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mardi 16 novembre 2010

BILLET D’HUMEUR : LA GUERRE DE L’EAU

BILLET D’HUMEUR : LA GUERRE DE L’EAU


Par Jacques BENILLOUCHE

Usine de dessalement de l'au de mer à Hadera (Israël)
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La sècheresse sévit en Israël et dans les régions avoisinantes. En plein mois de novembre, le climat ressemble à celui d’un printemps chaud. Les conséquences sont dramatiques puisque le seul réservoir d’eau du pays, le lac de Tibériade, a déjà perdu 40cms de hauteur alors qu’il flirtait avec sa limite inférieure. La pêche y sera d’ailleurs interdite pour deux ans pour permettre une reproduction des poissons. L’Afrique connait les mêmes souffrances qui accentuent la famine et la maladie.

Au même moment, la France subit des précipitations importantes avec des inondations dans plusieurs régions. La Belgique n’est pas épargnée et quelques personnes ont payé de leur vie la colère du ciel.

Mais une question naïve me taraude : n’est-il pas possible de récupérer toutes ces eaux qui finissent par se diluer dans les océans afin d’aider des pays qui en feraient bon usage ? Pourtant, les occidentaux ont été capables de construire des pipelines pour le gaz et le pétrole qui défient les problèmes techniques.

Le 28 Décembre, Vladimir Poutine a officiellement inauguré le nouveau gazoduc Sibérie orientale-Océan Pacifique (ESPO), le plus cher et l'un des projets les plus importants dans le secteur énergétique russe. L'ESPO reliera Tayshet, dans la région de l'Irkoutsk, avec le port Kozmino sur l'océan Pacifique soit une longueur totale de 4.857 kms avec une capacité de 80 millions de tonnes.

Un oléoduc pétrolier relie Doba, au sud-ouest du Tchad, à Kribi au Cameroun sur une distance de 1.000kms. Un autre qui a été commencé en 2002 va de Bakou en Russie à Ceyhan en Turquie sur une longueur de 1.762 kms.

On pourrait donner d’autres exemples qui prouvent que la construction de pipelines est devenue une technique répandue mais les pays occidentaux se refusent à construire les moyens de transporter l’eau, symbole de la vie et de l’éclosion de la nature. Le partage de l’eau serait un moyen de pacifier des régions entières et d’empêcher des guerres parce que les paysans sont attachés à leurs terres. Il permettrait à des pays pauvres de développer des ressources nouvelles pour éviter que leurs populations s’exilent en Europe et gonflent les régiments des sans-papiers.

Ces pipelines d’eau transporteront la vie sans pour autant attenter à l’environnement comme le font ceux du pétrole. En effet, de par sa densité énergétique et sa forme liquide, le pétrole est à l’origine de catastrophe écologiques dont on ne parle pas pour éviter que les populations ne se rebellent contre le passage sur leur sol de gros tuyaux polluants.

Alors, comme rien n’est fait pour pallier le manque d’eau, il ne reste plus qu’à prier le Ciel pour que la pluie revienne dans notre région. Cette sècheresse aura eu au moins un aspect positif, la victoire de l’œcuménisme qui s’insère comme un pas vers la paix. Des juifs, des musulmans et des chrétiens, des palestiniens et des habitants des implantations du Goush Etzion, au sud de Bethléem, se sont réunis près du village d’Al-Walajah, le 11 novembre, pour une prière commune, afin que la pluie tombe sur la Terre sainte, en proie à la sécheresse. Ces deux peuples ressemblent aux familles déchirées qui se ressoudent lorsque le malheur frappe à la porte.

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http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=6401&Itemid=218














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