ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - CLIQUER L'IMAGE

ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE

dimanche 29 août 2010

BILLET D’HUMEUR : L’OMBRE DE D.S.K SUR LA ROCHELLE



BILLET D’HUMEUR : L’OMBRE DE D.S.K SUR LA ROCHELLE
Par Jacques BENILLOUCHE

Les israéliens s’intéressent peu à la politique française car ils la comprennent mal. Mais une fois n’est pas coutume, la réunion des socialistes attire la curiosité des commentateurs car il est surtout question d’une personnalité discrète. Le grand absent des journées d’été des socialistes à la Rochelle a été indubitablement Dominique Strauss-Kahn. Tous les débats tournaient autour de son éventuelle candidature à la fonction suprême française alors qu’il garde toujours le silence et qu’il ne porte aucun jugement, ni sur la politique française et ni, à fortiori, sur le président Nicolas Sarkozy.

                    Unanimité
Les socialistes se remettent à rêver alors qu’ils n’ont plus gagné d’élections présidentielles depuis 1995. L’objet de leur espoir est insaisissable mais ils vont tout faire pour le contraindre à se prononcer dans le sens qu’ils espèrent car il reste le seul homme qui pourra rassembler sur son nom toute la gauche, et une partie du centre, pour battre la droite.


Tous les experts politiques sont unanimes à louer sa compétence économique, sa dignité dans le commentaire, sa sobriété dans ses explications et sa modestie dans sa fonction. Les sondages sont au firmament au point de le considérer déjà comme le grand vainqueur de l’élection présidentielle de 2012. Mais ils doivent se méfier des sondages qui sont trompeurs et qui peuvent être manipulés justement pour contraindre l’électeur à voter autrement. Edouard Balladur était élu sur le papier, Lionel Jospin puis Ségolène Royal caracolaient dans les sondages. Les trois ont mordu la poussière.
La question ouverte concerne l’intérêt que D.S.K aurait à briguer un poste convoité, soumis cependant aux aléas de l’humeur versatile des français. Il a déjà les honneurs des Grands du monde qui le respectent à l’instar d’un demi-dieu parce qu’il distribue l’argent abondamment. Il serait certainement réélu au FMI pour un autre mandat de cinq ans jusqu’en 2017, rémunéré à un demi-million de dollars net d’impôts alors que le salaire d’un président français atteint à peine 228.000 euros imposables. Certes l’argent, qui est l’étalon de la réussite, n’est pas le moteur essentiel d’une carrière, surtout à ce niveau élevé du pouvoir.

                    Le goût du pouvoir
Le président français gère un pays de 60 millions d’individus toujours insatisfaits alors que DSK gouverne le monde entier, fréquente d’égal à égal les chefs d’Etat qui lui sont souvent redevables, côtoie les sommités internationales, est respecté et craint à la fois, et tient entre ses mains le sort de millions d’individus qui le vénèrent parce qu’il a les moyens de les sortir de la guigne économique.

DSK aurait à prendre les rênes d’un pays ingouvernable, dont les administrés vouent rapidement aux gémonies le président qu’ils ont choisi librement, qui réclament la part du grand fromage alors que le pays est en faillite, qui n’acceptent que les sacrifices des autres, qui résistent à tout sentiment de solidarité et enfin, qui critiquent tout ce que le président et son gouvernement décident en leur nom.

Par ailleurs, les origines de DSK et de sa femme Anne Sinclair, née Schwartz, peuvent être un handicap. En se réclamant fortement de leur identité juive, ils risquent de susciter des sentiments antisémites de la part de compatriotes qui vouent à l’islam une passion immodérée ou de ceux qui partagent encore les idéaux racistes d’extrême-droite. DSK sera toujours accusé d’être responsable de la scission du peuple de France et des éventuels troubles intercommunautaires.

Les israéliens seraient fiers de le voir aux commandes de la France à cause du symbole qu’il représente pour le monde juif mais ils savent par avance qu’ils n’en tireront aucun profit. Toute décision controversée serait considérée comme une manifestation complaisante à l’égard de la politique israélienne. Ils craignent donc une inertie d’un président qui ne souhaiterait pas être taxé de favoritisme à l’égard de l’Etat juif. Alors, ils le préfèrent à Washington où il constitue un parfait tandem avec le président de la Banque d’Israël Stanley Fisher, ancien directeur adjoint du FMI, homme-clé de la réussite de l’économie israélienne.

Ecoutez le texte radiodiffusé en cliquant sur le titre en rouge de l'article.

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5620&Itemid=218

ou bien écoutez les divagations d'une jeune talent....tueuse

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20DSK

Aucun commentaire: