillers du pays.

mardi 13 avril 2010

CRITIQUE : LE RECIT IMPOSSIBLE de Jérôme BOURDON

Le « récit impossible » est une étude très détaillée de l’influence des médias sur le conflit israélo-arabe. Le lecteur décèle, au long des pages, à la fois la touche de l’historien et celle du sociologue qui cherche à expliquer et à justifier plutôt qu’à prendre position. L’auteur n’a pas voulu d’un texte technique mais d’un ouvrage didactique sous forme de survol de l’histoire de l’Etat juif à travers la façon dont sont rapportés les évènements dramatiques. L’affaire Al-Dura est abordée en premier chapitre pour illustrer la responsabilité des médias dans l’exposé des faits et les risques encourus lorsqu’ils ne sont pas tangibles. Al-Dura est le nom du jeune palestinien tué en 2000 dont les images contestées ont été reprises par France-2. A ce sujet, l’auteur met en évidence le dilemme de tout journaliste israélien ou juif qui, parce qu’il fait parti de la « famille », est enclin à défendre Israël mais qui perd de sa crédibilité lorsqu’il ne devient plus critique. La presse a connu, vis-à-vis d’Israël, un avant et un après 1967. L’auteur date de la Guerre des Six-jours le changement de la politique éditoriale de la plupart des journaux occidentaux. Après avoir enflammé les passions, la guerre a amené des institutions comme le Monde à modifier leur positionnement à mille lieues de l’emphase de l’éditorial du 16 mai 1948 : « Le nouvel Etat d’Israël a été conçu de sueur, de sang et de larmes. Autant que les exploits des combattants de la Haganah ou des exaltés de l’Irgoun, la souffrance des six millions d’israélites immolés par le nazisme a concouru à lui donner le jour ». La guerre de 1967 a transformé les arabes de Palestine en Palestiniens tandis que les correspondants de presse locaux, tous juifs, ont été remplacés par des envoyés spéciaux issus de la mouvance de la gauche radicale. Il n’y a alors qu’un pas, franchi allègrement, pour qualifier dorénavant les journalistes de militants, parfois en conflit avec leur rédaction en chef à l’étranger. Jérôme Bourdon survole l’Histoire de l’Etat d’Israël tout en faisant œuvre d’explorateur des thèses contradictoires qui émaillent l’évolution des idées. Mais il n’arrive pas à faire un parallèle judicieux entre les publications des deux camps car la presse palestinienne est encore en état de balbutiements. Cependant, il permet d’approfondir les deux Intifada en ne se bornant pas aux médias français mais à toute la presse européenne et anglo-saxonne. Il explique aussi, par des faits et des exemples, la lente évolution dans la presse d’un antisionisme virant progressivement vers un antisémitisme exacerbé. Mais il démontre comment cette évolution a entrainé de fait une islamophobie justifiant comment des journalistes étiquetés viscéralement à gauche ont basculé « brutalement du soutien aux palestiniens à une condamnation sans nuance ». Le lecteur trouvera dans cet ouvrage, dont l’approche reste très objective, les clefs du conflit israélo-arabe à travers les relations de la presse mondiale avec le monde politique. Mais il sera inquiété par le paradoxe soulevé par Jérôme Bourdon expliquant « qu’alors que bien des médias croient qu’avec une fonction de veille ils luttent pour la paix, ils produisent souvent l’inverse ». Il laisse à entendre que les médias n’existent plus uniquement pour informer mais pour prendre part aux querelles idéologiques. La frontière entre le militant et le journaliste devient donc, selon lui, floue. De toutes ces démonstrations, le malaise des journalistes se battant toujours pour prouver leur objectivité prédomine la relation entre le politique et les médias. Entendre la critique sur Radio Jérusalemplus ou cliquer sur le titre de l'article http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=3568&Itemid=220&mosmsg=

mercredi 7 avril 2010

SLATE - L'ARMEE IRANIENNE

L'ARMEE IRANIENNE : PUISSANCE OU TIGRE DE PAPIER ________________________________________________ Les Israéliens ont fait l'inventaire des moyens dont dispose Téhéran. A l'heure où Tsahal envisage une option militaire si aucune majorité internationale ne se dégage pour voter des sanctions contraignantes contre l'Iran et son programme d'armement nucléaire, les Israéliens font l'inventaire des moyens dont dispose Téhéran pour se défendre. Plusieurs années après la guerre destructrice Iran-Irak, les experts israéliens se penchent sur l'état et le volume de l'armement mis à la disposition des militaires iraniens. Les conditions matérielles de l'ennemi sont décortiquées dans les sous-sols de la Kyria, le Pentagone israélien, pour définir la stratégie à suivre afin de neutraliser les forces nucléaires iraniennes. L'impression générale qui se dégage de cette analyse démontre que, malgré les rodomontades d'Ahmadinejad, l'armée iranienne n'a pas encore acquis les moyens de sa politique offensive. Elle reste une armée de fantassins prête à défendre ses frontières ou à envahir ses voisins plutôt qu'une armée dotée d'une technologie de pointe. L'embargo, qui rend sceptique plus d'un observateur, aurait cependant contribué à freiner la modernisation de troupes qui ont perdu 40% de leur arsenal durant la guerre avec l'Irak et qui restent dotées, encore aujourd'hui, d'un matériel qui a subi l'usure du temps. Lire la suite sur le site slate.fr : http://www.slate.fr/story/19525/iran-armee-attaque-israel-gardiens-revolution-capacites-nucleaire

mardi 6 avril 2010

LES DRUZES EN ISRAEL




LES MINORITES EN ISRAEL

1. LES DRUZES
          La compréhension du conflit israélo-palestinien passe par la connaissance des populations qui composent l’Etat d’Israël. Les minorités sont importantes et jouent souvent un rôle primordial au sein de la communauté israélienne. Nous commencerons cette enquête par l’une des minorités musulmanes.
Les Druzes, professant une religion musulmane hétérodoxe, sont installés au sud du Liban (350.000), au sud de la Syrie (700.000) dans le djebel Druze et au nord d’Israël en Galilée (120.000). Leur religion, fondée sur l’initiation philosophique, est considérée comme une branche ismaélienne du courant musulman du chiisme. Mais cette secte, ayant abandonné certains préceptes islamiques, s’est transformée en religion à part en se distinguant des autres musulmans avec lesquels les relations sont souvent houleuses. Leur doctrine est dérivée de l’ismaélisme et constitue une synthèse du mysticisme musulman et de la pensée coranique. Courant monothéiste par excellence, il insiste sur l’unité absolue de Dieu.
                          Religion discrète

La religion, qui ne comporte ni liturgie et ni lieux de culte, reste très secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation. Cette discrétion était imposée en raison des persécutions qu’on subies les membres de cette communauté de la part des autres musulmans et même des chrétiens. De simples locaux abritent les lieux de prière, sans minaret, sans fioritures ni décorations murales pour ne pas attirer l’attention. Il n’existe aucune hiérarchie religieuse parmi les imams. Les Druzes, rejetant la Charia et les obligations rituelles qui en découlent comme le jeun du ramadan, sont devenus suspects à la fois aux yeux des chiites que des sunnites. Bien que ces petites communautés soient disséminées autour de plusieurs frontières, elles représentent une société écoutée par les gouvernements dont ils dépendent. Leur propension à la révolte et leur esprit d’indépendance leur permet de constituer un groupe de pression efficace.....


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http://www.slate.fr/story/19157/druzes-israel